Laissons nos morts à la nature, qu'ils servent à quelque chose au moins.
Dieu a donné à l'homme l'intelligence pour résister aux rigueurs de la nature ; or contre les rhumes de cerveaux, il y a les perruques.
Si un homme a avoué quelque chose sur son lit de mort, c'était la vérité ; car personne ne pouvait regarder la mort en face et mentir.
Encore un réveil difficile. Pendant dix minutes, je maudis toutes ces nuits blanches, ces verres superflus, ces cigarettes dont je n'avais pas envie, ces lignes de coke qui n'ont servi à rien, et je prend la résolution de ne plus [...] â–º Lire la suite
C'est quelque chose de revenir chez soi. C'est le même cadre, la même odeur, la seule chose qui ait changé, c'est vous.
Plus une femme regarde dans son miroir, moins elle regarde sa maison.
Lorsque vous restez assis avec une fille sympa pendant deux heures, cela semble être deux minutes; Lorsque vous êtes assis sur un poêle chaud pendant deux minutes, il semble que ce soit deux heures. C'est la relativité.
La nature donne le génie ; la société, l'esprit ; les études, le goût.
Chaque soir, pendant les représentations d'une pièce de théâtre, c'est sur la même réplique que les spectateurs enrhumés se mettent à se moucher ; c'est le moment où la pièce faiblit.
Peu importe l'ampleur du sacrifice ; ce qui compte, c'est la grandeur du but que l'on s'assigne.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Quand on s'attend au pire, le moins pire a une saveur toute particulière, que vous dégusterez avec plaisir, même si ce n'est pas le meilleur.
Par exemple, j'ai ouï dire qu'il y a des choses qui entrent par une oreille et qui sortent par l'autre. Je n'ai jamais rien vu entrer par une oreille et encore moins en sortir !
Votre bonté doit avoir quelque tranchant - autrement ce n'est plus de la bonté.
Nous aspirons tous à l'Eden, et nous l'apercevons constamment : toute notre nature, la meilleure et la moins corrompue, la plus douce et la plus humaine, est encore imprégnée du sentiment de l'exil.
Après un certain âge, la lecture détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Tout homme qui lit trop et utilise trop son propre cerveau tombe dans des habitudes de réflexion paresseuses.
On peut oublier Dieu pendant le bonheur, mais lorsque le bonheur fait place à l'infortune, c'est toujours à Dieu qu'il faut revenir.
Une fois en Afrique, j'ai perdu le tire-bouchon et nous avons été obligés de vivre de nourriture et d'eau pendant des semaines.
Nous ne pouvons peut-être pas préparer l'avenir de nos enfants, mais nous pouvons au moins préparer nos enfants à l'avenir.
Quelqu'un disait que la providence était le nom de baptême du hasard ; quelque dévot dira que le hasard est un sobriquet de la providence.
La nature apprend aux bêtes à connaître leurs amis.
A chaque jour suffit sa peine, à condition que la paye tombe bien en fin de mois.
Pensez à être moins curieux des personnes que de leurs idées.
On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose.
Je n'ai jamais pris de cuite, je n'ai jamais fumé de pétard de ma vie, parce que justement, je ne veux pas basculer dans quelque chose que je ne maîtrise pas.
Au fond, toute peur ne vient-elle pas directement ou non du refus de perdre son bien le plus précieux, sa propre vie ? Au fond la seule vraie peur n'est-elle pas celle de ne plus être ?
Quiconque honore sa propre religion et condamne les religions des autres, nuit gravement à la sienne.
Qui obéit à ses passions n'est capable de rien et c'est aussi pour cela qu'il n'est pas propre à commander.
Chaque homme a l'obligation de remettre au monde l'équivalent au moins de ce qu'il en retire.
La cruauté, bien loin d'être un vice, est le premier sentiment qu'imprime en nous la nature ; l'enfant brise son hochet, mord le téton de sa nourrice, étrangle son oiseau, bien avant que d'avoir l'âge de raison.
Dieu n'est pas spectateur. Le seul Dieu qui soit est sans cesse impliqué dans le drame miraculeux et contradictoire de la création. Dieu est en quelque sorte noyé dans la création, et ne peut en être ni séparé ni distingué.