Les publicitaires se prennent pour des procréateurs. Ils ne sont que des accoucheurs.
Il y a une mesure pour tout : dès qu'on en sort, on la dépasse.
Notre mépris pour la nature a causé cette pandémie.
Quiconque se met à vivre avec des raisons, c'est qu'il est mûr pour la péripétie.
Je crois aux choses autant qu'il faut pour en être le maître, pas assez pour en être esclave.
Les Duos pour piano et violon d'Henri Reber, d'un art si délicat, inconnus aux amateurs de nos jours qui préfèrent au pur jus de la treille servi dans des vases de cristal, les breuvages empoisonnés présentés dans des coupes d'or. Il leur faut l'orgie, des lambris somptueux, un luxe écrasant.
Je me demandais ce qui, plus tard, nous serait commun. Déjà, nous n'avions ni le même physique, ni la même histoire. Lorsqu'il pourra choisir, pourquoi pencherait-il pour une nationalité mineure, une religion vaincue et des moeurs attardées ? Peut-être ne se souviendra-t-il que de sa mère et cherchera-t-il à m'oublier comme une tare familiale !
Selon l'anthropologue Jean-Pierre Digard, cet amour croissant pour quelques bébêtes que l'on cajole est le pendant nécessaire des cruautés que l'on fait subir à toutes les autres. Une manière de nous racheter, en somme.
Ce livre n'est pas un manifeste, il n'y a plus le temps pour cela. Ce livre est un cri d'alarme.
Être aimé est différent d'être admiré, car l'on peut être admiré de loin, alors que pour aimer réellement quelqu'un, il est essentiel de se trouver dans la même chambre, et si possible sous le même drap.
Pour moi, la chose la plus importante a toujours été le tennis.
Le plus grand des secrets pour écrire de bonnes comédies est de ne pas avoir de vanité d'auteur !
Les chiffres derrière la virgule sont pour les bureaucrates.
Il n'est pas bon, pour un médecin, d'admettre qu'il ne se sent pas bien.
Il faut faire quelque chose de nouveau pour voir quelque chose de nouveau.
Il faut que la beauté soit sensible, qu'elle nous procure une jouissance immédiate, qu'elle s'impose ou s'insinue en nous sans que nous ayons aucun efforts à faire pour la saisir. Voyez Léonard de Vinci, voyez Mozart. Voilà de grands artistes !
Peut-être encore pour quelques loupsQuelques malheureux sangliersQuelques baladins, quelques fousQuelques poètes démodésIl y a toujours quelqu'un pour quelqu'unIl y a toujours une sociétéNon, ce n'est pas fait pour les chiensLe Club Méditerranée.
Pour les jeunes, l'éducation, la surveillance, sont à la base de tout. Hélas, on procède à l'envers. C'est un peu comme les parents qui bien souvent ne s'occupent de leurs enfants qu'à partir de leur majorité.
Parfois une apparente ressemblance de caractère va rapprocher deux hommes et les unir pour un certain temps. Mais leur erreur devient peu à peu évidente, et ils s'étonnent de se trouver non seulement éloignés, mais même repoussés, en quelque sorte, à tous leurs points de contact.
Vous ne devez pas nécessairement être dans la misère pour avoir du talent.
Quand je suis venu pour la première fois aux États-Unis, en visite, j'étais absolument fasciné par New York.
Nos corps sont faits pour nourrir et câliner et toutes ces choses étonnantes qui viennent avec une maman.
C'est terrifiant, cet amour inconditionnel que vous avez pour un enfant. Je me demande toujours si il est vraiment venu de moi, de mon ventre. C'est un miracle. Je ne le comprend pas. Je le vis très intensément.
Dans la vie, chaque chose a son bon côté. C'était amusant de poser en maillot de bain, le corps luisant, et de devenir l'homme le plus musclé du monde. D'être payé des millions de dollars pour combattre un prédateur venu de l'espace.
