Le temps est, de tous les maîtres, celui que j'ai le premier éliminé de ma vie.
Le Christ sera toujours un problème pour celui qui pense.
Celui qui aime songe au rien qu'on lui refuse, quand on lui a déjà presque tout donné.
Ne sois pas pressé d'être en âge d'apitoyer. Conserve le plus longtemps celui d'être craint.
La beauté, comme les verres de contact, est dans les yeux de celui qui regarde.
Le monde estime peu celui qui paie peu.
J'avais l'impression d'avoir deux cerveaux dans le crâne, deux personnalités différentes dont l'une observait l'autre. Celui qui joue la pièce est complètement dans son rôle, avec tous les sentiments et la chaleur nécessaires, tandis que l'autre observe et guide.
Le maître véritable est celui qui, à travers son périple mental, s'est unifié le plus et le mieux.
Le meilleur des gouvernements n'est pas celui qui fait les hommes les plus heureux, mais celui qui fait le plus grand nombre d'heureux.
Il ne faut point que le courage de celui qui commande aux autres puisse être douteux.
Il y a deux mondes, celui des Maîtres et celui des esclaves. Les Maîtres sont inaccessibles et les esclaves s'entre-déchirent.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Celui qui n'espère aucun bien ne craint aucun mal.
L'homme qui relit et qui tient la plume pour se corriger est plus ou moins un autre homme que celui du premier jet. Il y a deux choses que l'expérience doit apprendre : la première, c'est qu'il faut beaucoup corriger ; la seconde, c'est qu'il ne faut pas trop corriger.
Une promesse donnée est une entrave à celui qui l'a faite.
Seul celui qui n'a pas besoin de la société est un bon compagnon.
C'est le comble de la folie que de se proposer la ruine des passions. Le beau projet que celui d'un dévot qui se tourmente comme un forcené pour ne rien désirer, ne rien aimer, ne rien sentir, et qui finirait par devenir un vrai monstre, s'il réussissait !
Ce n'est pas un vain propos, mais une vérité bien établie : celui qui accepte un conseil, n'est pas un sot.
Celui qui veut garder les instants n'est-il pas toujours aussi celui qui ne sait pas les vivre ?
Un jour qu'un homme avait insulté un sage, celui-ci demanda : « Si quelqu'un refuse d'accepter un présent, à qui ce présent appartiendra-t-il ? », « À celui qui l'a offert. », répondit l'homme. « Dans ce cas, je refuse d'accepter tes paroles offensantes.
Une des marques les plus assurées de la joie est, pour user d'un qualificatif aux résonances fâcheuses à bien des égards, son caractère totalitaire. Le régime de la joie est celui du tout ou rien : il n'est de joie que totale ou nulle.
A celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n'est pas pour nous ce qu'il est pour lui.
L'horizon était peuplé de tant de canons qu'on percevait un gargouillement continu, semblable à celui d'une immense bouilloire tourmentée par un brasier.
Le nombre parfait est celui qui exclut toute idée de compter.
Il naviguait avec bonheur entre ces deux plaisirs, celui de frôler la tentation et celui de savoir que cela n'irait pas plus loin.
Il n'avait pas touché à son dîner. Olympia n'ayant pas découpé le morceau de poulet de Max, celui-ci continuait à dévorer des pommes de terre. Il avait faim. Et les grandes personnes lui paraissaient parfois bien compliquées.
Un bon interprète, c'est celui qui va au plus simple. Qui ne s'embarrasse pas de détails inutiles.
Celui que j'étais et moi étions sur le point d'en venir aux mains, lorsque celui que je serai s'interposa.
Un des arts les plus importants et les plus difficiles, c'est celui de désapprendre le mal.
Celui qui fait du tort à un seul en menace beaucoup.
Celui qui a la foi peut toujours tout ce qu'il veut.
Il n'y a de bonheur au monde que dans le sentiment de la force uni à celui de la puissance.
Il est donc naturel que celui qui met le premier en action le concept de guerre et qui conçoit l'idée de deux partis opposés, soit aussi le premier à dicter ses lois à la guerre, et qu'il soit le défenseur.
Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l'ennui, et qui préfère, s'il le faut, converser avec des sots plutôt qu'avec lui-même !
Ah ! Peuple mobile qui cède au moindre vent ; malheur à celui qui s'appuie sur ce roseau !
On irrite celui qu'on aime à vouloir être aimé.
Le chagrin a toujours sa cause en dehors de celui qui l'éprouve.
Je ne me fais pas d'illusions au sujet de l'homme que je suis et de l'âge que j'ai. Mais cela n'a rien avoir avec celui que je suis en studio ou sur scène, quand cette chose sort de moi. Ce feu qui est aussi lumineux et brûlant que lorsque j'avais 23 ans.
Je sus que j'entrais dans un autre monde que celui que je pouvais découvrir de la maison, et aussi que j'étais parti pour un long voyage. il ne s'agissait plus d'aller en ville, cette fois, mais beaucoup plus loin ; un voyage comme j'en avais jamais fait.
Celui qui a pitié se souvient de lui-même.
Votre vie n'est pas à vous, elle n'est pas votre bien, et celui qui vit dans l'instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d'intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
Le radicalisme religieux irradie une sorte de « glamour ». Offrez une kalachnikov et un uniforme noir à un jeune sans le sou, sans emploi, et soudain vous conférez un pouvoir à celui qui se sent vulnérable et défavorisé.
L'amour idéal est celui qui se dresse en tiers dans l'existence de deux êtres qui s'aiment.
Il faut préciser que l'effet nocif du lait sur la santé est maintenant démontré. Logique, nous ne sommes pas censés boire du lait en étant adultes, et encore moins celui d'une autre espèce.
Celui qui éprouve découvre et d'abord se découvre.
Quand je ne suis pas avec celui que j'aime, j'aime celui avec qui je suis.
Il me semble qu'en ce qui concerne le contrôle des individus, au fond, l'Occident n'a eu que deux grands modèles : l'un, c'est celui de l'exclusion du lépreux; l'autre, c'est le modèle de l'inclusion du pestiféré.
Celui qui épouse une belle, épouse les tourments.
Celui qui prospère a tous les droits.
Être : Mon drame c'est celui d'Hamlet, mais lui n'avait pas la chance d'enregistrer de disques.