Je pense que la liberté la plus suave pour un homme qui est sur terre consiste à pouvoir vivre s'il le veut, ans avoir besoin de travailler.
Ignorer la dureté de l'existence est à mon sens aussi stupide que sacrilège. Nous ne pouvons peut-être rien y faire, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler.
Pour Pentecôte, sous le cerisier, le berger goûte.
Nos espoirs sont grands. Notre foi dans le peuple est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce beau pays ne mourront jamais.
L'irrespect se perd. Heureusement, je suis là pour le rétablir.
Les livres et les films nous aident à prendre du recul. C'est pour ça qu'un livre c'est magnifique.
Toute société, pour se maintenir et vivre, a besoin absolument de respecter quelqu'un et quelque chose.
Les braves gens ne savent pas ce qu'il en coûte de temps et de peine pour apprendre à lire. J'ai travaillé à cela quatre-vingts ans, et je ne peux pas dire encore que j'y sois arrivé.
Les vieillards aiment à donner de bons préceptes pour se consoler de n'être plus en état de donner de mauvais exemples.
La mort pour certains hommes n'est pas seulement la mort : elle est la fin du propriétaire.
Pour inspecter notre propre cerveau, nous n'avons que nos propres cerveaux.
Il faut bien pécher de temps en temps pour mettre en valeur l'immense miséricorde du Père.
Toutes les doctrines d'action et de combat, avec leur appareil et leurs schémas, ne furent inventées que pour donner aux hommes bonne conscience, en leur permettant de se haïr... noblement, sans gêne ni remords.
A voir la manière dont on use auprès des malades dans les hôpitaux, on dirait que les hommes ont imaginé ces tristes asiles, non pour soigner les malades, mais pour les soustraire aux regards des heureux dont ces infortunés troubleraient la jouissance.
Il n'y a personne qui ait plus d'ennemis dans le monde qu'un homme droit, fier et sensible, disposé à laisser les personnes et les choses pour ce qu'elles sont, plutôt qu'à les prendre pour ce qu'elles ne sont pas.
Quand on chérit le plaisir, il ne faut pas philosopher pour le diminuer.
Le djinn, si vieux soit-il, est encore capable de faire des grimaces pour affoler les enfants.
Ils marchaient sans savoir dans quelle direction. Il y avait trop à penser, à ressentir et à dire pour prêter attention à d'autres objets.
Parfois, vous devez aller au mauvais endroit juste pour montrer que vous n'avez pas peur d'y aller.
J'ai toujours détesté les politiques, car je déteste que l'on s'occupe de moi. Je respecte certains gestes. Mais on nous prend pour des enfants
Quand vous ne faites rien, vous vous sentez dépassé et impuissant. Mais lorsque vous vous impliquez, vous ressentez un sentiment d'espoir et d'accomplissement qui vient du fait de savoir que vous travaillez pour améliorer les choses.
On ne demande conseil que pour appuyer ses convictions.
Les hommes n'ont pas toujours besoin de raisonner leur conduite pour la conformer à leurs intérêts.
Il n'y a pas de grands et de petits yeux : il y a des yeux qui ont une âme et d'autres qui n'en n'ont point. Dieu est pour le regard l'unique costumier.
Pour trouver Dieu en réalité, il faut descendre jusqu'à cette profondeur de soi où l'homme n'est plus qu'image de Dieu ; là même où au jaillissement de soi, il ne se trouve plus que Dieu.
Je puis m'imaginer une époque où nos idées religieuses paraîtront tout aussi singulières que l'est pour nous l'esprit chevaleresque.
Il y a deux sujets dont on ne peut parler avec autorité qu'après expérience : Dieu et l'amour. Comme il faut bien attendre de mourir pour faire l'épreuve de Dieu, reste l'amour.
Le Français est un paresseux qui travaille beaucoup. L'Anglais un paresseux qui ne fait rien. L'Allemand un travailleur qui se donne du mal. L'Américain, un travailleur qui sait s'arranger pour ne pas faire grand chose.
Les leçons de l'infortune sont presque toujours un bienfait. Elles ne sont funestes qu'aux âmes viles qu'elles paralysent pour toujours.
Ne dis pas à quelqu'un que tu l'aimes pour changer d'avis par la suite. L'amour, ça n'est pas comme choisir le film que l'on a envie de voir.
Nous achetons pour la sensation de bien-être que procure le fait d'acheter.
Pour écrire heureux, écrivons cachés.
Le bon terreau pour un changement de paradigme, c'est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d'inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
La principale chose, pour un homme, est de connaître la bienséance et la musique ; pour un arbre, le plus important est de pousser des feuilles et des branches.
De toutes nos vertus, il n'est que la patience que nous perdons pour rien.
Pendant des semaines, on nous avait dit : travailler plus pour gagner plus, et aujourd'hui, cela va être : travailler plus pour payer plus.
L'amour viendra vous trouver, juste pour vous rappeler qui vous êtes.
Nous sommes là pour montrer aux gens que tous leurs rêves peuvent exister, pas pour leur dicter une façon de penser ou de ressentir.
Jusqu'à aujourd'hui, j'ai vécu 40 ans qui en valent au moins 70. Ma vie a été bien remplie : je suis sorti de Fiorito pour atteindre le toit du monde, là haut, tout en haut de la célébrité. Mais une fois arrivé là, j'ai dû me démerder tout seul.
La vie est courte pour celui qui la compte en années, et longues pour celui qui la compte en secondes.
Le flatteur est comme l'eau de Cologne, fait pour être senti et non avalé.
Il n'y a que les êtres heureux pour savoir ce qu'est la véritable souffrance.
Notre morale ? Une houppette pour nous-mêmes, une étrille pour les autres.
C'est simple : pour empêcher un Haïtien de rêver, il faut l'abattre.
J'avais toujours pensé sottement que la dépression nerveuse était un terme inventé pour exprimer une espèce de faiblesse psychologique, un manque d'énergie. Maintenant, je suis persuadé du contraire, et je l'explique dans mon livre en montrant que c'est le corps qui commande et qu'il n'y a aucune énergie à opposer aux décisions du corps dépressif.
Nous sommes à une époque où les hommes n'arriveront jamais à perdre assez de temps pour conjurer cette fatalité de passer leur vie à en gagner.
Tant que l'on n'est pas prêt à affronter éventuellement la contrariété des autres, ce n'est jamais le moment pour s'affirmer...
"Mon ami" pourrait ne durer qu'un jour. "Mon collègue" dure pour toujours.
Le succès consiste à avoir la confiance nécessaire pour viser quelque chose même si cela semble impossible.
Les aliments santé peuvent être bons pour la conscience, mais les Oreos ont un goût bien meilleur.