Un homme pauvre n'est pas celui qui n'a pas un sou. Un pauvre est celui qui n'a pas de rêve.
Chez les femmes, il n'est point de classes. Elles ne sont quelque chose dans la société que par ceux qui les épousent ou qui les patronnent.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là on est trop souvent mené par le bout du nez.
L'écriture n'est pas une fin en soi, elle est la nostalgie d'un ravissement.
Que dire ? L'homme n'est qu'une méprise de Dieu ? Ou bien Dieu une méprise de l'homme ?
Toute idée féconde tourne en pseudo-idée, dégénère en croyance. Il n'est guère qu'une idée stérile qui conserve son statut d'idée.
L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
Une description qui dépasse dix mots n'est plus visible.
Le but du voyage n'est pas de poser le pied sur une terre étrangère. C'est finalement de poser le pied dans son propre pays comme s'il s'agissait d'une terre étrangère.
La sagesse n'est pas la femme du sage.
Mourir n'est rien si cachée au fond de l'âme, on emporte la satisfaction de s'être donné brutalement sans considération de retour ou de gratification, se donner tout simplement par la force de l'amour.
La mort n'est qu'un banal incident qui ne dure qu'un instant. Une affaire où l'on a plus de peur que de mal.
Ce n'est jamais quand on croit être en état de séduction qu'on séduit.
Je crois au destin : le jour où l'on doit mourir, on meurt (...) Je suis fataliste. Ce n'est pas en freinant la vie qu'on évite la mort.
Il vaut souvent mieux pardonner que de châtier, quand l'intention n'est pas mauvaise.
La vraie grandeur n'est pas ailleurs que dans l'accomplissement du but qu'on s'est fixé.
Si retranchée soit notre vie, perdue sur les hauteurs brûlées de vent, elle n'est jamais si proche que dans une poignée de visages aimés, que dans cette pensée qui va vers eux, dans ce souffle d'eux à nous, de nous à eux.
Un texte n'est un texte que s'il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte reste d'ailleurs toujours imperceptible. La loi et la règle ne s'abritent pas dans [...] ► Lire la suite
Certains jours, je me demande sérieusement si je pourrai continuer ce métier. Ce n'est pas l'envie qui me manque, mais je ne veux plus être une guerrière
Il faut une sorte d'esprit pour faire fortune : ce n'est ni le bon ni le bel esprit, ni le grand ni le sublime, ni le fort ni le délicat.
Il n'est pas moins déloyal de s'approprier les morts que de les laisser tomber. Il n'est pas moins désinvolte d'oublier leur transcendance que d'oublier leur existence.
La devise des mousquetaires était : "Un pour tous, tous pour un...". Celle des politiques est : "Un pour tous et tous pour moi...", ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
L'amour, ça doit se lire tout de suite. Ce n'est pas une partie de cache-cache.
Un temps qui procure du plaisir n'est jamais perdu, il n'y a que les heures de l'ennui qui soient pénibles.
Il devrait y avoir prescription pour le chagrin. Un code stipulant que se réveiller tous les matins en pleurant n'est admis que pendant un mois.
La méditation n'est pas une évasion mais une rencontre sereine avec la réalité.
La vie n'est supportable qu'avec une ivresse quelconque.
L'homme qui pendant dix ans jouit d'un destin favorable n'est troublé ni par les génies ni par les démons.
Ce n'est pas chacun sur qui aboient les chiens qui est un voleur.
Les enfants comprennent intuitivement que le monde dans lequel ils sont nés n'est pas parfait.
Une photographie forte, ce n'est plus l'image de quelque chose, c'est quelque chose en soi.
La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts, parce qu'elle n'est pas une simple traduction ou abstraction de la vie ; c'est la vie elle-même.
Avec de la tendresse autour de soi, on n'est pas incapable de vivre... Il n'y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir...
Le Paris que vous aimâtes N'est pas celui que nous aimons Et nous nous dirigeons sans hâte Vers celui que nous oublierons.
Mettre la vie pleinement dans la vie plutôt que dans des mots ou d'autres substituts, n'est-ce pas le rêve de beaucoup d'entre-nous ?
Aller voir un voyant n'est pas plus néfaste que d'aller à la messe, à la mosquée ou même dans le cabinet d'un psy... c'est exactement la même chose.
Le monde n'est pas assez large pour contenir la mémoire d'un héros : mais c'est trop d'une montagne pour enfermer son cadavre.
Le vrai contentement n'est pas d'avoir tout, mais d'être satisfait de tout ce que vous avez.
Ça fait du bien de temps en temps de voir qu'on n'est pas tout seul sur le chemin, ça élargit la route pendant un petit moment, c'est quand même mieux que rien.
Il n'est pas nécessaire d'être riche et célèbre pour être heureux. Il suffit d'être riche.
Ce n'est pas avec des idées qu'on fait des vers, c'est avec des mots.
Ce n'est pas tout d'avoir raison, encore faut-il attendre son heure.
Les femmes qui gèrent de l'argent en ont acquis l'habitude grâce à leur métier : ce n'est pas un don naturel féminin.
La force des vrais détours n'est pas d'éloigner mais d'atteindre au but avec plus d'exactitude.
Ne cesse pas, voix dansante, parole De toujours murmurée, âme des mots Qui colore et dissipe les choses Les soirs d'été où il n'est plus de nuit.
Le bonheur n'est pas quelque chose qui nous arrive, mais une compétence que nous développons.
L'important n'est pas ce qu'on supporte, mais la façon de le supporter.
Ce n'est pas la charge, mais l'excès de charge qui tue la bête.
Le bonheur n'est ni décent, ni indécent, il est rare.
Le théâtre, ce n'est jamais qu'une manifestation au-dessous de l'art, quelque chose qui s'adapte au goût des masses, lorsqu'on le fausse pour elles.