Une fois morts, nous ne sommes plus que des histoires dans l'esprit d'autrui.
Un homard, c'est autre chose qu'un poisson ! Vivre dans une carapace, autrement dit avoir ses os autour de soi, quel changement radical cela doit être dans la façon de comprendre la vie.
Sans notre conscience d'un autre monde, il ne nous viendrait jamais à l'idée de changer.
Si l'argent répond à tous les besoins, est-il besoin d'occuper son esprit à amasser autre chose ?
Ils se passionnent ces vieux pour des bricoles, un quart de rouge, quelques mégots... ils se chamaillent, se filent des coups de canne, à ce qu'il paraît, pour des histoires encore d'amour puisque c'est mixte l'établissement.
L'amour, quel autre mot pourrait donc venir donner une enveloppe verbale adaptée de nos spiritualités à l'intime accord qui compose la nature des choses et au rythme grave et grand qui réalise tout l'univers.
Esprit ? Raison qui finement s'exprime.
Heureux ceux qui pleurent, car il n'est pas de larmes impures. En chacune d'elles brille un fragment d'éternité, toute larme a sa source dans un autre monde.
Il ne faut pas toujours avoir raison pour plaire.
Que reprochez-vous au mariage, sinon de vous voler votre intimité, de vous déposséder de votre existence, parce qu'un autre vous accapare.
S'incliner devant la raison des sots, c'est l'héroïsme des gens d'esprit.
Les hommes qui montrent trop leur intelligence sont comme les femmes qui montrent trop leurs seins.
Le prix modeste du papier est la raison pour laquelle les femmes commencèrent par réussir en littérature avant de le faire dans d'autres professions.
Il ne faut jamais blâmer la croyance des autres, c'est ainsi qu'on ne fait de tort à personne. Il y a même des circonstances où l'on doit honorer en autrui la croyance qu'on ne partage pas.
C'est ce qui manque qui donne la raison d'être.
Il n'y a qu'une souffrance, une seule, il n'en existe autre qui lui soit comparable. C'est de ne pas être libre de disposer de soi-même!
Je n'ai pas de talent particulier. Je suis seulement passionnément curieux. L'important est de ne pas cesser de se questionner. La curiosité a sa raison d'être.
La raison consiste souvent à bien choisir sa folie.
Ce n'est pas ce petit corps-ci qui est Dieu ; comme n'importe quel autre corps, il périra un jour ; mais le Dieu intérieur est impérissable et éternel.
La raison et la logique ne peuvent rien contre l'entêtement et la sottise.
C'est affreux de connaître le secret d'un autre et de ne pas pouvoir l'aider.
On ne trouve guère un grand esprit qui n'ait un grain de folie.
Ceux qui rêvent la nuit dans les recoins poussiéreux de leur esprit s'éveillent au jour pour découvrir que ce n'était que vanité ; mais les rêveurs diurnes sont des hommes dangereux, ils peuvent jouer leur rêve les yeux ouverts, pour le rendre possible.
Un disciple a plus de chance qu'un guide. Le disciple conscient de son ignorance peut aller chercher un autre guide. Par contre le guide malgré son ignorance, ne cherchera jamais un autre guide plus complet que lui.
Tes jours viennent puis s'en vont ; qui en connaît la raison ?
Il est aisé de tromper les plus habiles, en leur proposant des choses qui passent leur esprit et qui intéressent leur coeur.
Que conclure à la fin de tous mes longs propos ? C'est que les préjugés sont la raison des sots.
Que ferait la femme sans l'homme ?Elle dresserait un autre animal.
Il est évident que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une autre qui soit aussi satisfaisante.
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
Toutes nos langues occidentales s'accordent, en effet, à indiquer par le mot positif et ses dérivés, les deux attributs de réalité et d'utilité, dont la combinaison suffirait seule pour définir désormais le véritable esprit philosophique, qui ne peut être, au fond, que le bon sens généralisé et systématisé.