Les chiens morts ne mordent pas.
Les morts ne connaissent pas la honte, mais ils puent horriblement.
Celui qui invoque l'histoire est toujours en sécurité, les morts ne se lèveront pas pour témoigner contre lui.
Tous les morts ne sont pas sous terre. L'humiliation est pire que la mort.
On ne vit pas avec les morts : on meurt avec eux ou on les fait revivre. Ou bien, on les oublie.
Les femmes c'est charmant, mais les chiens c'est tellement plus fidèle.
C'est une histoire sans fin : des criminels récidivistes. Des détenus sans jugement. Une défense impossible. Des avocats mal payés, incapable de défendre les innocents. des juges morts de peur....Combien de temps crois-tu que durera la démocratie lation-américaine ? Combien de temps mettront les dictatures pour revenir, acclamées par le peuple ?
Je repousse de toutes mes forces l'idée d'un « melting pot » mondial, aussi bien pour les hommes que pour les chiens ou les chevaux.
Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
Le plaisir des morts est de moisir à plat.
Le public est si malin qu'il rend moins volontiers justice aux vivants qu'aux morts, et que souvent il n'élève les morts que pour rabaisser les vivants.
Les riches n'attachent jamais leurs chiens avec des andouillettes.
Vouloir faire l'amour, c'est un signe de vie : les morts n'ont pas ce genre d'envie-là.
Que les morts seraient embarrassants s'ils revenaient !
Il importe peu aux morts d'obtenir de somptueuses funérailles ; ce n'est qu'une vaine pompe qui flatte l'orgueil des vivants.
Quand il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre.
Les morts ont de la chance : ils ne voient leur famille qu'une fois par an, à la Toussaint.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
Les morts ne se comportent pas tous de la même façon. Il y en a qui s'effacent tout de suite, on dirait qu'ils n'attendaient que ça. D'autres te tournent autour, ils te visitent en rêve, ils veulent quelque chose...
Non tu ne sais pas ce que ça fait, tes parents sont morts tu n'as pas de famille !
- Le premier homme qui a enterré ses morts, tu crois qu'il l'a fait par respect pour eux ?- Ah ! Ah ! C'est le mensonge qu'ont inventé philosophes et scientifiques pour couvrir l'humanité. Le premier homme a enterré ses morts pour éliminer les preuves d'un meurtre !
Quand il y a une vieille fille dans une maison, les chiens de garde sont inutiles.
La route du passé se mesure par les morts qu'on a laissés tout au long.
Comment voulez-vous que la postérité juge équitablement tous les morts ? Comment les interroger dans l'ombre où ils fuient ? Dès qu'on pourrait être juste envers eux, on les oublie.
L'humanité se compose plus de morts que de vivants.
Quand un seul chien se met à aboyer à une ombre, dix mille chiens en font une réalité.
Trop de chiens rendent la chasse difficile.
Des hommes sont morts de temps en temps, et les vers les ont mangés, mais pas par amour.
Le mort saisit le vif, les morts veulent hériter des vivants, de tous sans exception.
Vraiment certains morts sont trop discrets et attendent trop longtemps la mélancolique réparation qu'est la gloire posthume.
Ne pleure pas sur les morts qui ne sont plus que des cages dont les oiseaux sont partis.