Les guerres sont toujours justes pour ceux qui en ont la nécessité.
L'au-delà désormais, même pour les croyants, c'est d'abord la descendance. Est immortel également tout ce qui nous grandit: les amitiés nouées, les amours vécues, les passions partagées, les engagements pris avec d'autres, les bienfaits prodigués.
Celui qui se laisse façonner par la société, qui adopte pour règle de ses jugements l'opinion, pour limité de ses actes la coutume, se maintient à mi côte des grandes vertus et des grandes fautes, et se préserve de ces pénibles vertiges de la conscience.
Nous, les avocats, sommes toujours curieux, toujours inquisiteurs, ramassant toujours des bric-à-brac pour nos esprits disparates, car on ne sait pas quand et où ils peuvent s'insérer dans un coin.
Si les papas sont obligés de monter des grues et faire des grèves pour leurs droits de pères, c'est que les magistrates sont sectaires.
Je demande aux acteurs d'écouter certaines musiques pour se mettre en condition, eh bien je me suis mis aussi à le faire. J'ai des playlists en fonction des personnages que je joue.
Dans un avion moderne, vous savez que vous volez plus vite que le son lorsque l'hôtesse vous lance une gifle avant que vous n'ayez ouvert la bouche pour lui débiter quelques gauloiseries.
A partir d'un certain âge, les femmes se prennent toutes pour leur fille.
Il n'est pas de contact plus agréable, ni plus chaud et roboratif que celui d'un officier de carrière, et je donnerais la conversation de dix académiciens pour celle d'un général Mercier, d'un Marchand ou d'un Baratier.
Au théâtre, je donne tout. Je ne joue pas simplement pour le spectateur du premier rang, je joue aussi pour celui qui est au dernier rang du quatrième balcon. Il faut que je donne, que j'envoie, que je projette vocalement et gestuellement. Au cinéma, je n'ai rien à faire.
Les jeunes gens porteurs des candélabresEtaient d'une grande beauté.Sur chaque candélabre brûlaient dix chandelles pour le moins.D'un graal tenu à deux mainsEtait porteuse une demoiselle,Qui s'avançait avec les jeunes gens,Belle, gracieuse, élégamment parée.
Les Américains sont responsables non seulement d'avoir vraiment lancé beaucoup de choses dans de nombreux pays, mais aussi de donner aux gens la confiance nécessaire pour faire des choses qu'ils n'auraient peut-être jamais pensé faire.
Le sac prend toujours parti pour le rapiécetage.
On n'a qu'une viePourquoi la partager ?Pourquoi vivre à deuxSi c'est pour vivre à moitié ?Faut pas mélangerL'amour et la pitiéQuand on est malheureuxOn l'est bien plus à deux.
Le message s'achevait sur une profession de foi : en Chine, "la soumission ne conduit qu'à la honte, alors qu'un ton ferme permet de l'emporter, pour peu que la position défendue soit raisonnable."
La propriété monopolisée ou détenue par quelques-uns est une malédiction pour l'humanité.
Je dis toujours oui a priori, je trouve insupportables les gens qui disent toujours non. Cette méthode n'a pas dû être mauvaise pour en arriver là où j'en suis ! Mitterrand faisait cela, il laissait les choses croupir, et ensuite il prenait les décisions. Jospin, lui, avait théorisé l'équilibre. Il fallait toujours être à l'équilibre.
Au cinéma vous écrivez pour séduire, pour que les gens sortent de chez eux, alors que sur le petit écran, vous écrivez pour ne pas les heurter et qu'ils restent devant leur poste.
Celui qui n'agit que pour lui-même est un insecte, pas un homme.
C'est une rare volupté, devant l'excès de la louange, que de se sentir pour une fois sincèrement modeste.
Pour avoir trop cru que le développement était le produit du capital et du travail, on a investi, on a embauché ; et on s'est étonné que le développement ne fût pas au rendez-vous.
Il y a des heures pour les livres comme pour l'amour.
C'est ça, pour moi, l'instinct de liberté. S'affranchir de ce qu'on a gagné et de ce qu'on a perdu pour l'offrir aux autres.
