Les morts avec les morts, les vivants avec les vivants !
Je ne sais pas si, aux yeux du monde, une mort brillante n'est pas préférée à une vie obscure de rectitude. On se souvient de la plupart des hommes comme ils sont morts et non comme ils ont vécu. Nous [...] ► Lire la suite
Toute vie est ponctuée de morts ou de départs et chacune ou chacun cause de grandes souffrances qu'il vaut mieux endurer que de ne pas avoir connu la présence de ces personnes quand elles existaient.
- Babi, BABI ! [Il la prend par le bras] - Me touche pas ! - Babi, écoute moi s'il te plait ! - J'en peux plus, t'as une vie de merde ! Pleine de morts et pleine de sang, ça t'es complètement égal [...] ► Lire la suite
Penser aux morts, c'est assurer la survie des gens qu'on a aimés, en attendant que d'autres le fassent pour vous.
Ce n'est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s'affaiblit, c'est parce que nous mourrons nous-mêmes.
Il faut beaucoup de morts pour faire avancer l'homme d'un centimètre.
Le crime se reflète toujours sur les esprits des témoins et des proches. Il faut les considérer comme des miroirs ; le meurtrier se cache dans un des angles morts.
L'immoralité de l'âme a été inventée par la peur de mourir ou par le regret des morts.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre! Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés!
Règlement : "Les vivants sont priés de respecter le silence des cimetières, d'autant que les morts eux-mêmes en sont capables".
La récompense des grands hommes, c'est que, longtemps après leur mort, on n'est pas bien sûr qu'ils soient morts.
Dans une démocratie, tu peux te moquer des vivants, pas des morts. Dans une dictature, c'est l'inverse.
Les choses vont de travers parce que "Qu'il repose en paix" devrait s'appliquer aux vivants, et non aux morts.
C'est en vivant qu'on honore les morts, même quand on a peur. On vit car eux n'ont plus cette chance.
Une fois morts, nous ne sommes plus que des histoires dans l'esprit d'autrui.
Notre idée de l'immortalité, ce n'est guère que la permission pour quelques-uns de continuer à vieillir un peu une fois morts.
Les hommes morts pour l'idéal patriotique sont journellement honorés et respectés.
Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons car demain nous mourrons.
Il n'y a pas de gloire à la guerre. Seulement des ruines, du sang, des morts, de la destruction.
J'ai cette conviction profonde : les morts vivent tant qu'il y a des vivants pour penser à eux.
Comment voulez-vous que la postérité juge équitablement tous les morts ? Comment les interroger dans l'ombre où ils fuient ? Dès qu'on pourrait être juste envers eux, on les oublie.
Les vivants sont dans le corbillard, les morts suivent le cortège.
A quoi serviraient les morts, sinon à aimer les vivants davantage ?
On ne devrait porter le demi-deuil que pour les parents qui sont à moitié morts.
Les justes éloges ont un parfum que l'on réserve pour embaumer les morts.
Le théâtre est le seul lieu où les crimes puissent se changer en métaphores, et les morts en vivants.
Il n'y a que les sots et les morts qui ne changent pas d'opinion.
Vouloir faire l'amour, c'est un signe de vie : les morts n'ont pas ce genre d'envie-là.
Parmi tous ceux qui sont morts pendant la guerre, il y avait peut-être un type qui s'il avait vécu serait devenu un savant fou qui aurait fait sauter la planète.
Nous ne devons pas permettre que notre respect pour les morts ou notre sympathie pour les vivants nous conduisent à un acte d'injustice envers l'équilibre des vivants.
Il n'est pas moins déloyal de s'approprier les morts que de les laisser tomber. Il n'est pas moins désinvolte d'oublier leur transcendance que d'oublier leur existence.
La recrudescence des psychoses et des névroses n'a peut-être pas d'autre origine que le refus de mettre les morts à leur place.
Quand nous ne sommes plus enfants, nous sommes déjà morts.
Personne ne résiste bien longtemps à la cruelle lucidité du regard des morts.
Nos morts ne sont jamais vraiment morts, jusqu'à ce qu'on les oublie.
Qu'il est fou de perdre sa vie pour des idées,Des idées comme ça, qui viennent et qui font,Trois petits tours, trois petits morts,et puis s'en vont.
Je vous préviens, croque-morts de France : mon cadavre sera piégé. Le premier qui me touche, je lui saute à la gueule.
L'amour, même dans des hommes morts à tout autre sentiment, est la plus violente et la plus dévouée de toutes les passions.
Les morts sont qui n'ont pas de vivants sont malheureux, aussi malheureux que les vivants qui n'ont pas de morts.
Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre.
C'est seulement quand ils plongent dans un très profond sommeil qu'ils s'arrêtent enfin, les humains. Ils sont alors aussi légers qu'une plume... sans doute parce qu'ils ne portent plus en eux-mêmes le poids des générations déployés de leurs morts.
Tous ceux qui ont vécu là ne sont pas nés en même temps que moi. Et les morts me disent : "Dépêche-toi de vivre !"
L'on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts.
Les vivants sont toujours de plus en plus dominés par les morts.
Crois-tu que la vie soit un passage d'une mort à l'autre ? Faut-il vraiment transiter par tant de morts pour arriver à vivre ?
Je n'ai jamais eu aucune imagination. J'ai écrit petitement, avec ma petite vie de femme, de chaque jour. Avec mes drames, avec mes morts, avec mes amours, déchirées, heureuses (1970).
Lorsque les trains déraillent, ce qui me fait de la peine, ce sont les morts de première classe.
Les morts sont plus nombreux que les vivants. Leur nombre augmente. Les vivants sont rares.
Il y a plus de morts que de vivants, ce sont les morts qui dirigent les vivants.