Il a fallu la guerre pour nous apprendre que nous étions heureux. Oui, il a fallu connaître la misère. Avant nous ne savions pas, nous étions des ingrats.
Plus la misère est insupportable, plus on l'ignore.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas de plus grande douleur que de rappeler le bonheur dans les moments de misère.
Si notre Dieu était celui des philosophes et des savants, même s'il se réfugiait au plus haut des cieux, notre misère l'en précipiterait.
Il faut qu'une cause soit bien mauvaise pour vouloir la soutenir par l'ignorance et la misère !
L'homme, en se civilisant, n'a-t-il fait vraiment que compliquer sa barbarie et raffiner sa misère ?
Toute misère est à la mesure du rêve ou de l'ambition qu'elle trahit.
La misère n'a pas de frontière. La misère, elle est in-ter-na-tio-nale.
La Misère est le manque du nécessaire, la Pauvreté est le manque du superflu.
Il n'est pas de douleur plus grande que de se souvenir des jours heureux dans la misère.
Les grandes villes du monde sont toutes affligées de deux plaies : le luxe excessif et la misère.
Qu'est-ce que toute miséricorde sinon cette misère de l'amour réduite aux larmes ?
La misère du monde est tout aussi visible dans la ligne et le visage d'un mannequin que dans le corps squelettique d'un Africain. La même cruauté se lit partout si on sait la voir.
Je crois que la misère n'est pas une fatalité, mais un phénomène entretenu, géré rationnellement, une abjection indispensable à la seule prospérité d'un petit groupe sans scrupules [...]
Le riche demeure toujours avare. Le pauvre, tour à tour, nargue ou convoite la misère du riche.
La misère ne tue pas, mais ses insultes ne s'effacent point.
Le bonheur effectif paraît toujours assez sordide en comparaison des larges compensations qu'on trouve à la misère.
Les gens déjà chargés de leur propre misère sont ceux qui entrent davantage par la compassion dans celle d'autrui.
La grandeur de la vie ne fait que plus évident le contraste de sa misère.
L'actionnaire est la plus belle invention du capitalisme. Le partage des responsabilités par un grand nombre. La politique de la peur, de la faim, de la misère diluée au niveau des masses qui en souffrent.
Le travail chasse la misère.
Toutes les inventions jolies et charmantes pour ceux qui ont les moyens d'en jouir valent-elles, vraiment, la somme de misère et de souffrance que nos civilisations produisent ?
"La misère ne s'empreint pas seulement sur les vêtements ; elle s'empreint sur la beauté. Cela se mêle au point qu'on pourrait dire que le vêtement devient maigre et le visage pauvre."
La route qui mène à la misère est plane et elle est tout près.
La vraie misère est celle des gens qu'on croit riches parce qu'ils n'ont pas le courage d'être pauvres.
La misère n'est pas de dimension humaine.
L'art, une bien belle chose, mais que change-t-elle au monde, sinon la couleur de sa misère ?
Si vous savez tout sans savoir ce qu'est la misère de ceux qui souffrent, vous serez, avec toutes vos connaissances, des chefs désastreux pour demain.
Les haillons de la misère couvrent la vertu, le manteau de la fortune cache le vice.
Celui qui agit en perturbateur et en pervers sera toujours dans la misère ; pour les perturbateurs et les pervers, il n'y a pas de pardon dans le ciel.
Dans notre pays, la misère n'a plus de voix.
Le salariat est une forme nouvelle de l'esclavage. La mine doit être au mineur, comme la mer est au pêcheur, comme la terre est au paysan... Entendez-vous ! la mine vous appartient, à vous tous qui, depuis un siècle, l'avez payée de tant de sang et de misère !
Il n'est pire misère, parce qu'on veut faire le bonheur d'un peuple, que de croire en lui.
Il faut aimer beaucoup pour avouer à quelqu'un sa misère.
La férocité naît de l'ignorance, de la misère, de la dureté des lois criminelles, de l'insolence des classes privilégiées ; et dès lors, on voit comment la détruire.
La misère a cela de bon qu'elle supprime la crainte des voleurs.
Que de pas restent à faire ! La femme pauvre est aussi bien esclave et vendue en orient qu'en occident. Seulement elle a de plus la flétrissure et la misère. Le lupanar n'est autre chose qu'un sérail en commun.
Réduit à son être social, quelle misère que l'homme !
L'homme parfait qui se trouve dans la misère, perd son habileté ; l'homme pervers n'est puissant que quand le sort lui est favorable.
Au repu l'abondance, au pauvre la misère.
La misère unit tout aussi bien que le sang.
La pitié, c'est l'éboueur de la misère.
Les enfances se ressemblent toutes, dans leur grandeur comme dans leur misère originelles. On ne connaît guère mieux son enfance que les enfances inconnues et secrètes des autres enfants.
L'homme n'a pas une seule et même vie ; il en a plusieurs mises bout à bout, et c'est sa misère.
La misère ne consiste pas dans la privation des choses, mais dans le besoin qui s'en fait sentir.
Les lois ne sont faites que pour exploiter ceux qui ne les comprennent pas, ou ceux que la misère la plus noire empêche de s'y conformer.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
Un monarque qui cherche ses plaisirs et sa satisfaction particulière, et qui souffre que ses sujets soient dans la misère, voit bientôt l'éclat de sa grandeur obscurci.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.