On n'a pas toujours les pensées les plus justes mais on a besoin de les sortir.
Maintenant, à l'approche de la quarantaine, j'essaie de contrôler un peu l'affaire. Si je ne veux pas que mon corps prenne son indépendance, il faudrait qu'entre lui et moi s'installe ce qu'on appelle communément "le sport" ! Chez moi, ce n'est pas une évidence.
Il doit y avoir plus de femmes qui soutiennent les femmes. Pas seulement dans la mode, en général.
Vous devez aimer ce que vous faites, et vous devez en avoir besoin comme si vous aviez besoin d'air. Et il n'y a rien d'autre qui me donnerait le même degré de satisfaction que d'être acteur, c'est pourquoi je ne peux pas m'en éloigner.
le siège unique ne peut pas être pensé exclusivement pour Bruxelles.
L'écriture de "L'Ultime auberge" était tout simplement inévitable si je ne voulais pas cesser d'écrire.
Les occasions sont indifférentes, l'usage qu'on en fait ne l'est pas.
L'homme n'a pas moins besoin de liberté que l'âme d'un corps.
Tant que l'objet que nous désirons n'est pas là, il nous paraît supérieur à tout ; à peine est il à nous, nous en voulons un autre et notre soif reste la même.
Ca ne se regrette pas, l'amour.
Le contraire du rire, ce n'est pas le sérieux, c'est la réalité.
La presse a tous les droits... La défendre depuis trente ans n'interdit pas un regard critique !
Beaucoup prétendent n'y pas croire, et le conjuguent seulement au passé inconscient, au futur impossible.
Tout est dit dans mes chansons. Seulement, ce n'est pas raconté de façon prosaïque, c'est enjolivé. L'essentiel est dedans...Alors à quoi bon en parler ? Si je me mets à parler, ça perd de son intérêt. Moi, je suggère. C'est le public qui fait le reste.
Je n'aime pas qu'on me qualifie, car j'ai fait tellement de choses.
De toutes mes partenaires féminines, la seule avec qui je n'ai pas couché, c'est Jack Lemmon.
Je déteste la célébrité. Je ne la supporte pas.
Je n'aime pas l'idée d'avoir une opération pour retarder le processus de vieillissement.
Nous vivons dans un monde moderne, et dans la musique contemporaine, le fait central est la contamination. Pas la contamination de la maladie mais la contamination des styles musicaux. Si vous trouvez cela en moi, c'est bien.
Je ne voudrais pas être Dieu, ce doit être terrible d'être toujours infiniment quelque chose.
Si nous n'avions point d'orgueil, nous ne nous plaindrions pas de celui des autres.
Quel est celui de ces deux pronoms démonstratifs qui est le meilleur : cela, ça ? Si c'est ça ce n'est pas cela et si c'est cela ce n'est pas ça.
La vérité n'existe que voilée. Et le problème, ce n'est pas de soulever le voile, c'est de faire croire qu'il existe une vérité. Elle est multiple. La vérité ne doit être ni sacralisée ni instrumentalisée.
Je ne savais pas qu'il était possible d'être aussi misérable et de vivre mais on me dit que c'est une expérience courante.
On ne part pas en vacances pendant la période de confinement.
Il paraît qu'on n'apprend pas à mourir en tuant les autres.
Un bon livre se retrouve toujours entre les mains d'un lecteur libre. Sinon il n'y reste pas longtemps, car le mauvais lecteur cherche à se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à ce qu'il a déjà lu. Un livre-pute n'est jamais loin de devenir un livre-culte.
S'il y a la moindre vie après la mort, nous le saurons bien assez tôt. S'il n'y en a pas, nous n'existerons plus pour nous plaindre et dire qu'on nous a menti.
Il n'y a pas à dire, l'homme et la femme sont bien faits pour aller se compléter : lui, il désire avant d'aimer ; et elle, elle a besoin d'aimer avant de désirer.
Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu'on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques ?
On ne fait pas ce qu'on veut. On veut, et on vit : cela fait deux.
Nous ne renonçons pas aux biens que nous nous sentons capables d'acquérir.
On ne se souvient vraiment que de ce qui vous était destiné. La mémoire ne lit pas les lettres des autres.
En choisissant le succès, on ne choisit pas son public.
- L'homme est pas fait pour travailler, c'est pas naturel.- C'est anomalique.- Mais oui...
Au moins, quand la femme est riche et que l'amant ne l'est pas, ce qu'il ne peut lui offrir elle se l'offre elle-même ; et quoique ce soit ordinairement avec l'argent du mari qu'elle se passe cette jouissance, il est rare que ce soit à lui qu'en revienne la reconnaissance.
Je ne l'ai pas connue à ses débuts mais cela fait tout de même quarante ans que nous nous fréquentons : la télévision aura été - est encore- l'une de mes occupations favorites. J'ai pour elle plus d'amour que de détestation.
Aucun point de l'espace et du temps ne peut être privilégié. Et s'il existe une suite logique d'événements suggérant qu'un moment donné serait effectivement privilégié, il ne faut surtout pas conclure à une coïncidence.
Je suis pas un gars de la syntaxe. Je suis de la syncope. Du bouleversement ultime. Je me fous du verbe et de son complément. Faut pas faire le malin avec les mots. Faut les aimer. Ça file du bonheur, les mots.
Le colonisé réagit en refusant en bloc tous les colonisateurs. Et même, quelques fois, tous ceux qui leur ressemblent, tout ce qui n'est pas, comme lui, opprimé.
De toute façon c'est un héros - blanc ou noir n'importe - d'une dimension peu ordinaire. Qu'on vienne pas nous amuser avec des gugusses comme Tapie. Il aurait tout juste ouvert la portière de la traction avant de monsieur Joseph, Tapie, heureux du poste... une promotion.
Vous voyez, dans tous les domaines, sciences, géopolitique, on joue aux apprentis sorciers. Et après on essaye de réparer comme on peut les dégâts qu'on a causés, mais avec toujours la même morgue et en prétendant que ce qui arrive n'est absolument pas de notre faute !
Celui-ci fait beaucoup de bien qui ne fait pas de mal.
Dans la maison où l'on n'offre pas à fumer, il n'y a pas de compassion.
À celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix.
Constitutionnellement, je n'existe pas.
En fait le verbe croire se réfère à deux attitudes fort différentes : admettre la sincérité de celui qui s'exprime, ou admettre la véracité d'un fait. (...) Je peux croire en la sincérité d'un témoin et ne pas croire le contenu de son témoignage.
Je sais que je n'aurai pas d'autres enfants.
Je ne lis pas les critiques, et je n'inclus pas la presse dans mes priorités ou dans le monde qui a une quelconque valeur pour ce qui est vraiment important pour moi.
Je ne parle pas du tout de femmes avec qui que ce soit. Il y a de bonnes qualités chez toutes les femmes.