L'argent est plus utile que la pauvreté, ne serait-ce que pour des questions financières.
L'essai donne un état du réel structuré par un raisonnement tandis que le roman est mouvant, il rend ce que la vie a de contradictoire, d'incohérent, de changeant.
J'attends que la sexualité se démocratise afin que chacun puisse révéler sa vraie nature sans en souffrir socialement.
L'air frais des champs ; voilà notre vraie place ; il semble que là l'esprit de Dieu entoure l'homme de son souffle, et qu'il soit soumis à une influence divine.
Il suffit de voir pour que la beauté existe.
L'amour fait comprendre le ciel mais ce beau coucher de soleil me rappelle que la vie passe.
La conversation de deux amis rend leurs biens et leurs maux communs. Elle augmente leur plaisir et diminue leurs peines, rien ne soulage tant la douleur que la liberté de se plaindre.
Le vieux proverbe militaire dit vrai : nul ne va jamais plus vite que la musique. Et Woodstock précède Facebook.
D'être hanté par mes vieilles obsessions, cela me rassure. Mieux vaut un cauchemar apprivoisé que la blessure à vif d'un souvenir récent.
La nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination.
La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l'utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
Si la société évacue la poésie comme mode d'expression non productif, c'est peut-être que la poésie est un foyer de contestation, un acte de résistance, une incompatibilité fondamentale avec le système dominant ?
Dans cette solitude, sachant que la seule barrière entre nous était ces deux mètres de terre, je songeai tout à coup : "Il faut que je l'aie de nouveau dans mes bras ! Si elle est froide, je me dirai [...] ► Lire la suite
A notre époque, les pizzas mettent moins de temps à arriver chez vous que la police.
On dit communément qu'on s'attache par ses bienfaits. C'est une bonté de la nature. Il est juste que la récompense de bien faire soit d'aimer.
Il me semble que descend sur moi la paix, que descend sur moi, au milieu de ce désordre, un ordre, un ordre calme, paisible et pur. Ma vie, mon bonheur. Ma vie sans quoi mon bonheur ne serait pas ce [...] ► Lire la suite
Concluons que la Providence Sait ce qu'il nous faut mieux que nous.
Le mépris vaut mieux que la pitié au malheur qu'on ne soulage pas.
Il peut être vrai que la fortune est maîtresse de la moitié de nos oeuvres, mais elle nous en laisse aussi gouverner l'autre moitié.
L'excès de richesse est peut-être plus difficile à porter que la pauvreté.
Le bonheur n'est pas situé dans les lointains, il n'est pas plus loin que la lune changeante.
L'apprentissage de la modération devient plus aisé quand on sait que la mort viendra au moindre abus.
Le double comme la morale sont deux façons de nier la réalité ou de nier le tragique. Ce sont deux aspects d'un même problème. Le double, c'est l'illusion. A chaque fois que la réalité est indésirable, l'homme a une imagination [...] ► Lire la suite
Je voyais des hommes audacieux, des femmes libres que la vie à deux avait démobilisés, affadis, dont la cohabitation avait émoussé l'acuité. Je haïssais le mimétisme des concubins, leur docilité à adopter les défauts du conjoint, leur complicité gluante et jusqu'à leur trahison qui les unit encore.
Existe-t-il au monde un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ?
La liberté n'est que la forme d'une grande idée dont nous n'avons pas complètement perdu le souvenir.
N'être pour soi pas trop sévère, et n'exiger des autres que la perfection.
Le coeur sent rarement ce que la bouche exprime.
Pour la retraite, la plume est moins utile que la tondeuse à gazon.
L'amour est profondément égoïste, tandis que la maternité tend à multiplier nos sentiments.
On ne peut voir que là où il n'y a plus aucune ténèbre de puissance. Le pouvoir aveugle, la gloire assombrit.
Je suis de ceux que la foule rassure On ne peut être rien que parmi des milliers.
Aujourd'hui les hommes de lettres prennent copie de leurs lettres afin que la postérité puisse sans trop de mal réunir leur correspondance.
La statistique a démontré que la mortalité dans l'armée augmente sensiblement en temps de guerre.
Nous avons besoin d'un mythe pour exprimer le fait obscur et inavouable que la passion est liée à la mort.
Mais qui a jamais pu vivre exclusivement dans les livres ? Qui a jamais vérifié que la vraie vie est ailleurs ?
Le mal ne cesse pas d'être mal parce que la majorité y participe.
Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que la littérature en ait une.
Le seigneur soit béni ! Tout ce que la franc-maçonnerie, c'est-à-dire le Diable, a entrepris depuis soixante ans contre l'Église et le pape en Italie a été réduit à néant.
J'estime que la gourmandise est une chance dans la vie.
C'est parce que la terre est une sphère que tout ce qu'elle engendre débouche sur des cercles vicieux.
La peur peut faire faire des choses bien plus dangereuses que la colère.
La vie n'est que la vie après tout, et l'on ne remporte, lorsqu'on franchit la frontière, que sa chemise et sa culotte.
On n'a encore rien trouvé de mieux que la force pour résister à la violence.
L'Histoire nous a appris que la vertu ne peut rien contre le vice et que, pour triompher des cyniques, il s'agit d'être plus cynique encore.
La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire.
C'est une chose étrange que la légèreté des Français.
Pleure sur un mort car lui manque la lumière ; pleure sur un sot car lui manque le bon sens ; pleure doucement sur le mort car il a trouvé le repos ; mais la vie du sot est pire que la mort.
Il paraît que la presse a tué un ministre Dis donc, par rapport à ce qu'elle en fait vivre c'est pas grave, hein ?
Le charme est plus fort que la beauté.