Le cerveau de l'imbécile n'est pas un cerveau vide, c'est un cerveau encombré où les idées fermentent au lieu de s'assimiler, comme les résidus alimentaires dans un colon envahi par les toxines.
On raconte que le battement d'une aile de papillon à Honolulu suffit à causer un typhon en Californie. Or, vous possédez un souffle plus important que celui provoqué par le battement d'une aile de papillon, n'est-ce-pas ?
J'ai trop le désir qu'on respecte ma liberté pour ne pas respecter celle des autres.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
Sans le kangourou, l'homme n'aurait jamais su qu'il ne possède pas de poche marsupiale.
La réalité est une béquille pour les gens qui ne supportent pas les drogues.
Celui qui, après sa mort, ne remarque aucune différence ne mérite pas d'être venu au monde.
Je n'ai pas aimé la pièce mais je l'ai vue dans de mauvaises conditions : le rideau était levé et, de plus, les acteurs articulaient parfaitement.
Ce n'est pas le hasard d'une bataille qui décide qu'on est vainqueur ou battu, mais une obscure prédestination.
Sans doute on a des enfants quand on en veut, mais en a-t-on quand on préfère n'en pas avoir, ou quand il serait dangereux qu'on en eût ?
La Parisienne ne mange pas, elle grignote ; elle ne cause pas, elle jabote ; elle ne marche pas, elle trotte.
Pour survivre, certains apprennent les mathématiques et font comme les égoïstes : ils comptent ce qu'ils donnent pour ne pas trop donner et s'en garder suffisamment.
On a beaucoup écrit sur le rire, mais on n'a pas déterminé d'une façon absolue ce qui fait rire.
La sagesse suprême, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre du regard tandis qu'on les poursuit.
Ce sont les autres qui m'ont appris cela. Comme ils m'ont fait savoir que je n'étais plus un enfant, plus un jeune homme. Toujours que je n'étais plus, que je ne suis plus ce que j'ai été. Implacables les autres [...] ► Lire la suite
Le mondain, le casanier, le sauvage : n'est-ce pas la tripartition même du désir social ?
Nous n'avons pas de Constitution qui fonctionne en l'absence d'un peuple moral.
La question n'est pas tant de savoir s'il y a de la vie sur Mars que de continuer à vivre sur Terre.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. D'ailleurs ils pourraient les prendre, mais ils n'viennent pas les chercher... J'sais pas c'qu'ils foutent.
La seule raison pour laquelle je suis à Hollywood, c'est que je n'ai pas le courage moral de refuser l'argent.
Chuck Norris a déjà été sur Mars, c'est pour cela qu'il n'y a pas de signes de vie là bas.
Ne rejoignez pas ceux qui brûlent les livres, n'ayez pas peur d'aller dans une bibliothèque et de lire tous les livres.
Si tu n'est pas né avec des ailes, ne fais rien pour les empêcher de pousser...
Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l'air.
Chagrin d'enfant et rosée du matin n'ont pas de durée.
Il n'y a pas de joie sans vin.
Si l'art n'a pas de patrie, les artistes en ont une.
Ceux qui ont le don de la parole et qui sont orateurs ont en main un grand instrument de charlatanisme : heureux s'ils n'en abusent pas.
Ne frappez pas, même avec une fleur, une femme coupable de cent fautes.
Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ça ne meurt pas, l'espoir.
Le travail des femmes, dont personne ne conteste la légitimité ni la légalité n'en est pas moins facteur de chômage et de dénatalité. Plutôt que d'envoyer les femmes au travail, mieux vaut les envoyer au lit.
Les biographes ne connaissent pas la vie sexuelle de leur propre épouse, mais ils croient connaître celle de Stendhal ou de Faulkner.
Si quelque chose ne va pas, ce ne peut pas être la faute d'un seul individu. Personne ne monopolise jamais le "bon" côté.
Il a chassé le naturel, le naturel n'est pas revenu.
L'être qui n'a pas souffert, nous le regardons un peu comme un enfant ou un pauvre.
Le romancier donne à voir par le trou de la serrure ce qu'on ne pourrait pas voir autrement.
L'art ne transforme pas. Il formule.
Le temps n'est plus où les ministres claquaient du doigt, et ça obligeait tout le monde à changer. (...) Ce n'est pas au ministre de décider des méthodes de lecture.
- Tu meurs, et après tout le monde t'oublie.- Là encore faut pas se plaindre, on peut t'oublier tout vivant.
Je voudrais t'écrire, je ne sais pas où. Les enfants qui envoient leur lettre au Père Noël marquent sur l'enveloppe Ciel.
Leurs règles étaient simples : ne pas râler ne rien exiger ne pas pleurnicher s'éclater ensemble le week-end !
Pas d'idéaux. Juste des idées hautes.
Ne craignez pas la perfection, vous n'y parviendrez jamais.
Moi, je vois les hommes comme la sape, j'essaye et j'enlève l'étiquette si j'estime qu'ils sont à ma taille, et j'le paye parfois, les gens n'sont pas ceux que l'on croit, en soi..
Je dis ce que je veux dire et fais ce que je veux faire. Il n'y a pas entre les deux. Les gens vous aiment pour cela ou vous détestent pour cela.
C'est pas tous les jours qu'on rencontre une fille qui fait un strip-tease pour vous faire sortir de colle.
L'important n'est pas la manière dont l'injure est faite, mais celle dont elle est supportée.
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action ; mais elle ne donne pas d'esprit ; elle en ôte.
On ne construit pas une société forte sur des choix mous.
Au zoo. Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.