J'aperçois des barreaux à travers lesquels le soleil lui comme une marâtre, et le zéphyr, pour votre tourment, semble vous apporter les soupirs de la bouche dont vous ne devez plus sentir les doux baisers.
Pour un industriel, l'argent c'est de l'argent. Pour un banquier, l'argent, c'est de l'argent plus une date.
Le bureau n'a jamais cessé de me plaire pour la simple raison que je ne le vois pas. Il me permet d'exister.
Il n'y a que l'amour pour absoudre les écorchures de l'amour.
Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de se croire digne de le trouver sans l'avoir cherché.
Il n'y a pas de cimetière assez grand pour engloutir le passé.
Que nul n'attribue à soi-même les victoires qu'il doit à la grâce. Nous n'avons de force que pour le mal : tout le bien vient de Dieu en acte ou en volonté.
Les diplomates ont été inventés simplement pour perdre du temps.
En petite culotte et tétons armés, elle jouit de tout son long de son gazon frais coupé. Elle va droit au but, sans se faire suer, pour rien ni pour personne. Je l'ai toujours un peu à l'oeil, elle m'impressionne.
Il avait une dent en or juste là, tellement au milieu qu'on aurait dit qu'il l'avait mise en vitrine pour la vendre.
Les heures de la nuit sont filles de la peur ;Leur souffle fait mourir l'âme humble des veilleuses,Cependant que leurs mains froides et violeuses,S'allongent sous les draps pour saisir notre coeur.
Pour allonger ta vie, diminue tes repas.
La raison pour laquelle j'ai placé les questions féminines au centre de la politique étrangère américaine n'était pas parce que j'étais féministe, mais parce que nous savons que les sociétés sont plus stables si les femmes sont politiquement et économiquement autonomes.
C'est le comble de la folie que de se proposer la ruine des passions. Le beau projet que celui d'un dévot qui se tourmente comme un forcené pour ne rien désirer, ne rien aimer, ne rien sentir, et qui finirait par devenir un vrai monstre, s'il réussissait !
Pour la collection, je suis comme un peintre ou un écrivain. Je peux ou non être un personnage dans ma propre histoire.
L'homme est en effet le seul mammifère suffisamment évolué pour penser enfoncer des tisonniers dans l'oeil d'un lieutenant de vaisseau dans le seul but de lui faire avouer l'âge du capitaine.
Pour être avare, il ne faut que la paresse, l'inaction. C'est pour cela que l'avarice est contagieuse.
La santé n'est qu'un mot, qu'il n'y aurait aucun inconvénient à rayer de notre vocabulaire. Pour ma part, je ne connais que des gens plus ou moins atteints de maladies plus ou moins nombreuses à évolution plus ou moins rapide.
Que la science que nous acquérons par la lecture ne soit pour nous que le ciseau du sculpteur ; qu'elle nous aide à tailler le bloc de pensées et de sentiments qui fait le fond de nous-mêmes.
On aime les filles pour ce qu'elles sont, et les fils pour ce qu'ils promettent d'être.
Le chinois n'est jamais du chinois pour un Chinois.
Pour beaucoup de gens ce sont leurs propres résolutions qui sont causes de leurs malheurs.
Nous sommes tous à la recherche de l'être unique qui est fait pour nous. Mais lorsque l'on a eu un certain nombre de liaisons, on commence à se douter que la personne idéale n'existe pas, mais qu'il existe plutôt une variété d'imperfections.
L'homme qui relit et qui tient la plume pour se corriger est plus ou moins un autre homme que celui du premier jet. Il y a deux choses que l'expérience doit apprendre : la première, c'est qu'il faut beaucoup corriger ; la seconde, c'est qu'il ne faut pas trop corriger.
Il faudrait que les hommes, en plus de leur intelligence, aient la bonté. Et pour l'avoir il suffirait qu'ils laissent en eux une plus grande place au rêve.
L'Allemagne et l'Italie sont en excédent, alors que la France continue de creuser son déficit. La raison est simple : depuis dix ans, nous avons laissé tomber notre industrie, alors que nos voisins se sont battus pour la conserver.