C'est le mal d'une société, on ne sait plus dire que l'on s'aime.
Les dettes qu'on paie font des trous ; celles qu'on ne paie pas font des tâches.
La pudeur leur va si bien quand elles en ont, si bien quand elles n'en ont plus, que je ne conçois guère de femmes qui ne désirent pas en avoir.
A force de s'aimer l'on ne se connaît plus.
On cesse de s'aimer si quelqu'un ne nous aime.
On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ?
La politique, si vous vous avisez de penser à ceux qui vous la servent, il y a de quoi se lever de table et faire voeu de ne plus manger que des oeufs à la coque.
Hamlet aujourd'hui : être en n'étant pas, ou ne pas être en étant ?
Le plus grand des pêchés est d'être né.
On ne doit jamais acheter un bonnet sans l'avoir essayé.
Une vieille coquette ne dit ni les années qu'elle a, ni les dents qu'elle n'a plus.
Il ne faut pas des sots aux gens d'esprit, comme il faut des dupes aux fripons.
On ne guérit jamais complètement, quand on a écrit. On n'en est jamais quitte avec ce poison.
Qu'est-ce qu'on sent, quand on ne se sent pas bien ?
La force ne vient pas du fait de gagner. Tes luttes développent tes points forts. Lorsque tu passes par des difficultés et que tu continues malgré tout, voilà ce qui fait ta force.
Le cerveau est un merveilleux organe. Il démarre au moment où vous vous levez et ne s'arrête qu'au moment où vous arrivez au bureau.
Le peuple est las d'un gouvernement qui le ruine et ne fait rien pour lui.
Le preux ne cherche d'autre protection que dans l'expertise de son destrier, dans la qualité de son armure et dans le dévouement de ses camarades dont l'amitié le flanque. L'honneur l'oblige à paraître intrépide.
L'humanité ne trouvera son salut que lorsqu'elle se sera remise à construire des temples.
Je prends goût à lire. Je me mets dans tous les livres qui me tombent sous la main et ne m'en retire que lorsque le rideau tombe.
Je ne suis ni réactionnaire, ni absolutiste, je considère l'absolutisme pour quelque chose d'impossible; mais je m'en tiens à nos constitutions écrites, celles de l'Allemagne et de la Prusse.
J'aimerais que ma vie ne laissât après elle d'autre murmure que celui d'une chanson de guetteur, d'une chanson pour tromper l'attente. Indépendamment de ce qui arrive, n'arrive pas, c'est l'attente qui est magnifique.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être gênés ou honteux.
Le ciel qui roule crie vers vous tandis qu'il déploie ses éternelles beautés, et pourtant vos yeux ne sont fixés que sur la terre.
On ne vous apprend pas à être actrice. Du moins, on ne vous apprend pas à être célèbre.
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
La logique pure ne pourrait jamais nous conduire à autre chose que des tautologies; cela ne peut rien créer de nouveau.
La courtoisie est le meilleur procédé permettant de faire dire à un invité ce qu'il ne dirait pas s'il se sentait quelque peu rudoyé.
Au fond, chaque metteur en scène ne fait que se raconter.
Il est parfois difficile de ne pas être spectateur de nous même.
Je n'ai besoin de rien, mais rien ne me suffirait.
Les roses ne sont pas à plaindre... Au moins, elles ne savent pas, elles, qu'elles se faneront.
L'état ne peut pas augmenter les salaires, mais il peut aider les salariés à dépenser moins...
La télévision ne nous a jamais dispensé toutes les joies à la fois, mais il semble que nous avons connu une époque où, entre le public et nous, existait un état de grâce.
Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans oeillère.
Il ne convient qu'à un scélérat de perdre la vie par une sentence.
Qu'est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas de ce qu'on leur laisse.
Il y a des batailles aériennes d'ondes qui... tourbillonnent entre ciel et terre comme le regret indestructible du suicidé qui à mi-chemin de sa chute du sixième étage, soudain ne voudrait plus mourir.
J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu'il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu'à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.
Qui possède ne manque point de bienfaiteurs.
Entre deux ennemis jurés, la paix ne tient qu'à un fil.
Suivez votre instinct et ne laissez pas l'opinion des autres sur vous devenir votre opinion sur vous-même.
Le capitalisme a triomphé. Il a segmenté les hommes et le constat s'applique jusqu'à l'intitulé de leur poste. On ne dit plus ouvrier, mais opérateur de production; on ne dit plus chaîne, mais ligne... Cette euphémisation des termes dit quelque chose.
Il y a beaucoup de choses qui ne peuvent être vues qu'à travers des yeux qui ont pleuré.
Ne soyez pas menacé par des personnes plus intelligentes que vous.
Seul un imbécile ne change jamais d'avis.
Je ne suis pas vraiment familier avec la culture de la bande dessinée.
Je ne sais pas quoi dire alors je vais juste dire ce que j'ai sur le coeur... badoom, badoom, badoom.
Respectez votre existence, la mort ne le fait pas.
Dieu ne regarde pas à la condition, il regarde au coeur.