Le poète, l'artiste, l'écrivain, n'est trop souvent que celui qui sait rendre : il ne garde rien.
Mon parcours est celui du plaisir.
Le grand premier rôle de la femme et qui va grandissant du XVIe au XVIIIe siècle, c'est celui de la favorite. Deux noms, deux types se présentent aussitôt à l'esprit: Mme de Maintenon, Mme de Pompadour.
Sûrement, quelque chemin que je suive encore, dans quelque labyrinthe que je me risque, si quelque fil d'Ariane doit m'en dépêtrer, ce sera celui de certaines paroles, non pas forcément grandes, mais limpides, comme l'eau des torrents.
Celui qui connaît, et ce qu'il connaît, sont un.
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? Qu'on me tende un sablier.
Comment rira celui qui mourra le dernier ?
Celui qui loue tout le monde ne loue personne.
Le siècle prochain pourrait être à nouveau celui des lumières.
Je me dis parfois qu'il me faudrait d'autres soucis pour chasser celui-là.
Il y a en Art une catégorie de joies supérieures, si profondes et si hautes que l'on est à jamais l'obligé de celle ou de celui qui vous les ont données.
En fait de calomnies, tout ce qui ne nuit pas sert à celui qui est attaqué.
Celui qui a tout, convoite tout.
N'est véritablement sauvé que celui qui n'a jamais été en péril.
Lorsqu'une opportunité se présente à vous, il s'agit de vous assurer que vous êtes prêt à être celui qui peut franchir la porte et livrer les marchandises. Et j'ai eu beaucoup de chance de mon côté et je me suis préparé à cette chance.
Celui qui se laisse façonner par la société, qui adopte pour règle de ses jugements l'opinion, pour limité de ses actes la coutume, se maintient à mi côte des grandes vertus et des grandes fautes, et se préserve de ces pénibles vertiges de la conscience.
Les mots sont les seuls à pouvoir faire revivre les morts, et le vrai miracle de ressusciter ceux qui ne sont plus, comme celui de la création, n'est autre que le miracle de la parole, lorsqu'elle ne s'oublie pas.
Des nuits et des nuits j'ai rêvé d'un pays d'oranges, où langue, religion, couleurs, goûts, feraient tous le même bouquet. Celui des vraies oranges, celles d'avant. Tout le monde s'en souvient.
Celui qui n'est jamais parti, le matin, au petit jour, tout son bagage à l'épaule, et la canne en main, ne sait pas ce que c'est que de partir. Il ne sait pas davantage ce que c'est d'arriver.
La haine, pour celui qui ne s'y livre pas, est un peu comme l'odeur de l'ail pour celui qui n'en a pas mangé.
C'était un vain profit que celui qui ne requérait ni art, ni amour, ni temps, industrie et patience : un tel profit était voué à se perdre sans utilité ; né d'un gâchis, en gâchis il retournerait.
Fanatique. Celui qui s'obstine à soutenir une opinion qui n'est pas la vôtre.
La faim nous ramène à l'instinct, à la parole d'avant la parole. Celui qui vous a tendu un morceau de pain ou un peu d'eau alors que vous étiez effondré, terrassé par la faiblesse, la main qu'il a tendue, vous ne l'oublierez jamais.
L'intelligence est presque inutile à celui qui ne possède qu'elle.
L'hérétique est celui qui a une opinion.
On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l'on ne pense qu'à soi et non à celui qu'on est censé aimer.
Celui qui obéit à la loi ne se sent pas juste pour autant. Au contraire, il se sent coupable, il est d'avance coupable, et d'autant plus coupable qu'il obéit plus strictement.
Lorsque nous combattions les Sauveurs, vous m'avez dit que bientôt vous seriez celui qui me suivrait. Mais vous ne l'avez pas fait. Parce que je n'étais pas quelqu'un à suivre. Cela change maintenant.
Je suis l'interprète. Je suis celui qui prend vos mots et les apporte à la vie. J'ai été formé pour chanter, danser et rire, et c'est ce que je veux faire.
S'il est un petit métier français où l'industrialisation systématique et la mécanisation forcée n'aient pas supplanté l'artisanat, c'est bien celui des satyres.
J'éprouvai de la satisfaction à ressentir du mépris Surtout quand celui-ci se changea en fureur.
Au théâtre, je donne tout. Je ne joue pas simplement pour le spectateur du premier rang, je joue aussi pour celui qui est au dernier rang du quatrième balcon. Il faut que je donne, que j'envoie, que je projette vocalement et gestuellement. Au cinéma, je n'ai rien à faire.
Le pire de tous les auditeurs est celui qui ne fait qu'écouter.
Celui qui est père tombe en enfance en raison de contacts trop fréquents avec des mouflets.
L'héroïsme le plus pur est celui de la patience.
Il semble qu'il entre dans les plaisirs des princes un peu de celui d'incommoder les autres.
Celui que beaucoup de gens craignent doit nécessairement craindre beaucoup de gens.
Ce n'est peut-être que la gloire que nous recherchons ici, mais je me persuade que, tant que nous restons ici, c'est bien. Une autre gloire nous attend au ciel et celui qui y parviendra ne voudra même pas songer à la renommée terrestre.
Celui qui est à corriger se présente comme étant à corriger dans la mesure où toutes les techniques, toutes les procédures, tous les investissements familiers et familiaux de dressage par lesquels on a pu essayer de les corriger, ont échoué. Ce qui définit l'individu à corriger, c'est donc qu'il est incorrigible.
Les alentours de la trentaine, c'est un âge critique, pour un homme, celui où l'on fait les grosses bêtises, ou plutôt l'âge où les bêtises que l'on fait commencent à être irrémédiables.
Ici, tout le monde n'a qu'un droit. Celui d'être de mon avis.
Il n'est pas de contact plus agréable, ni plus chaud et roboratif que celui d'un officier de carrière, et je donnerais la conversation de dix académiciens pour celle d'un général Mercier, d'un Marchand ou d'un Baratier.
De mon temps, les rues menaient au marécage.Le langage me dénonçait au bourreau.Je n'avais que peu de pouvoir. Mais celui des maîtresEtait sans moi plus assuré, du moins je l'espérais.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Celui qui se veut triomphant, l'espoir est dans sa main.
Celui qui quitte la partie la gagne.
Un manant de l'Ancien Régime serait dépaysé s'il perçait jusqu'à nous le mur du temps. Mais son étonnement serait peu de chose à côté de celui dont nous serions frappés s'il nous était donné d'assister à la partie que les prochaines décennies vont jouer.
Celui qui comprend et pardonne - où donc trouvera-t-il un mobile d'action ?
Celui qui n'agit que pour lui-même est un insecte, pas un homme.
J'étais à terre avec des gens qui me tapaient à coups de batte de base-ball et, dès que je levais le bras pour donner une pichenette à celui qui me fracassait la tête, on me disait que je l'agressais !
Le pauvre, le grand déshérité, c'est celui que personne n'écoute.