Comment est-il possible de trouver une signification à un univers limité, compte tenu de mon tour de taille et de ma pointure de col ?
Un homme amoureux, qui plaint l'homme raisonnable, me paraît ressembler à un homme qui lit des contes de fées, et qui raille ceux qui lisent l'histoire.
Un passionné ne travaille jamais donc, tout le temps.
J'ai un copain fakir, et l'autre jour on lui a piqué son porte-feuille... il a rien senti !
Si l'on veut de la solidarité sociale, il faut qu'on ait, soit un ennemi extérieur, soit une minorité opprimée.
Quand un homme jeune et vigoureux se bat contre un adversaire blessé et affaibli : vaincu, il double le triomphe de son antagoniste ; vainqueur, il est accusé de forfaiture et de facile audace.
Celui qui a envie de changer et qui aura le courage de le faire sera toujours considéré comme un traître par ceux qui ne sont pas capables d'évoluer, les poules mouillées qui ne comprennent pas et haïssent toute forme de nouveauté.
Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.
Nous avons un système qui impose de plus en plus le travail et subventionne le non-travail.
Je veux un bébé et une maison de campagne.
Ça fait du bien de temps en temps de voir qu'on n'est pas tout seul sur le chemin, ça élargit la route pendant un petit moment, c'est quand même mieux que rien.
Détruire un homme est difficile. Mais vous y êtes arrivés, Allemands. Nous voici dociles, vous n'avez plus rien à craindre de nous.
Qui veut faire à la hâte un très grand feu Commence avec de faibles brins.
Tout homme a dans son coeur un cochon qui sommeille. Qui vivra verrrat.
L'admiration est un sentiment qu'on éprouve quand on se regarde devant un miroir.
Les hommes prudents savent toujours se faire un mérite des actes auxquels la nécessité les a contraints.
Un ménage n'est plus un ménage lorsque c'est le chien qui apporte les pantoufles et la femme qui aboie.
Le corps de l'homme est un grenier à blé. Il est rempli d'innombrables réponses.
Il entre, dans toute espèce de débauche, beaucoup de froideur d'âme. Elle est un abus réfléchi et volontaire du plaisir.
L'impuissance. Un défaut d'allumage joint à une panne des sens.
Pour connaître la valeur d'une minute, interroge l'homme pressé qui vient de rater son autobus. Pour connaître la valeur d'un millième de seconde, interroge le médaillé d'argent d'une finale olympique.
L'adolescence est comme un cactus.
Exerce-toi à changer souvent d'opinion politique. C'est le seul moyen d'avoir un jour une véritable conviction.
Supprimez l'enfer et vous détruirez l'un des plus fermes appuis de l'ordre moral et de l'ordre social.
Le suicide n'est pas un acte. On est saisi par le suicide comme par un vertige, on subit le suicide.
Seul le dépaysement constitue un remède à la douleur.
Il n'y a aucune raison pour qu'un écrivain qui a peu de métier n'arrive pas à finir un livre.
J'ai appris à ne jamais tarir le puits de mon inspiration, à toujours m'arrêter quand il restait un peu d'eau au fond et à laisser sa source le remplir pendant la nuit.
Donner à un enfant une série de langues, c'est lui dire qu'il n'y a pas de monopole chauvin ni national, d'une seule formule humaine.
Sous l'Ancien Régime, le Roi chiait devant la Cour. Pourquoi cette cérémonie s'était-elle perdue ? Si le Président de la République chiait chaque soir en direct à la télévision, nul doute qu'on le respecterait un peu plus.
Il ne faut pas craindre de laisser notre esprit paître un peu, chaque jour, des herbes narcotiques dans les champs illimités du rêve.
Une sculpture n'est pas un objet, elle est une interrogation, une question, une réponse. Elle ne peut être ni finie ni parfaite.
Ne saurait-il qu'une chose, un président doit au moins connaître le secret pour réussir dans les affaires.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
D'après la conception matérialiste de l'histoire, le facteur déterminant dans l'histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n'avons jamais affirmé davantage. Si, ensuite, quelqu'un torture cette proposition pour lui [...] ► Lire la suite
A quoi sert le mariage? A sanctifier la baise, jusqu'à ce qu'elle tombe inévitablement dans l'ennui, jusqu'à ce qu'elle devienne un boulot.
Vraiment, je vis en de sombre temps !Un langage sans malice est signeDe sottise, un front lisseD'insensibilité. Celui qui ritN'a pas encore reçu la terrible nouvelle.
Un mot et tout est perdu, un mot et tout est sauvé.
Je suis conscient que ma vie sexuelle, c'est un peu le désert des Tartares, y a rien devant, y a rien derrière, y a que des ombres de femmes qui me parlent, en fait je suis un homme au désir d'amour lointain, faut pas compter sur moi pour vous parler de l'amour et d'autres démons,
Nous dérivons sur un îlot microscopique, naufragés d'un destin dont nous ne contrôlons pas grand-chose. Nous savons seulement que nous venons à peine de naître et que nous sommes voués à disparaître. Le « nous » que j'évoque ici désigne [...] ► Lire la suite
On peut aussi décider qu'après tout, pourquoi n'a-t-on le droit que de se marier avec un homme. Pourquoi pas avec plusieurs ? Pourquoi pas l'autorisation de la polygamie ?
Un regard joyeux apporte de la joie au coeur.
On perd tout quand on perd un ami fidèle.
Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m'a beaucoup appris sur la création, me répétait: " On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon ! "
Un corps chétif affaiblit l'âme.
Un jour, Chuck Norris a perdu son alliance. Depuis c'est le bordel dans les terres du milieu...
Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale.
La guerre est l'acte par lequel un peuple résiste à l'injustice au prix de son sang.
Faire alliance avec un homme puissant n'est jamais sûr.
Il y a dans la vie du vagabond un besoin essentiel qui vient immédiatement après la faim, c'est celui des chaussures.