L'effet de théâtre est de deux sortes : fusion des acteurs et fusion des spectateurs. La mise en scène peut opérer les deux.
Le rôle du poète, choisir des voix qui se poseront là, et viendront éclater les murs et sortir et continuer au dehors du théâtre.
Le théâtre est un lieu utopique où venir toucher la terre du langage et atteindre ses forces.
Au théâtre, l'abstention se traduit par le sommeil et c'est la plus sonore des opinions.
Le théâtre et la vie peuvent parfois ne faire qu'un.
Le théâtre est beaucoup moins conventionnel que les autres arts comme la peinture, la musique, la sculpture et même la littérature.
L'idée de justice est au fond une idée de théâtre, de dénouement, de retour à l'équilibre ; après quoi, il n'y a plus rien. On s'en va. Fini le drame.
Le malheur du théâtre, c'est que les acteurs sont tout à fait prêts à faire de leur art un simple métier.
Le théâtre est un temple du contact d'homme à homme, une dramaturgie de la rencontre.
Si le théâtre est bien le laboratoire des gestes et des paroles de la société, il est à la fois le conservateur des formes anciennes de l'expression et l'adversaire des traditions.
Il s'agit donc de faire une société, après quoi nous ferons peut-être du bon théâtre.
Le théâtre est un lieu de tensions. C'est pas un lieu où tout est facile, où on travaille en famille. C'est la vie, le théâtre. Un lieu de conflits, même dans sa réalisation. Et c'est bien qu'il le reste, qu'il ne devienne pas artificiellement un lieu de
Le texte théâtral, s'il doit pouvoir être joué, doit aussi pouvoir être lu. Il faut retrouver le plaisir de la lecture au théâtre.
Il faudrait faire du théâtre satirique avec la netteté d'un Beaumarchais et l'abondance d'un Rabelais.
Le théâtre, ce n'est jamais qu'une manifestation au-dessous de l'art, quelque chose qui s'adapte au goût des masses, lorsqu'on le fausse pour elles.
Le théâtre est la passion de la pensée dans l'espace.
On doit, au théâtre, faire, avec du faux, plus vrai que le vrai.
Le théâtre reste un lieu où on n'expose pas un produit fini mais où le spectateur vit une expérience intime.
Le monde est un théâtre. Chacun joue son rôle et reçoit sa part.
Le théâtre est un métier d'enfance et de lumière.
Le théâtre peut se lire. Mais cette lecture n'est pas ce qui le constitue.
Dans la vie comme au théâtre certaines fins ont une saveur douce amère surtout quand il est question d'amour.
Le théâtre soutient l'âme.
C'est surtout au théâtre que chacun est responsable de ses actes.
La lingerie est le théâtre de notre intimité.
Celui pour qui le théâtre est la joie de la métamorphose mourra acteur, même dans la cellule d'un couvent.
Blin n'a pas encore trouvé un théâtre. Vaguement question parait-il du Monceau, spécialisé dans la caleçonnade. Il est vrai qu'Estragon perd son pantalon à la fin du deux.
Où trouve-t-on meilleur abri contre l'ennui qu'au théâtre ?
Le théâtre dévoile la mystification que représente une certaine évidence sociale.
Le théâtre ne résout rien.
Le théâtre, établi dans la déchirure entre le temps du sujet et le temps de l'histoire, est l'une des dernières demeures de l'utopie.
Le théâtre est indispensable à ce qui nous rend humain.
Le théâtre c'est plus de la douleur que du bonheur. C'est cette douleur qui est une joie.
Le comédien revient toujours rôder autour de son théâtre.
Le théâtre doit faire des propositions qui permettent d'appréhender le chaos de la langue des médias et des modes. Sa langue doit être un foyer de réflexion.
Le thé est courtois, amical même, distant aussi, il rend excessif le copinage, l'effusion, tout le théâtre de la relation sociale.
Faire du théâtre exige une double aptitude : à la révolte et à l'admiration.
C'est cela le théâtre : c'est le désir de tous les autres.
Lorsque le coeur montre son cul, le théâtre devient un bordel.
Je vais employer un mot que je n'aime pas mais au théâtre quand je monte sur scène, c'est moi le patron ! Je choisis le volume de ma voix, j'applique le rythme et me place de la manière dont j'estime [...] ► Lire la suite
Demande-t-on au grand théâtre autre chose : nous représenter ce qui, dans le chemin unique d'un homme d'exception, rejoint l'aventure universelle ?
Le théâtre est une école de larmes et de rire, une tribune libre où l'on peut défendre des morales anciennes ou équivoques et dégager, au moyen d'exemples vivants, les lois éternelles du coeur et des sentiments de l'homme.
Le théâtre est le seul lieu où les crimes puissent se changer en métaphores, et les morts en vivants.
Pour représenter le monde entier, sa grandeur, il faut la petitesse du théâtre.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
Le théâtre n'est pas l'art de l'imitation ni du portrait-robot.
Au théâtre, il faut courir 5000 mètres chaque soir. Au cinéma, c'est 50.000 fois un mètre (et pas forcément dans l'ordre).
Au théâtre, le langage est tout.
Il faut revenir au théâtre pour redevenir attentif à notre destin dans la langue et saisir le grand mouvement de nos vies, que la scène restitue et rend visible.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.