Dommage qu'on ne puisse pas donner ce qu'on ressent, parce que j'aimerais vous donner ce que je ressens comme une fleur.
Dieu sait qu' je n'ai pas le fond méchant,je ne souhait' jamais la mort des gens ;Mais si l'on ne mourait plus,J'crèv'rais d'faim sur mon talus...J'suis un pauvre fossoyeur.
L'opportunité ne restera pas ouverte indéfiniment.
Dans certains de mes propos, j'ai blessé des gens. Je pense qu'on peut bouger les choses sans blesser les gens, et c'est ça que je ne referais plus. Au moment où je l'ai fait, je n'ai pas mesuré que je blessais.
Un bon livre se retrouve toujours entre les mains d'un lecteur libre. Sinon il n'y reste pas longtemps, car le mauvais lecteur cherche à se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à ce qu'il a déjà lu. Un livre-pute n'est jamais loin de devenir un livre-culte.
Si le phénomène observé n'est pas nouveau il a été décrit depuis longtemps. S'il est nouveau, il est impossible.
Les rédacteurs en chef des journaux actuels n'ont pas le temps de lire les journaux ; ils passent leurs journée en réunions avec d'autres rédacteurs à essayer de savoir quoi faire avec internet.
On ne se suicide pas parce que l'on est désespéré, on se suicide pour garder un peu d'espoir.
Il ne faut pas chercher cette situation inouïe des âmes supérieures en un autre point de l'histoire que cette fin de siècle, où le mépris de toute transcendance intellectuelle ou morale est précisément arrivé à une sorte de contrefaçon du miracle.
Ce n'est pas "je" qui agit, c'est la logique automatisée des agencement sociaux qui agit à travers moi en tant qu'Autre.
Ne chargeons pas nos souvenirs avec une lourdeur qui a disparu.
Le test d'un gouvernement n'est pas à quel point il est populaire auprès de quelques puissants et privilégiés, mais à quel point il traite honnêtement et équitablement les nombreuses personnes qui doivent dépendre de lui.
Il ne s'agit pas de refuser l'autorité du pouvoir, nous sommes par bonheur en démocratie, mais d'intervenir au quotidien, au difficile équilibre entre le désordre et les excès de l'ordre.
J'ai appris que l'amour n'est pas possessif et que l'amour n'attendra pas. Maintenant, j'ai appris que l'amour a besoin d'expression, mais j'ai appris trop tard.
On ne va pas se réveiller avec le Front national !
Je ne vois pas beaucoup de films. Parce que je les fais.
Je ne comprends pas qu'ils ne sachent pas au moins garder le silence devant une oeuvre d'une telle beauté, beauté irritante, peut-être exaspérante même, parce que l'auteur, avec tout son génie, touche à des choses très graves avec une sorte d'insolence qui fait peur.
La plupart des gens dans le monde ne veulent pas vraiment être libres. Ils croient seulement le vouloir. Pure illusion. Si on leur donnait vraiment la liberté qu'ils réclament, ils seraient bien embêtés. En fait, les gens aiment leurs entraves.
Toute affaire que l'on me propose est mauvaise, car si elle était bonne, on ne me la proposerait pas.
Avec la foi, on ne fait pas grand chose ; sans la foi, rien.
Ne cherche pas souvent l'amour dans les prés, tu risques de te berner par l'odeur des fleurs, après une nuit de délices, gare au réveil, mieux temporiser son ardeur et rester tout près.
L'amour ne se transmet pas par des mots ou par des explications. Il s'exprime par des gestes plutôt que par des idées, par un ton de voix plutôt que par des paroles.
L'amour affirme, engage, entraîne, l'amitié attend. Chacun a d'égales richesses, mais elles ne sont pas du même ordre. Aimer d'amour, c'est partir à la conquête des étoiles et tout risquer pour un embrasement du ciel.
Ne blasphémez pas contre les dieux, quand il arrive un malheur ; examinez plutôt vos propres fautes.
Par conséquent, la question importante du sens de l'être n'est pas : pourquoi y a-t-il quelque chose et non rien - question leibnizienne tant commentée par Heidegger - mais : est-ce que je ne tue pas en étant ?
