Celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir.
Le coeur de deux chambres se compose Dans lesquelles habitent Joie et Chagrin Lorsque Joie dans l'une s'éveille, Dans l'autre s'endort Chagrin, O Joie, prenez garde ! Parlez donc bas, De crainte d'éveiller Chagrin.
Il y a un mystère dans les voies qu'empruntent nos enfants pour se séparer de nous. Elles passent souvent par un moment d'effondrement individuel, un peu comme s'il fallait mourir pour vivre.
Ne vous inquiétez pas, il faut plus qu'une infection pour empêcher un bébé de naître en santé.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Chacun est prêt à gémir de l'infortune d'autrui, mais la morsure du chagrin ne va pas jusqu'à l'âme.
Il y a toujours une raison de vivre pour laquelle on meurt à petit feu. C'est même le seul but logique dans le monde que de mourir pour ce qu'on a vécu. C'est ça, le mérite des hommes.
La vie, c'est ce qui arrive quand on est occupé à d'autres projets.
On lui a appris à ne jamais reculer, à ne jamais se rendre et que mourir sur le champ de bataille au service de Sparte était la plus grande gloire que l'on puisse atteindre.
On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres.
D'une chose légère peut naître un grand désastre.
Il est bon d'apprendre à mourir Par volonté, non d'un coup traître : Souffre-t-on ? c'est qu'on veut souffrir ; Qui sait mourir n'a plus de maître.
On n'apprend pas à mourir en tuant les autres.
Une femme n'est rien par elle-même ; elle est ce qu'elle paraît à l'homme qui s'en occupe : voilà pourquoi elle est si furieuse contre ceux à qui elle ne paraît pas ce qu'elle voudrait paraître. Elle y perd son existence.
Il faut créer beaucoup de vide en soi pour naître au recevoir.
Qui sait si vivre est ce qu'on appelle mourir et si mourir c'est vivre ?
Je veux bien mourir pour le peuple, mais je ne veux pas vivre avec.
Naître est une chance, et mourir est aussi une chance.
Adieu, dit le mourant au miroir qu'on lui tend, nous ne nous verrons plus.
Ne soyez pas triste, ne soyez pas fâché, si la vie vous trompe ! Soumettez-vous à votre chagrin - votre temps de joie viendra, croyez-moi.
Il faut avoir le courage dans la vie de quitter sa péniche, sinon on vogue au fil de l'eau en se faisant du cinoche et on crève sans être allé ailleurs qu'au cinoche.
Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix.
- Vous savez je me lave les mains avant et après avoir pissé. - On est la pour sauver des vies. - Je sais et aussi celle des médecins. Pas tellement leur vie mais aussi leur style de vie, on vas pas soigner des gens qui risquent vraiment de mourir ça bousillerais nos chiffres.
C'est un bonheur de mourir avant que d'invoquer le secours de la mort.
On a beau dire : mais quand il reste tant de vie, pourquoi devrait-on mourir ?
Les héros doivent mourir jeunes, les grandes passions aussi, sinon le temps les corrompt, comme il corrompt tout ce qu'il touche. Paradoxalement, c'est par la mort qu'ils atteignent l'immortalité.
C'est vrai. On aurait pu. Tu sais. On aurait pourtant pu s'aimer sans en crever. On aurait pu essayer d'être un couple d'une niaiserie rare, il paraît que l'amour rend con, on aurait eu une excuse. Se cacher dans des [...] â–º Lire la suite
L'acteur de cinéma, comme l'écrivain, continue d'exercer son métier après sa mort. Pour lui arriver à la cheville, le comédien de théâtre se doit au moins de mourir en le faisant.
La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte.
Il faut rire avant d'être heureux, de peur de mourir sans avoir ri.
S'entraîner toute une vie pour garder la forme, c'est de la foutaise, car mourir en santé : quel gaspillage !