Aussi longtemps que je serais chancelier, nous ne mènerons pas de politique coloniale. Nous avons une flotte qui ne peut pas naviguer et nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir un point vulnérable dans quelque partie éloignée du monde, qui échoira dans l'escarcelle des Français dès que la guerre commencera.
La retraite ? Je ne suis absolument pas pressée ! J'ai un futur sympathique jusqu'au jour où je serai mangée par mon boa, comme dans ma chanson, et que la vie s'arrêtera !
Sommes-nous donc si seuls, et même lorsque nous sommes aimés, que la moindre des complicités galantes nous éclaire et nous comble ?
Le nuage érotique devient parfois orage et retombe vers la terre sous forme de pluie pendant que la foudre défonce les couches de l'atmosphère. La pluie se redresse aussitôt sous forme de plante immobile.
Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.
Classer des milliers de livres et les transporter devrait constituer un exercice obligatoire pour tout postulant à l'écriture, ce qui l'inciterait sans doute à privilégier davantage la concision que la quantité.
Rien n'est plus naturel que la conscription, qui convient au despotisme, convienne aussi à la démocratie.
Il existe des femmes qui ne veulent accepter que la portion d'amour qui n'engage à rien.
J'aime la simplicité qui s'accompagne d'humilité.J'aime les clochards.J'aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau,sentir l'odeur des choses,en capturer l'âme.Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde.Parce que là est la vérité, là est la douceur, là est la sensibilité, là est encore l'amour.
A quoi bon chercher à porter longtemps nos vêtements alors que la vie elle-même est courte ?
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.
Rien ne sépare plus les générations que la musique. Au moment où un enfant a huit ou neuf ans, il a développé une passion pour sa propre musique qui est encore plus forte que ses passions pour la procrastination et les vêtements étranges.
Alors que la mondialisation économique s'accélère, la Chine et les États-Unis sont devenus économiquement très interdépendants. De telles relations économiques ne bénéficieraient pas d'une croissance soutenue et rapide si elles n'étaient pas fondées sur des avantages mutuels ou si elles n'apportaient pas de grands avantages aux États-Unis.
On s'est aimé tellement fort, que la réalité n'avait plus sa place. Et maintenant ça fait parti du rêve. J'en crève.
Les moeurs, c'est comme l'argent : il n'y a que la menue monnaie qui change de ville à ville. Ce qui a de la valeur et ce qui importe reste le même.
Avant tout, je sais que la vie d'un photographe ne peut pas être une question d'indifférence.
Une petite flamme de folie, si on savait ce que la vie s'en éclaire !
Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C'est en affirmant à la fois qu'il existe et qu'il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu.
On invente toute ce que la mémoire a pu oublier. On en rajoute.
L'ambition enivre plus que la gloire.
Je vaux beaucoup mieux que le trivial connard que la presse décrit.
Rien ne pose tant d'obligations à l'individu que la liberté.
'ai la certitude que la mort ne peut éteindre la flamme que j'allumée au Ghana et en Afrique. Longtemps, après ma mort, elle continuera de brûler et d'être portée haut, éclairant et guidant tous les peuples.
Des gens entrent dans votre vie et des gens la quittent... il suffit de croire que la vie a une route pour vous.
Si j'ai toujours défendu le sérieux budgétaire en temps de paix, c'est pour que la France n'ait pas à lésiner sur les moyens en temps de guerre.
Quelle logique il y aurait à un Etat palestinien exigu, divisé et surpeuplé, alors que la Jordanie est vaste, peu peuplée et habitée majoritairement par des Palestiniens.
Il n'y a plus que la radio qui chante. La chanson a cessé d'être un art populaire pour devenir une industrie lourde, avec ses cartels, ses investissements, ses transferts de vedettes et son imposture organisée.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
Alors que la philosophie enseigne comment l'homme prétend penser, la beuverie montre comment il pense.
C'est au cours d'un dîner copieux que la spiritualité de l'homme se manifeste avec le plus d'évidence.
L'esprit n'est souvent au coeur que ce que la bibliothèque d'un château est à la personne du maître.
L'amour doit être saisi en marée montante et avant que la vague se retire.
Je suis toujours ouvert envers les gens qui me disent que je me trompe parce que la plupart du temps, c'est le cas.
Les opinions des femmes ne sont que la suite de leurs sentiments.
Les mensonges font le tour de la terre tandis que la vérité essaie toujours de mettre ses chaussures.
J'ai toujours estimé que la qualité était très populaire et que les plus belles choses pouvaient être données au plus grand public.
Je ne pense pas que votre amour pour des choses qui sont plus grandes que la vie et plus colorées que la vie moyenne ne vous échappe jamais.
En ce moment, je reçois beaucoup de prix : Méditerranée, trophée Marianne, d'autres que j'ai oubliés... Quand les hommages pleuvent, c'est que la mort est proche.
Je n'ai rien contre les pauvres. Je crois qu'ils méritent aide et compréhension. Je dirai même plus. Je suis convaincue que la majorité des gens qui sont pauvres ne le font pas par méchanceté.
J'ai observé que la plupart des gens avancent pendant le temps que les autres perdent.
Je n'ai pas à croire ou à ne pas croire à l'innocence de Dreyfus. Mais je ne crois pas à sa culpabilité, parce que la vie m'a instruit à ne croire que ce que je comprends. Or, je ne comprends pas parce que, jusqu'à présent, on ne m'a fourni aucun mobile intelligible.
Il n'y a pas de place dans la haute montagne, disait-il, pour le fantastique, parce que la réalité y est par elle-même plus merveilleuse que tout ce que l'homme pourrait imaginer.
La faiblesse personnelle est aussi dangereuse que la violence d'autrui.
L'intensité de l'amour est une question de mesure à l'intérieur de chacun, et c'est bien ce qu'il y a de pathétique chez les humains que la faculté de s'accrocher à si peu... de s'accrocher à rien.
Il est évident que la concurrence, c'est la liberté. Détruire la liberté d'agir, c'est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer ; c'est tuer l'intelligence, c'est tuer la pensée, c'est tuer l'homme.
Il n'y a que la mort qui soit vivante dans ce singulier monde qu'on appelle la vie !
Dans mon enfance, les vieilles barbes disaient : gouverner, c'est prévoir. Ce n'est pas l'avis des jeunes barbes actuelles dont la spécialité est de construire des maisons sur les sites à avalanches, sous prétexte que la vue est plus belle.
Si une pièce, sur le papier, satisfait le lecteur de quelque façon, on peut juger que la pièce est mauvaise.
Les méchants accomplissent parfois de bonnes actions. Je suppose qu'ils souhaitent voir si cela donne un aussi grand sentiment de plaisir que la vertueuse revendication pour cela.
On dirait que la douleur donne à certaines âmes une espèce de conscience. C'est comme aux huîtres le citron.