Lorsqu'une fois qu'une République est corrompue, il n'y a aucune possibilité de remédier à l'un des maux croissants qu'en supprimant la corruption et en restaurant ses principes perdus ; toute autre correction est ou inutile ou un nouveau mal.
Il y a ceux qui commandent aux mots et ceux qui commandent aux faits : tu dois comprendre qui commande aux faits et faire mine de croire ceux qui commandent aux mots.
Afin qu'une lampe continue de brûler, il faut y ajouter de l'huile.
Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s'il y en avait !
Entre un penseur et un érudit, il y a la même différence qu'entre un livre et une table des matières.
Il n'y a plus d'art populaire parce qu'il n'y a plus de peuple.
Les enfants sont aussi vieux que le monde, il y en a qui rajeunissent en vieillissant, ce sont ceux qui ne croient plus à rien.
Il y a toute les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n'est qu'une nouvelle forme de servitude.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
Il y a une grande différence entre une liaison durable et un amour constant.
La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires. Il y pousse des impôts.
L'imbécile heureux, voilà mon emploi. Que je m'évade de temps en temps je ne dis pas non mais ce sera toujours pour y revenir.
Il faut garder les yeux et le coeur ouverts - il y a toujours de nouvelles choses à découvrir, de nouveaux problèmes à résoudre.
Il y a plus de fleursPour maman dans mon coeurQue dans le monde entierPlus de merles rieursPour maman dans mon coeurQue dans tous les vergersEt bien plus de baisersPour maman dans mon coeurQu'on en pourrait donner.
Il y a des gens à qui la mort donne une existence.
L'âge n'est qu'un simulacre. Au plus profond de soi, il n'y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse.
Quand une jolie fille vous regarde, il y a deux possibilités : ou bien c'est une allumeuse et vous êtes en danger ; ou bien ce n'est pas une allumeuse et vous êtes encore plus en danger.
Il n'y a dans la vertu, nul sujet de craindre aucun excès, parce qu'elle porte en elle-même la juste mesure.
Il y a des erreurs mêlées à toute vérité ; il n'y a encore rien dans la pensée de l'homme d'assez parfait pour être définitif.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
Donnez-moi une banane et je me charge d'y tailler un homme qui le vaudra cent fois.
Il n'y a sans doute rien de plus émouvant dans une vie d'homme que la découverte fortuite de la perversion à laquelle il est voué.
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge : ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
Il y a un pays où les joies sont visibles mais fausses, et les chagrins cachés mais réels.
Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
Il y a des moments où on écrit parce qu'on pense participer à un combat. Cela a été le cas dans les débuts de ma carrière d'écrivain. Puis, peu à peu, se dégage finalement la vérité, une vérité plus nue, [...] ► Lire la suite
Le travail associatif peut devenir professionnel, si on y met du sien bien sûr.
Si le ciel devait s'ouvrir subitement, il n'y aurait pas de lois, il n'y aurait pas de règles, il n'y aurait que toi et tes souvenirs, les choix que tu a fait, et les personnes que tu a touchées. Si le monde devait finir, il n'y aurait que toi et lui, et personne d'autre.
Au début des temps, il n'y avait pas de différence entre les hommes et les animaux.
Le temps, c'est comme les femmes. On ne peut pas s'y fier.
Dieu, on le trouve partout où il y a de la lumière.
La vérité est indestructible, le temps n'y change rien.
La laïcité, c'est la disponibilité universelle du patrimoine humain, c'est la loi qui veut que chaque homme soit maître de son bien et que son bien se trouve partout où il y a des hommes.
Le monde disparaîtra non pas parce qu'il y aura trop d'humains, mais parce qu'il y aura trop d'inhumains.
C'est bien d'introduire plus de concurrence là où il y a des monopoles sclérosés.
Il y a chez elle une confiance, une joie et une force cachées qu'il faut découvrir, comme une source entre les feuilles.
Il y a 50 ans que le peuple et les intellectuels sont séparés. Il faut qu'ils ne fassent plus qu'un.
Dans la tanière du lion aveugle, il y a toujours un os à ronger.
Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre.
Combien de nouveaux métiers dissimulent la prostitution et la prostituée, il y en a à la pelle !
La colère est meilleure. Il y a un sentiment de colère. Une réalité et une présence. Une prise de conscience de la valeur. C'est une belle poussée.
Absurde, il n'y a que toi qui soit pur.
Les horreurs sont supportables tant qu'on se contente de baisser la tête, mais elles tuent quand on y réfléchit.
Il y a trois temps qui déplaisent souverainement aux jardiniers : le temps sec, le temps pluvieux, le temps en général.
Si les Français savaient le rôle de l'intelligence et de volonté, la part de l'esprit et de caractère dans la plupart des sports ; avec quel entrain ils y pousseraient leurs enfants !
Il y a deux espèces de pauvres, ceux qui sont pauvres ensemble et ceux qui le sont tout seuls. Les premiers sont les vrais, les autres sont des riches qui n'ont pas eu de chance.
Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens.
Bienheureux les riches ! Car ceux qui sont riches, vraiment riches, n'ont jamais à savoir le prix des choses : il y a toujours quelqu'un qui passe derrière eux régler l'addition.
Il en est de certaines caves comme des musées. On souhaiterait de s'y laisser enfermer après l'heure ; d'entendre claquer la serrure et s'éloigner les pas du gardien pour surprendre les conciliabules de la nuit.