Celui qui rend violence pour violence ne viole que la loi, et non l'homme.
L'appétit qui vous vient en mangeant votre semblable n'est que la phase cruciale et remarquablement gastronomique de l'amour du prochain.
La joie panique, il est impossible de la garder pour soi-même ; celui qui l'a, s'il ne la partage ne fait que la toucher et la perdre.
Parce que la vie est un perpétuel recommencement, nous n'en avons jamais fini avec l'amour...
Mieux vaut la solitude que la présence d'un être qui, en dépit des apparences, reste sourd. Entend-on jamais le cri de ceux qu'on croit aimer ?...
Si un homme parle ou agit avec un mauvais esprit, la souffrance le suit d'aussi près que la roue suit le sabot du boeuf tirant le char.
Qu'est-ce que la vie, après tout ? La vie, c'est une série d'interruptions !... Dès que quelque chose va bien, il faut changer.
La joie est un plaisir que la conscience torture. On appelle joie les plaisirs qu'on se refuse pour se donner bonne conscience.
Les doutes sont plus cruels que la pire des vérités. Ce n'est pas seulement pour ce que nous faisons que nous sommes tenus responsables, mais aussi pour ce que nous ne faisons pas. Un amant dont la passion est extrême aime même les défauts de l'aimé.
Rien n'est plus odieux que la musique sans signification cachée.
On n'est plus fort que la femme qu'à condition d'être plus femme qu'elle.
Soyez autodidactes, n'attendez pas que la vie vous donne des leçons.
Il est extrêmement rare que la montagne soit abrupte de tous côtés.
En amour, il n'y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes ; le reste n'est que du remplissage.
Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce.
La foi, lorsqu'elle s'empare d'un esprit ou d'une âme, est plus forte que la raison scientifique.
C'est un grand agrément que la diversité. Nous sommes bien comme nous sommes : Donnez le même esprit aux hommes, Vous ôtez tout le sel de la société.
Froide est la douleur de croire que la chaleur ne reviendra jamais.
L'amour, l'amitié, l'estime ne forment pas des liens aussi solides que la haine commune.
Il suffit d'un moment de silence pour que le premier visage venu assure que la vie n'est pas une illusion, qu'il y a une vérité de la vie.
Le verrou de ma porte et les barreaux de la fenêtre ne m'ont pas séparé de la France. Je m'emplis de tous ses espoirs comme de l'air que je respire ; je baigne dans toutes ses misères. Je sens ma [...] ► Lire la suite
C'est cela l'amour : s'évanouir comme un souffle dans la chaleur d'une peau plus douce que la sienne, s'oublier et renaître.
Qu'est-ce apparemment que la santé des âmes sinon la bonté ? Et leur maladie, sinon la méchanceté ? Et quel est celui qui préserve les bonnes choses et chasse les mauvaises, sinon Dieu, le maître et le médecin des âmes ?
Du drame opératoire, le malade ne connaît jamais que la longueur de la cicatrice.
Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l'homme, ce n'est pas la mort, mais la crainte de la mort ?
Le plus grand homme n'est qu'un enfant que la vie a trompé.
De la hâte il ne reste que la fatigue.
Tu as le droit de tuer un animal pour t'en nourrir à condition que ta joie de le manger soit plus grande que la joie qu'il avait à vivre.
L'Angleterre a érigé la liberté pour les seuls Anglais, alors que la Déclaration des droits de l'homme, les Français l'ont "promulguée" pour tous.
La liberté demande le courage, l'initiative, le besoin de décider ce que la vie peut signifier.
Souviens-toi que la douleur élève les âmes vraiment grandes et que ce n'est que le vulgaire qu'elle rend méchant.
Si nos armées n'étaient faites que de chevaliers qui combattent par choix et par liberté, quelle plus grande beauté humaine pourrait-il y avoir que la guerre ?
Nous devons admettre que la préservation des libertés individuelles ne peut pas correspondre pleinement à l'image que nous avons de la justice.
Je veux dire, plus précisément, ceci : je crois que la normalisation, les normalisations disciplinaires, viennent buter de plus en plus contre le système juridique de la souveraineté ; de plus en plus nettement apparaît l'incompatibilité des unes et de [...] ► Lire la suite
Nous avons prouvé que la véritable force de notre nation ne vient pas de l'échelle de notre richesse mais de la puissance de nos idéaux - opportunité, démocratie, liberté et espoir.
Je ne veux pas que la peur change de camp, que la présomption passe de celui qui trouble l'ordre public à celui qui le défend. Si nous acceptons cette facilité de l'esprit sous le coup d'une émotion légitime et partagée, la République bascule.
Il faut que la société se mette à aider l'école plutôt que de lui demander de la réparer.
Ainsi que la vertu le crime a ses degrés.
Mieux vaut la honte sur le visage que la tache dans le coeur.
L'oeil ne porte aucune charge, mais il sait ce que la tête est capable de porter
Un mérite de la poésie, c'est qu'elle dit plus que la prise, et en moins de paroles que la prose.
La non-violence ne consiste pas à renoncer à toute lutte réelle contre le mal. C'est au contraire, contre le mal, une lutte plus active et plus réelle que la loi du talion.
On a dit que la révolution n'avait pas besoin de l'art mais que l'art avait besoin de la révolution. Ce n'est pas exact. Oui, la révolution a besoin d'un art révolutionnaire. L'art n'est pas pour le révolutionnaire ce qu'il était [...] ► Lire la suite
Et qu'est-ce donc que le destin ? Ce n'est pas la fatalité. Ce n'est que la volonté déguisée. Le désir ultime.
Il est temps de comprendre que la véritable spiritualité, c'est d'arriver à être vous-même l'expression vivante de l'Enseignement divin que vous suivez.
Cette insupportable colère qui étouffe le chagrin au point que le souvenir de l'être aimé n'est plus qu'un poison dans tes veines, et un jour tu te surprend à souhaiter que la personne aimée n'aie jamais existé pour être libéré de ta peine.
En apesanteur, un lit sans matelas est encore plus confortable que la plus moelleuse des couches sur Terre.
Je fais du théâtre pour ressentir les sensations que la vie ne m'apporte pas...
Tes baisers sont plus ardents que la flamme, et plus doux que le miel.
La mort est une valeur invariable alors que la douleur est une variable susceptible de croître indéfiniment.