Sur cette terre, il n'est pas un homme qui ne cherche le bonheur. C'est un besoin naturel.
Aucun effort ne peut aboutir si la divinité en a décidé autrement mais l'inverse n'est pas vrai : aucune victoire ne peut être obtenue, quand les dieux lui sont favorables. Si l'homme ne va pas, le tout premier, au-devant de leurs désirs.
La vieillesse n'est pas une question d'âge, mais bien plus une certaine façon de regarder les autres.
Ce n'est pas ce que nous ignorons qui nous pose des problèmes. C'est ce que nous tenons à tort pour vrai.
L'homme est une créature prédestinée à exister dans son époque, même si ce n'est pas là qu'on rigole le plus.
L'inspiration, ce n'est peut-être que la joie d'écrire : elle ne la précède pas.
Le pénis de la hyène n'est pas une balançoire pour un chevreau.
Le mensonge compte bien plus que la vérité. La preuve : n'est-il pas répandu à bien plus d'exemplaires ?
L'athéisme n'est point. Les grands esprits qui en sont soupçonnés sont trop paresseux pour décider en leur esprit que Dieu n'est pas.
La beauté vitale peut tout se permettre : elle n'est pas astreinte aux limitations du goût.
Causer, n'est-ce pas produire ? Peut-être que la gratuité du créateur est plus pure quand il sait que ce qu'il crée ne sera que la flambée d'un moment.
Rien de ce qui est humain n'est simple.
Etre nus, c'est ne plus rien se cacher, c'est ne même plus avoir besoin de mots car le corps parle de lui-même, dans cet ailleurs de l'enfance qui n'est plus que la simplicité quand elle sait s'habiter.
L'art du metteur en scène est l'art d'accommoder des contingences. Ce n'est pas une profession, c'est un état.
Rien n'est dans le monde qui ne soit dans le langage, et rien ne constitue le langage qui ne constitue le monde.
Faire simple, ce n'est pas faire médiocre, ou même banal, c'est au contraire avoir le respect des français... être exemplaire.
C'est une erreur de langage, n'est-ce pas l'amour ?
Notre coeur n'est pas brave. Un très long et très grand bonheur l'accable bien plus que le malheur.
Rien n'est plus offensant pour un homme qu'un échec qui touche son côté mâle.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
Ce qu'on appelle le beau n'est d'ordinaire qu'une sublimation des réalités de la vie.
Le grand problème de la production capitaliste n'est plus de trouver des producteurs et de décupler leurs forces mais de découvrir des consommateurs, d'exciter leurs appétits et de leurs créer des besoins factices.
La beauté ou la laideur d'un caractère n'est pas seulement dans les actions accomplies, mais dans les aspirations et les désirs.
L'amour n'est rien d'autre qu'une guerre dans laquelle les deux sont les gagnants.
Ce n'est pas le fleuve qui compte mais les gouttes qui le remplissent...
Il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n'est pas pareil.
La société la plus spirituelle n'est pas celle que les tailleurs, mais celle que les relieurs habillent.
Le style n'est que le mouvement de l'âme.
N'est-ce pas là l'éternité ? Cette poussée soudaine d'une âme en nous et ce départ pour un monde qu'on ne possède qu'à deux.
La vie homosexuelle n'est qu'un tour d'autos-tamponneuses.
Avoir connaissance d'un fait n'est pas avoir le droit de le publier. Et savoir un fait n'est pas en avoir la connaissance.
Créer n'est pas un jeu quelque peu frivole. Le créateur s'est engagé dans une aventure effrayante, qui est d'assumer soi-même, jusqu'au bout, les périls risqués par ses créatures.
Un trône n'est qu'une planche garnie de velours.
L'indignation doit toujours être la réponse à l'indignité. La réalité n'est pas une fatalité.
Le leadership ce n'est pas faire des discours, être aimé ou avoir un rôle symbolique, c'est la capacité à l'atteindre objectif.
L'égalité civile et politique n'est qu'un aveu d'impuissance, l'impuissance à classer les mérites.
Ce qu'on nomme la crise n'est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde.
Aucune mâchoire de bouledogue n'est plus tenace que les doigts d'une femme qui hait.
Quand on n'est pas assez fortuné pour se payer le bonheur, il ne faut pas s'en approcher de trop et le regarder...
Ce n'est pas tout de lire, il faut remonter loin dans la vie du créateur et dans celle du pays pour reconnaître le comment de la beauté.
La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c'est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l'homme n'est pas ouverte.
D'une certaine façon, la génétique n'est qu'une mémoire. Celle de notre évolution, incrustée dans notre chair.
L'Etre divin n'est que l'être de l'homme dans sa subjectivité sans bornes et absolument libre.
Tout plaisir que la main n'atteint pas n'est qu'un rêve.
Heureux les coeurs qui peuvent plier, car ils ne seront jamais brisés. Heureux les coeurs qui peuvent crier car ils seront heureux. Mais le sont-ils vraiment ? Car un coeur qui n'est pas brisé ne peut pas guérir...
Une explication n'est pas nécessairement une approbation ; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l'on réprouve.
Tout ce qui passe n'est que symbole.
L'âge n'est qu'un simulacre. Au plus profond de soi, il n'y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse.
La mort n'est peut-être qu'une absence totale d'amour, qu'une sursaturation de haine.
Soyez sans crainte, le talent n'est pas contagieux.