Pour beaucoup, l'avenir rêvé n'est souvent que le retour à un passé idéalisé.
La joie est pareille à un fleuve : rien n'arrête son cours.
C'est un poids bien lourd pour un seul coeur de souffrir pour deux.
Les beaux militaires, depuis un siècle, remplissent merveilleusement leurs culottes, mais ils ne remplissent pas leur destins.
L'expérience est un médecin qui n'arrive qu'après la maladie.
Un snob est un monsieur qui ne veut fréquenter que des gens qui, eux, ne veulent absolument pas le connaître.
Les sabliers ne servent pas seulement à nous rappeler la fuite du temps, ils évoquent également la poussière que nous deviendrons un jour.
Pour connaître la chance, il ne manque vraiment à certains qu'un peu de chance.
Un signe de vieillissement que je remarque depuis assez longtemps : mes oreilles s'agrandissent. L'homme montre en prenant de l'âge qu'il n'est qu'un âne.
Il ne suffit parfois que d'un jésuite pour faire gober tous les autres.
Quand on veut faire de l'esprit, il arrive qu'on mente un peu.
On peut défaire n'importe quel bonheur avec un grain de bonne volonté.
L'actionnaire est la plus belle invention du capitalisme. Le partage des responsabilités par un grand nombre. La politique de la peur, de la faim, de la misère diluée au niveau des masses qui en souffrent.
Il est très difficile de combattre un ennemi installé en avant-poste dans sa propre tête.
L'homme... un être libre ? Libre de quoi ? D'obtempérer aux caprices d'un morne destin ? Quelle farce !
Dieu est bon pour ceux qui aiment. Il a pensé à eux depuis les origines. Il a créé deux mondes : l'un pour ceux qui aiment, le second pour les autres.
Si nous pouvions posséder tout ce que notre regard moissonne, aurions nous besoin de chercher un sens à notre vie ?
Il faut employer une idée originale avec les plus grandes précautions pour n'avoir pas l'air de mettre un costume neuf.
Tout homme de lettres devrait prendre un pseudonyme pour déshériter sa famille de son nom.
A marcher sur une corde raide, on finit toujours un jour ou l'autre par se casser la figure.
Dans l'absolu, y avait-il vraiment une différence entre le destin d'un seul homme et celui de toute l'humanité ?
Un journal, ce n'est pas beaucoup plus littéraire qu'une table d'hôte.
La vie, c'est un tiroir-caisse, on y trouve ce que l'on y met.
J'ai des troubles hépatiques, de l'acide urique, une rhinite atrophique, une gastrite, le genou des lavandières, un tennis elbow, une avitaminose, des douleurs articulaires et musculaires, les gros orteils en marteau, des eczémas allergiques et je souffre peut être même de la lèpre. Dieu soit loué, je ne suis pas hypocondriaque par-dessus le marché.
Je ne suis pas une personne politique.... Je ne comprends pas la politique, je ne comprends pas le concept des deux parties et je pense qu'il y a probablement du bon et du mauvais des deux côtés, et qu'il y [...] ► Lire la suite
Pourtant si, c'est une femme, une femme sans courage, un enfant sans raison qu'il ne faut plus jamais laisser seul.
Mais si le sport fortifie, il apaise également. À condition de demeurer un adjuvant et de ne point devenir un but, il sait produire l'ordre et clarifier la pensée.
« J'irai aujourd'hui », c'est ce que dit un berger ; « J'irai demain », c'est ce que dit un berger. « J'irai », c'est « j'irai », et le temps passe.
Ce qu'on appelle la vie n'est qu'un bref épisode entre deux grands mystères qui n'en font en fait qu'un seul.
Attention aux petites dépenses. Une petite fuite coulera un grand navire.
Les pressentiments, les signes, les affinités sont des choses étranges qui, en se combinant, forment un mystère dont l'humanité n'a pas encore trouvé la clé.
Le Pape ne croit pas en Dieu ; Avez-vous déjà vu un prestidigitateur qui croyait en la magie ?
Le temps passe et panse. La vie grouille et débrouille. Les braises incandescentes se consument doucement sous le tas épais de cendres froides et grises. Et puis, un jour, il y a un petit souffle, quelques brindilles, et le feu repart.
La femme d'un charbonnier est plus respectable que la maîtresse d'un prince.
Les erreurs font partie du jeu. C'est à comment vous les récupérez, c'est la marque d'un grand joueur.
- Si je comprend bien le type le plus con de votre asile a réussi à enlever le type le plus dangereux, c'est pas un peu insolite, ça ? - Je suis psychiatre depuis 20 ans, alors moi, l'insolite...
Un loup ne mange pas un loup.
Une vieille épouse, un vieux chien et de l'argent liquide - voilà trois amis fidèles.
Quand le rideau se lève, la question est : baiseront-ils ? S'ils baisent, c'est une comédie ; s'ils ne baisent pas, c'est un drame.
Un éclectique est un navire qui voudrait marcher avec quatre vents.
Le principal pour un homme est la femme qu'il aime : il en retire tout le bonheur et toute la souffrance possible.
Une maxime doit être un fruit de l'arbre de la vie.
Mieux vaut être aux dommages avec un sage qu'aux bénéfices avec un sot.
La plupart des gens abandonnent juste quand ils sont sur le point d'atteindre le succès. Ils abdiquent sur le dernier cent mètres. Ils abandonnent à la dernière minute du jeu, à un doigt de la victoire.
Un homme se décrit toujours inconsciemment lui-même quand il décrit quelqu'un d'autre.
Je choisis un époux avec des yeux de mère.
Il n'y qu'un seul instant où vous êtes en vie, cette minute, ici et maintenant.
Certaines femmes ne rêvent que de gagner un homme. D'autres, plus rares, ne rêvent que de les perdre.
A un pauvre il lui faut peu de chose pour que ce lui soit de l'extraordinaire.
Un sot n'a pas assez d'étoffe pour être bon.