Un homme couvert de crimes est toujours intéressant. C'est une cible pour la miséricorde. C'est une unité dans l'immense troupeau de boucs pardonnables, pouvant être blanchis pour de salutaires immolations.
Les patrons sont comme les chats dans un litière. Instinctivement, ils remuent tout pour cacher ce qu'ils ont fait.
Aucun motif particulier pour vivre, sauf la coutume et l'habitude de celui-ci.
e ne fais absolument rien. Je rentre chez moi et j'y reste. Je me lave chaque jour, et voilà. Un mois je me laisse pousser une moustache, juste pour dire que j'ai fait quelque chose.
Les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout.
Mais les gens eux-mêmes changent tellement, qu'il y a quelque chose de nouveau à observer en eux pour toujours.
Pour pardonner à la raison le mal qu'elle a fait à la plupart des hommes, il faut imaginer par nous-mêmes ce que serait l'homme sans sa raison. C'est un mal nécessaire.
Gouvernement : Qualifié d'opérationnel quand il dispose d'une batterie de ministres assez vantards ou assez inconscients pour assurer - contre toute évidence - qu'ils résoudront très rapidement les problèmes insolubles depuis des décennies.
Pour que Charb, Cabu et les autres ne soient pas morts pour rien, laissez-nous l'ouvrir et risquer notre peau.
Air. Substance nutritive généreusement fournie par la Providence pour engraisser les pauvres.
On tourne une pensée comme un habit, pour s'en servir plusieurs fois.
J'veux pas travaillerJuste pour travaillerPour gagner ma vieComme on dit !J'voudrais seul'ment faireQuelque chose que j'aimeJ'sais pas c'que j'aimeC'est mon problème.
Vous n'êtes jamais trop vieux pour quoi que ce soit !
T'as toujours un mec qui te surveille. C'est le Français. Même dans votre métier, il y en a toujours un qui appelle pour dire: "Depardieu est bourré, il est au poste, là..."
C'était le point le plus bas de ma vie. J'ai juste continué à penser: «Qu'ai-je fait pour mériter ça? Je n'ai pas vu le but de la vie.
Illustre. Idéalement placé pour les flèches de l'esprit, de l'envie et du dénigrement.
L'amour est pour le coeur comme les parfums, les fards et les parures pour le corps.
Organisation qui reproduit curieusement, à la fin du XXe siècle, le modèle césarien, si remarquablement mis au point par la légion romaine, puis par l'Empire romain. Mais le césarisme ne s'incarne plus en César. Il est devenu collectif. Hier, un roi se prenait pour l'État; aujourd'hui, l'État se prend pour le roi.
Même s'ils le voulaient, les Etats n'auraient pas les concepts pour changer.
Vous devez utiliser ce que vous avez pour obtenir exactement ce que vous voulez.
Avant, un vieux, c'était quelqu'un qui savait des choses sur la vie, et qu'on écoutait. Maintenant, un senior, au mieux - c'est-à-dire quand il est riche, bien sûr - c'est un acheteur potentiel de biens et services à la personne. Sinon, il est bon pour l'incinérateur.
On n'est point un homme d'esprit pour avoir beaucoup d'idées, comme on n'est pas un bon général pour avoir beaucoup de soldats.
Je l'ai attendue. Le silence se couvrait de fleurs pour hâter les progrès de l'ombre. Je revoyais des hivers perdus et les brouillards qui avaient bleui la terre. Sous les ciels gris, les ruisseaux emportaient, avec un grand bruit d'argent, une moisson de fleurs.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les femmes arabes se voilent de plus en plus. Dans les années 50, elles n'étaient pas autant voilées, et ça, ce n'est pas normal pour moi.
L'erreur depuis déjà des décennies, c'est qu'on fait des chansons pour les enfants, d'autres pour les jeunes, les vieux, et maintenant les immigrés. Alors que la chanson doit unir les générations.
Les alentours de la trentaine, c'est un âge critique, pour un homme, celui où l'on fait les grosses bêtises, ou plutôt l'âge où les bêtises que l'on fait commencent à être irrémédiables.
Si on construisait les routes comme on construit Internet, chacune serait dotée de caméras et de micros de surveillance auxquels nul n'aurait accès sauf la police, ou quelqu'un qui réussirait à se faire passer pour la police.