Ah ! Ces anciennes maitresses, une fois mariées, il n'y a pas plus bégueules qu'elles.
Savez-vous, lui dis-je, que la terre est ronde, et que notre grand pays n'est pas au milieu, après tout ? Il n'occupe, avec les autres contrées, qu'une parcelle de terre et d'eau sur la surface du monde.
Tout être émet un climat, une humeur générale qui est sa longueur d'onde. Elle le suit pas à pas, quoi qu'il fasse, et s'inscrit dans la mémoire comme la synthèse de son passage.
Ecrire n'est pas choisir son récit. Mais plutôt le prendre, dans ses bras, et le mettre tranquillement sur la page, le plus tranquillement possible, le plus tel que possible.
Un être vraiment raisonnable ne dit jamais : je crois ou je ne crois pas. Il réfléchit, il vérifie, il expérimente longtemps les choses, et à la fin il peut dire non pas je crois mais je sais.
Si tu as des affaires, ne consulte que des gens probes et intelligents ; soit que tu en aies ou que tu n'en aies pas, ne prête pas l'oreille aux discours des petits esprits.
Les gentillesses sont facilement oubliées ; mais des blessures ! quel homme digne n'y pense pas ?
Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.
Heureusement, il reste toujours quelque chose à récolter. Alors ne soyons pas oisifs.
Les femmes pudiques se donnent les yeux fermés, pour ne pas assister à leur chute.
Les scientifiques sont arrêtés par l'idée de l'absurde, de l'hérésie scientifique, l'artiste rien ne l'arrête, il n'est pas embarrassé par la science...,C'est ainsi qu'il pénètre derrière les portes fermées à la science.
Admirons les grands maîtres ; ne les imitons pas.
Le manque d'argent est tellement le mystère de ma vie, même lorsque je n'en ai pas du tout, il a l'air de diminuer. Le manque d'argent est la forme de ma captivité.
On peut nommer le Dieu Très-Haut de tous les noms ;Comme on peut par ailleurs ne Lui en attribuer aucun.Dieu : Il est rien et Il est tout, et ce sans arguties.Essaie donc de m'indiquer ce qu'Il est, aussi ce qu'Il ne serait pas.
Qu'un homme meure demain, après - demain ou plus tard encore... cela ne change rien. Car si dieu n'existe pas, alors cette vie... la moindre des secondes qui la composent... représente tout ce que nous possédons.
J'essaie de prêcher l'idée que si nous ne prêtons pas attention à l'histoire, nous sommes destinés à la répéter.
Pensez-vous que Dieu me séparerait de mon mari si je me suicidais? J'ai l'impression de sortir de mon esprit parfois. Est-ce que Dieu ne comprendrait pas que je veux juste être avec lui ?
Je n'aime pas la vie à Moscou. Vous vivez ici non pas comme vous voulez vivre, mais comme les vieilles femmes le veulent.
En face de Gérard Depardieu, on ne minaude pas.
C'était marrant, les premières bricoles en musique... Je ne connaissais tellement rien que ma première guitare, une Lucky 7, je l'ai branchée directement sur le secteur et elle a explosé. Je ne savais pas qu'il fallait un ampli.
Le malheur de tout homme d'idée, c'est-à-dire d'ambition, c'est de ne jamais vivre le présent. Il ne le jouit pas, il ne le goûte pas, il le franchit sans cesse et il le saute. Il vit sans cesse en avant, aspirant l'avenir.
Il n'est pas certain que tout soit certain.
Il faut écouter les vieillards : il y a toujours dans ce qu'ils disent un peu de vérité. Mais il ne faut pas leur obéir, car ils ont perdu ce qui faisait leur force : la jeunesse.
Mais comme vous, je pense que l'oeuvre que j'ai à faire est en dehors de l'enceinte législative. » I, p.138 - « Je ne suis pas né à une époque où ma place soit sur la scène de la politique active.
J'ai toujours su que je ne serais jamais la prochaine reine. J'aimerais être une reine des coeurs des gens, dans les coeurs des gens, mais je ne me vois pas être la reine de ce pays. Je ne pense pas que beaucoup de gens voudront que je sois reine.