Celui qui possède femme et enfants a donné des otages à la fortune ; car ce sont des obstacles aux grandes entreprises.
Contrairement à l'idée communément répandue, nous ne naissons pas libres. L'existence est un long parcours pour acquérir la liberté. Celui qui a réussi sa vie est celui qui meurt affranchi.
Celui qui ne freine pas à la vue d'une voiture de police est probablement déjà à l'arrêt.
Heureux celui qui ne s'attache qu'à l'essentiel; sa vie se déroule dans la sérénité.
Quel que soit celle ou celui que vous éliriez, en dehors de moi, de toute façon, il vous entubera.
Le meilleur prophète est celui qui devine juste.
Le pouvoir d'un État, quel qu'il soit, repose sur la coopération du peuple. Si celui-ci refuse d'obéir, le pouvoir s'effondre.
Un parvenu est l'homme qui est à la place où celui qui l'appelle ainsi n'est pas encore arrivé.
Il n'y a pas homme plus courageux au monde que celui qui réussit à s'arrêter après la première cacahuète !
Pour celui dont le temps est passé, l'or jaune perd sa couleur ; pour celui dont le temps est venu, le fer même a de l'éclat.
Le mal serait le problème limite de la philosophie, celui par lequel elle s'expose.
La solitude est l'aphrodisiaque de l'esprit, comme la conversation celui de l'intelligence.
Etre amoureux, c'est voir dans celui ou dans celle qui vous aime ce qu'on y souhaite, et non pas ce qu'on y trouve.
Dans la lutte pour la vie, Celui qui est à bout de souffle, A bout d'arguments, A bout de tout, N'est heureusement et par contre Pas au bout de ses peines.
Seul celui qui aime a le droit de blâmer, de corriger.
Celui qui naît, hurle ; celui qui meurt se tait.
J'ai joué pendant longtemps et, maintenant, j'ai 56 ans. Je ne suis plus celui qui séduit les filles. Enfin, je ne devrais plus l'être.
À quoi sert la vie si on ne peut plus voir celui qu'on aime ? À quoi bon avoir des mains si on ne peut plus caresser, si on ne peut plus le serrer dans ses bras ? Si son parfum n'est plus dans l'air, à quoi bon même respirer ?
En fait d'amour, toute l'importance est dans les commencements. Le monde sait bien que celui qui fait un pas en fera davantage ; il ne s'agit donc que de bien faire le premier pas.
Le meilleur médecin est celui qui, connaissant nos passions, sait les flatter quand il ne peut les guérir.
On appartient au monde qu'on a fait, pas à celui d'où l'on vient.
Le suicide est un assassinat, car celui qui se tue, tue un homme - et c'est un crime.
Celui qui est un génie mais qui ne le sait pas n'en est sans doute pas un.
Celui qui s'avilit le plus dans le phénomène de la confidence, c'est précisément celui qui la reçoit.
Le créateur : celui qui a conquis le privilège de la vision. Il voit autrement, il discerne autre chose, il perçoit l'invisible.
La roue ignore qu'elle fait le paon, celui-ci ignorant qu'il fait la roue.
Nul ne voit jamais si clair aux affaires d'autrui que celui à qui elles touchent le plus.
Quelque étrange que la chose puisse paraître, nous devons considérer comme vrai que quiconque demande reçoit, et qu'on ouvre à celui qui frappe.
Le progrès n'a que l'âme de celui qui s'en sert.
Celui-là n'aime pas véritablement qui n'aime pas jusqu'aux défauts de l'être aimé.
Qui commet l'injustice est plus malheureux que celui qui la subit.
Toute destinée, si longue, si compliquée soit-elle, compte en réalité un seul moment : celui où l'homme sait une fois pour toute qui il est.
Heureux celui qui fut jeune en son jeune âge, heureux celui qui sut mûrir à temps.
La société est un mur. L'idéaliste, c'est celui qui cherche à y percer des fenêtres.
Quelque grand que soit le poste, celui qui le tient doit se montrer encore plus grand.
De l'assassinat d'un animal à celui d'un homme, il n'y a qu'un pas.
Celui qui aime, vole, court et se réjouit; il est libre et rien ne le retient.
Si l'humanité veut avoir un avenir à long terme, il faut que son horizon dépasse celui de la planète Terre. Il n'est pas possible que nous continuions à nous regarder le nombril et à miser sur une planète surpeuplée et de plus en plus polluée.
Le fou est celui qui perd son chemin sans pouvoir le retrouver.
Dans ces choses appelées guerres, on a toujours moins à se plaindre de ceux qu'on tue que de celui pour lequel on se fait tuer.
Il n'y a pas de péché sur la Terre pourvu que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L'homme ne peut pas commettre de péché capable d'épuiser l'amour infini de Dieu.
Celui qui ne peut supporter le mal, ne vivra pas pour voir le bien.
L'optimiste est celui qui croit que le mariage est moins onéreux que les fiançailles.
Etrange mot que la liberté, mot plus étrange que celui de la dignité de l'homme.
Celui qui a la force entre les mains a le monde à ses pieds.
Douze ans. C'est le bel âge, celui de la fabulation, des mythes et des rêves.
Poésie, esprit, deux faces d'un même don : celui de saisir des rapports échappant aux autres.
Tout est impondérable dans les régions spirituelles où s'aventure l'artiste, mais il y règne un ordre plus vrai que celui du contrôleur des poids et mesures.
Celui qui aime la littérature n'aime ni l'argent, ni les tableaux, ni les bibelots, ni le reste.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.