Dans le vrai rapport de la prière, ce n'est pas Dieu qui entend ce qu'on lui demande, mais celui qui prie, qui continue de prier jusqu'à être lui-même, celui qui entend ce que Dieu veut.
Le grand homme est celui qui n'a jamais perdu la vision de ses petitesses.
L'arrogance est, pour ainsi dire, une sollicitation de la part de celui qui cherche à honorer ses partisans, qu'il pense pouvoir traiter avec mépris.
Sommes-nous pas un peu semblables aux moutons ?... Nous fuyons celui qui, simplement, nous dérange, Pour courir dans les bras de celui qui nous tond et qui nous mange.
Celui qui t'aime te fera pleurer, celui qui te hait te fera rire.
Vous ne devez pas compromettre vos principes, mais vous ne devez pas humilier l'opposition. Personne n'est plus dangereux que celui qui est humilié.
C'est le fait d'un ignorant d'accuser les autres de ses propres échecs ; celui qui a commencé de s'instruire s'en accuse soi-même ; celui qui est instruit n'en accuse ni autrui ni soi-même.
La noblesse du fauteuil détermine la dignité humaine de celui qui est assis dessus, aussi sûrement qu'un mets succulent provoque la dignité du ventre.
Le bonheur fuit celui qui le cherche.
Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui repousse la lumière.
Le patient vaut mieux que le fort, et celui qui dompte son coeur vaut mieux que celui qui prend des villes.
Celui qui ploie sous un fardeau en connaît seul le poids.
C'est celui qui a du lait qui peut faire la crème.
Tout est combat, lutte : seul mérite l'amour et la vie celui qui quotidiennement doit les conquérir.
Celui qui pille avec un petit vaisseau se nomme pirate ; celui qui pille avec un grand navire s'appelle conquérant.
L'intelligence d'un discours dépend surtout de celui qui l'écoute.
À celui qui frappe à la porte on ne demande pas : "qui es-tu ?". On lui dit : "Assieds-toi et dîne"
La valeur d'une idée n'a rien à voir avec la conviction de celui qui l'exprime.
Qui vit sans jalousie, en ce bas monde, est comme Celui qui dort sans lampe ; il peut sentir le bras Qui vient pour le frapper, mais il ne le voit pas.
Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu'il n'a aucune raison de vivre.
Partir, c'est mourir un peu. Poursuivre le voyage, c'est peut-être ressusciter. Le vrai voyageur, c'est celui qui jamais ne tente de revenir en arrière.
Tout a été dit et fait, et aucune littérature ne peut dépasser le cynisme de la réalité. On ne soûle pas avec un verre celui qui a déjà bu une barrique.
Celui qui ignore que son lit est dur, dort bien.
Heureux celui qui, aux moments difficiles de l'existence, peut se leurrer d'une espérance, fût-elle vaine !
Il faut laisser les soucis à celui qui est au-dessus de nous.
Celui dont le ventre crie famine ne peut converser avec celui qui est repu.
Celui qui ne voyage pas n'a aucune connaissance des hommes.
Au fond, l'âge véritable, celui qui compte, ce n'est pas le nombre des années que nous avons vécues, c'est le nombre des années qu'il nous reste à vivre.
C'est un vilain oiseau que celui celui qui salit son nid.
Celui qui souffre seul, souffre surtout par imagination ; mais l'âme dompte aisément la souffrance, quand sa douleur a des camarades d'épreuve.
Fou celui qui veut éclairer le soleil, fou celui qui veut amuser son âne.
Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres.
Heureux celui qui vous aime, qui aime son ami en vous et son ennemi à cause de vous.
Celui qui a conservé l'innocence de son baptême est comme un enfant qui n'a jamais désobéi à son père.
Le sang procure toujours la même ivresse, le même sentiment de victoire et de plénitude à celui qui le verse.
Celui qui persiste à suivre avec fidélité un maître déchu est le vainqueur du vainqueur de son maître.
Béni soit celui qui a préservé du désespoir un coeur d'enfant !
Celui qui choisit le chemin le plus facile ne peut espérer y lever du gibier.
Un tableau ne vit que par celui qui le regarde.
Pauvre et content, est riche et assez riche ; Mais la richesse, in fine, est aussi pauvre que l'hiver, Pour celui qui craint toujours d'être pauvre.
La solitude est une arme dont le canon est pointé vers celui qui la tient.
Rien ne peut suffire à celui qui considère comme étant peu de chose ce qui est suffisant.
Entre l'homme qui se fait comprendre et celui qui ne le fait pas il y a un abîme de différence. Le premier sauve sa vie.
Celui qui maîtrise la langue garde souvent le silence.
Tranquille est celui qui n'a pas d'âne : il ne s'occupe ni de sa paille, ni de son orge.
Celui qui est capable de ressentir la passion, c'est qu'il peut l'inspirer.
Les images vraies, les images pures de vérité trouvent asile dans l'écriture, dans la compassion de solitude de celui qui écrit.
L'homme supérieur est celui qui reste toujours fidèle à l'espérance ; ne point persévérer est d'un lâche.
Celui qui se donne la mort est une victime qui rencontre son bourreau et le tue.
La mode étant l'imitation de qui veut se distinguer par celui qui ne veut pas être distingué, il en résulte qu'elle change automatiquement.