L'inspiration, ce n'est peut-être que la joie d'écrire : elle ne la précède pas.
"On" n'est pas indéfini, c'est "je" qui manque de précision.
La démocratie n'est pas compatible avec l'oligarchie financière.
Le temps n'est pas la limitation de l'être mais sa relation avec l'infini. La mort n'est pas anéantissement mais question nécessaire pour que cette relation avec l'infini ou temps se produise.
Nul être humain n'est trop mauvais pour être sauvé.
Ce qu'on appelle la vie n'est qu'un bref épisode entre deux grands mystères qui n'en font en fait qu'un seul.
Ce n'est pas le temps qui est sous le pouvoir de l'homme, mais l'homme qui est, le pauvre, sous le pouvoir du temps.
La beauté vitale peut tout se permettre : elle n'est pas astreinte aux limitations du goût.
La vérité est qu'aucun système d'éducation n'est en soi préférable à un autre système : les enfants aiment-ils mieux leurs parents aujourd'hui qu'ils les tutoient et ne les craignent plus ?
La vieillesse n'est pas une question d'âge, mais bien plus une certaine façon de regarder les autres.
Je suis homme et il n'est rien de l'homme, ou du moins de son harmonieux plaisir, qui me soit étranger.
Celui qui emporte un enjeu que nul ne convoite, n'est qu'un perdant.
Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.
Le temps des armes n'est pas celui des lois.
Ce qu'on nomme la crise n'est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde.
L'amour n'est pas aussi important qu'on le dit. L'individu est seul, il doit l'accepter. Ce n'est pas l'amour qui le guérira de sa solitude.
Ce qu'aucun oeil humain n'est capable d'attraper, aucun crayon, pinceau, plume de fixer, ta caméra l'attrape sans savoir ce que c'est et le fixe avec l'indifférence scrupuleuse d'une machine.
Si la mort n'est rien, le "mourir" est difficile.
La liberté n'est pas dans une indépendance rêvée à l'égard des lois de la nature, mais dans la connaissance de ces lois et dans la possibilité donnée par là même de les mettre en oeuvre méthodiquement pour des fins déterminées.
La laideur et l'insanité de notre vie viennent du pouvoir qu'ont les femmes : ce n'est pas à la femme d'élever des revendications contre l'homme, mais à l'homme de s'émanciper de la femme.
Il m'arrive d'avoir certaines idées avant les autres. Mais ce n'est pas moi qui suis en avance, ce sont eux qui sont en retard.
L'invisible, ce n'est la disparition, mais la délivrance du nuisible.
N'est-ce pas là l'éternité ? Cette poussée soudaine d'une âme en nous et ce départ pour un monde qu'on ne possède qu'à deux.
Ce n'est qu'en paraissant se livrer soi-même à l'impertinence qu'il n'échappe rien de celle d'autrui.
Un expert, c'est un homme ordinaire qui donne son avis... quand il n'est pas à la maison.
Un trône n'est qu'une planche garnie de velours.
L'éternité n'est et ne sera jamais autre chose que le moment où je suis.
N'est-ce pas une chose admirable que le vin, qui fait un homme libéral d'un avare ?
L'homme est une créature prédestinée à exister dans son époque, même si ce n'est pas là qu'on rigole le plus.
Ce que nous faisons aux forêts du monde n'est que le reflet de ce que nous faisons à nous-mêmes et les uns aux autres.
Ce n'est pas la volonté de Dieu simplement que nous soyons heureux, mais que nous nous rendions heureux.
L'année n'est jamais si longue que la veille de Noël ne soit trop courte.
La violence, il faut la dénoncer, il faut la vomir, il faut l'isoler. Ce n'est pas la voie des démocraties.
L'argent n'est que la fausse monnaie du bonheur.
A la campagne et dans les petites villes, faire de la politique, ce n'est, le plus souvent, que haïr son voisin.
Rien n'est plus responsable de bons vieux souvenirs qu'une mauvaise mémoire.
Le style n'est que le mouvement de l'âme.
L'intelligence est bien peu de chose, si elle n'est pas secondée par un bon jugement, par un caractère d'acier.
L'imminence de la mort n'est pas seulement une obsession personnelle, c'est une manière de se rendre à la nécessité de ce qui se donne à penser, à savoir qu'il n'y a pas de présence sans trace et pas de trace sans disparition, donc sans mort.
Ton but n'est pas nous garder affamés - Mais nous transformer, de l'intérieur nous changer - Nous élever, progresser dans sa spiritualité - Se réconcilier, et en premier pardonner.
Nulle chose n'est compréhensible que par son histoire.
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
Au pardon qui sourit la sagesse commence ; Il n'est pas qu'équité sans un peu de clémence.
Ecologiser la gauche, ce n'est pas la repeindre en vert, avec un arbre et un oiseau dans le paysage...
Tout ce qui n'est pas moi est incompréhensible.
Sans contraintes il n'est pas de progrès. Attraction et Répulsion, Raison et Énergie, Amour et Haine, sont nécessaires à l'existence de l'homme.
Ce n'est pas toi, c'est moi. C'est moi qui déconne à pleins tubes !
Nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds, nos mains, nos yeux. Substituer des livres à tout cela, ce n'est pas nous apprendre à raisonner, c'est nous apprendre à nous servir de la raison d'autrui.
La femme la plus vertueuse a en elle quelque chose qui n'est pas chaste.
Le monde n'est pas racontable d'un discours unique : l'universel n'en est pas la loi ; l'harmonie n'en est pas la règle.