L'Etat moderne s'est construit sur le fait qu'il nous donne la sécurité en échange de notre obéissance.
Les yeux sont les miroirs du corps, ils en disent beaucoup plus long sur l'état de nos viscères que sur celui de notre âme ou de notre esprit.
Dieu aime ceux qui s'aiment. Il ne peut être l'ennemi de notre amour puisque c'est Lui qui l'a mis dans nos coeurs.
L'espérance est un aliment de notre âme, toujours mêlé du poison de la crainte.
Fuyez vos ennemis et suivez votre époux. Libres dans nos malheurs, puisque le ciel l'ordonne, Le don de notre foi ne dépend de personne.
Donner des conseils n'est quelquefois que faire étalage de notre sagesse aux dépends des autres.
En vertu de quoi devons-nous traîner, tout au long de notre vie d'adulte, le souvenir marqué au fer rouge de nos premiers balbutiements ?
Le progrès de la connaissance se résume peut-être en une meilleure compréhension de notre ignorance.
Lorsque notre bonheur nous vient de la vertu, la gaieté vient bientôt de notre caractère.
Amour, humanité, mariage, idéal ; autant de mots pour cacher la révulsante hypocrisie de notre condition, autant de mots pour mieux se leurrer sur le bien-fondé de nos convictions.
C'est raison qu'on fasse grande différence entre les fautes qui viennent de notre faiblesse, et celles qui viennent de notre malice.
La poésie est naturelle. Elle est l'eau de notre seconde soif.
Rien n'est bon ou mauvais en soi, tout dépend de notre pensée.
Nous n'aurons pas trop de notre vie entière pour remercier le Christ d'avoir remplacé la vengeance par la grâce, le pardon et l'amour.
Punir est devenu un cas particulier de notre devoir général de prendre acte de la responsabilité individuelle dans une société de liberté.
La voiture est la grande soupape de sûreté des frustrations sociales de notre époque.
Dans nos joies les plus expansives, gardons toujours au fond de notre âme un coin triste. C'est notre refuge, en cas d'alarme subite.
Que de fois nous mourons de notre peur de mourir.
O misère de nous ! Notre vie est si vaine qu'elle n'est qu'un reflet de notre mémoire.
Nous passons le plus beau de notre vie à compter sur ce qui est à venir.
La vie n'est possible que par les déficiences de notre imagination et de notre mémoire.
Le seuil du temple de la sagesse est la connaissance de notre propre ignorance.
Mieux vaut l'orge de notre pays que le blé d'autrui.
"Après vous" : cette formule de politesse devrait être la plus belle définition de notre civilisation.
La montée du chômage prouve paradoxalement la bonne santé de notre démographie.
Tous les hommes ont un secret attrait pour les ruines. Ce sentiment tient à la fragilité de notre nature, à une conformité secrète entre ces monuments détruits et la rapidité de notre existence.
Une des grandes escroqueries de notre époque, c'est d'avoir fait croire à l'homme de la rue qu'il avait quelque chose à dire.
Les mots sont une vie indépendante de notre raison. Jouer avec eux nous révèle un monde étrange qui pourtant est le nôtre.
Une partie importante de l'histoire de notre Constitution est l'histoire de l'extension des droits constitutionnels à des personnes autrefois ignorées ou exclues.
Nous recevons tous au berceau les croyances de notre tribu en tatouage ; la marque peut sembler superficielle, elle est indélébile.
Même si notre sexe influe sur notre façon d'agir, il n'est pas pour autant le seul élément constitutif de notre comportement.
Ce qui pour nous fait le bonheur ou le malheur de notre vie, constitue pour tout autre un fait presque imperceptible.
Le principal usage que nous faisons de notre amour de la vérité est de nous persuader que ce que nous aimons est vrai.
Alors quand un grand homme meurt pour des années au-delà de notre ken La lumière qu'il laisse derrière lui se trouve sur les chemins des hommes.
Quand bien nous pourrions être savants du savoir d'autrui, au moins sages ne pouvons-nous être que de notre propre sagesse.
Une partie de l'art de vivre dépend de notre capacité à combattre notre impuissance.
La capote, c'est le soulier de vair de notre génération. On l'enfile quand on rencontre une inconnue, on danse toute la nuit, et puis on la balance.
Au Moyen Âge se met véritablement en place l'élément fondamental de notre identité collective qu'est le christianisme.
Nous ne sommes pas sur cette terre pour filtrer des boissons et faire cuire des aliments, mais pour contribuer au perfectionnement de notre âme.
La pire maladie de notre temps, c'est que tant de personnes doivent souffrir de n'être jamais aimées.
La flatterie n'a tant de charmes que parce qu'elle nous paraît confirmer le jugement de notre amour-propre.
L'éducation, résolument orientée vers la paix, doit être au coeur de notre action.
Les sectes sont des clignotants qui signalent un défaut dans les circuits de notre civilisation matérialiste.
Le véritable metteur en scène de notre vie est le hasard.
C'est notre devoir d'agir non seulement en vue de notre bien, mais aussi pour celui de nos descendants.
Puisque nous disons de notre épouse légitime qu'elle est notre moitié, nous devrions avoir le droit de nous marier deux fois pour savoir au moins ce qu'est une femme entière.
Nos actions sont comme nos enfants, qui vivent et agissent en dehors de notre propre volonté.
Nous nous plaignons de notre ignorance, mais c'est elle qui fait presque tout le bien du monde : ne prévoir pas, fait que nous nous engageons.
L'écoute reste la grande oubliée de notre société moderne en pleine révolution des communications.
L'érudition est une fuite loin de notre propre vie que nous n'avons pas le courage de regarder en face.