Le plus riche est celui qui a le moins de désirs.
Celui qui sait sa mort certaine et cesse d'en souffrir peut se repaître de chaque instant.
Heureux est celui qui n'a jamais connu le goût de la renommée ; l'avoir, c'est le purgatoire ; le désirer, c'est l'enfer.
Il aime en vérité, celui qui tremble de dire son amour.
Le pessimiste est celui qui, entre deux maux, choisit les deux.
Celui qui veut faire un emploi sérieux de la vie doit toujours agir comme s'il avait à vivre longuement et se régler comme s'il lui fallait mourir prochainement
Il ne sait rien celui qui sait également tout.
Nommer est le plus manifeste et le plus futile des pouvoirs, celui qui fascine le plus, qui attise le plus de convoitises, qui occupe le plus les conversations et mobilise le plus les esprits de tous ceux qui sont associés aux affaires publiques.
Seul celui qui n'a pas faim est à même de juger de la qualité de la nourriture.
Sois plutôt le maudit que celui qui maudit.
La société est un mur. L'idéaliste, c'est celui qui cherche à y percer des fenêtres.
Plus malheureux que tous est celui qui n'aime plus et ne peut oublier qu'il a aimé.
Celui qui t'entretient des défauts d'autrui entretient les autres des tiens.
Le renard en sait beaucoup, mais celui qui le prend en sait davantage.
Celui qui a peur de demander est honteux d'apprendre.
C'est un fait que nous sommes de faibles créatures, mais aussi qu'il existe une force créatrice. Vouloir le nier, c'est de la sottise. Celui qui croit à quelque chose de faux est encore au-dessus de celui qui ne croit en rien.
Qu'il ne me lise pas, celui qui n'est pas mathématicien, car je le suis toujours dans mes principes.
Celui qui fait de la guerre son métier ne peut être que vicieux. La guerre fait des voleurs, et la paix les conduit au gibet.
Une seule phrase compte dans un livre, et il n'est pas donné à celui qui écrit de savoir laquelle.
Celui qui fait tout ce qu'il veut fait rarement ce qu'il doit.
Peu d'espoir est permis à celui qui est trop paresseux pour se faire des ennemis.
Pour celui qui a souffert toute la nuit, l'aube est toujours décevante.
Celui qui se connaît lui-même est sage.
Celui qui conduit l'action doit fixer l'horizon. Mais s'il souhaite qu'elle aboutisse, il doit savoir garder le silence.
Celui qui nous vole nos rêves nous vole notre vie.
Les nombres ont-ils un mode d'existence en dehors de la tête de celui qui les pense ?
Celui qui est amené à légiférer doit le faire sans a priori, sans céder à tel ou tel lobby, tout en comprenant bien l'ensemble des enjeux en présence, et sans carcan idéologique étouffant.
Celui qui donne un conseil ne fait que céder au plaisir de faire une confidence.
Celui qui se lance dans une entreprise atroce doit s'imaginer qu'il l'a déjà réalisée, il doit s'imposer un avenir irrévocable comme le passé.
Le hasard aime à servir celui qui suit toujours une même pensée.
La raison nous montre notre devoir; celui qui peut nous faire aimer notre devoir est plus puissant que la raison elle-même.
Celui qui peut se permettre de payer des intérêts ne devrait pas avoir besoin d'emprunter.
Le vrai politique, c'est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions.
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.
Celui qui veut acquérir la maîtrise de sa destinée ne doit pas tellement attacher de l'importance à ce qui lui vient de l'extérieur.
Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.
Voyez-vous, Pasquier, il n'y a pas de bon régime politique. Tous ont leurs vices et leurs inconvénients. Le meilleur, à mon sens, ou plutôt le moins mauvais, c'est celui qui gêne le moins l'individu, celui qui laisse l'individu libre d'exercer avec fruit ses vertus cardinales.
Celui qui rira le dernier, rira bien.
Celui qui n'est rien est l'égal de tout le monde.
Le monde se porte toujours mal pour celui qui en connaît trop.
Celui qui, par hasard, a une honnête femme vit heureux avec un fléau.
Celui qui a la force entre les mains a le monde à ses pieds.
Le silence est le parti le plus sûr de celui qui se défie de soi-même.
Celui qui n'a pas bon pied part avant.
Celui qui invoque l'histoire est toujours en sécurité, les morts ne se lèveront pas pour témoigner contre lui.
En radio, le seul lien ténu, précis, permanent, entre celui qui parle dans le micro et celui qui l'écoute, c'est le filet de la voix et de la musique, qui coule.
Un livre bien neuf et bien original serait celui qui ferait aimer de vieilles vérités.
La pierre survit toujours à celui qui la cisèle, toujours à celui qui l'oublie.
Celui qui exhibe trop souvent sa femme et son portefeuille risque de se faire emprunter les deux.
Celui qui sait parler sait aussi quand il faut parler.