La pensée est comme la flamme : elle ne se diminue pas en se communiquant.
Le génie a horreur du consensus parce que, lorsque le consensus est atteint, la pensée s'arrête.
La passion est une existence primitive ou, si vous le voulez, un mode primitif d'existence.
La passion déteste tout ce qui n'est pas la passion.
Je pensais pouvoir le comprendre, pouvoir le saisir. Mais je n'y arrivais pas. Pas vraiment. Je n'appréhendais que sa superficialité. Son impatience délicate, contenue, semi-précieuse. Je ne savais pas qu'il pouvais être plus qu'entier. Que l'entièreté était une idée de [...] â–º Lire la suite
L'art de vivre consiste à sacrifier une passion basse à une passion plus haute.
C'est la passion qui est puissance ; la nature de son objet est négligeable.
Rien n'est mauvais, rien n'est bon. C'est notre pensée qui crée le bonheur ou le malheur.
La passion est cette forme de l'amour qui refuse l'immédiat, fuit le prochain, veut la distance et l'invente au besoin, pour mieux se ressentir et s'exalter.
Non l'homme n'émane pas que de Dieu, et ce serait là mal juger le créateur. L'homme émane aussi du diable, ce qui rend hommage aux deux, mais les diminue aussi l'un et l'autre.
Aimer la vie. Engagez-vous dedans. Donnez tout ce que vous avez. Aimez-la avec passion parce que la vie rend vraiment, plusieurs fois, ce que vous y mettez.
Nous avons besoin d'un mythe pour exprimer le fait obscur et inavouable que la passion est liée à la mort.
Je n'ai vu qu'après mes yeux ; je n'ai servi mon pays qu'après mon âme ; j'ai bravé les sots, j'ai frondé les méchants.
La sympathie est une passion animale et même une passion égoïste : mais c'est notre meilleure chance de nous évader de l'égoïsme.
Au-dessus de la matière, il y a la pensée ; au-dessus de la pensée, il y a l'idéal.
Il n'y a qu'un secret pour mener le monde, c'est d'être fort, parce qu'il n'y a dans la force ni erreur, ni illusion ; c'est le vrai, mis à nu.
Si déjà une sensation est un extrait falsifié du réel, qu'est donc une pensée ?
Vieillir, c'est passer de la passion à la compassion.
Le racisme, la haine, le ressentiment, « le désir légitime de vengeance » ne peuvent alimenter une guerre de libération. Ces éclairs dans la conscience qui jettent le corps dans des chemins tumultueux, qui le lancent dans un onirisme quasi [...] â–º Lire la suite
Ce qu'on nomme idée est l'objet de la pensée.
Croyez-moi il n'y a pas de grande souffrance, de grand regret, de grand souvenir... tout est oublié, même un grand amour. C'est ce qu'il y a de triste dans la vie, et c'est aussi ce qu'elle a de merveilleux. Il [...] â–º Lire la suite
Les femmes compliquent la vie des hommes pour obliger ceux-ci à la simplifier et entretenir en eux la flamme créatrice.
Les propagandes politiques et publicitaires qui s'emparent brutalement des esprits sont bien plus fortes que les patients efforts de la pensée réfléchie.
L'originalité, la seule, de Jean Aicard aura été, au cours de sa sinistre existence de plagiaire, ce contraste d'une âme banale jusqu'au vil et d'un visage presque dantesque. Avec cela, une voix merveilleusement nuancée, pathétiquement timbrée, qui fait de tout [...] â–º Lire la suite
Le propre de la pensée naturaliste n'est pas d'accorder un sens quelconque à l'idée de nature, mais de tabler sur le mot nature pour refuser tout ce qui existe artificiellement, c'est-à-dire pour contester tout ce qui existe.
C'est peut-être en ton âme que moi, ton pays, je me serai connu le plus complètement. Jusqu'à toi, je traversais des formes que je créais, pour ainsi dire, les yeux fermés ; j'ignorais la raison selon laquelle je me mouvais ; je ne voyais pas mon mécanisme.
Il est donc naturel que celui qui met le premier en action le concept de guerre et qui conçoit l'idée de deux partis opposés, soit aussi le premier à dicter ses lois à la guerre, et qu'il soit le défenseur.
Mon idée d'une vraie féministe est une femme qui se sent suffisamment libre pour faire ce qu'elle veut.
La passion du trône est seule toujours belle, Seule à qui l'âme doive une ardeur immortelle.
Les maximes les plus profondes sont celles où la pensée semble la plus indépendante des mots et de leur aménagement.
Lire, c'est penser avec un autre, penser la pensée d'un autre, et penser la pensée, conforme ou contraire à la sienne, qu'il nous suggère.