La misère n'est pas de dimension humaine.
Je m'en fous que ça aille mieux demain. Je veux que ça aille mieux tout de suite, maintenant. Je veux les faire souffrir comme ils nous font souffrir, même plus. Je veux qu'ils ressentent ma souffrance parce que franchement c'est tout ce qu'il me reste à offrir.
Quelquefois, hélas ! la conscience humaine supporte un fardeau d'une si lourde horreur, qu'elle ne peut s'en décharger que dans le tombeau.
Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux.
Nos espérances sur l'état à venir de l'espèce humaine peuvent se réduire à ces trois points importants : la destruction de l'inégalité entre les nations, les progrès de l'égalité dans un même peuple, enfin le perfectionnement de l'homme.
L'espèce humaine est une décision de femme. Même Hitler n'a rien pu contre.
La superstition est un peu plus humaine que la religion, parce qu'elle manque de morale.
La vie humaine n'est point une lutte où des rivaux se disputent des prix ; c'est un voyage que des frères font en commun, et où chacun employant ses forces pour le bien de tous, en est récompensé par les [...] â–º Lire la suite
Pour moi, la classe est par définition une chose haineuse. La seule classe qui mérite vraiment d'être considérée est la classe des hommes honnêtes et capables, quelle que soit la sphère d'activité humaine à laquelle ils appartiennent.
C'est par la parole, par la création, que l'être humain arrive à dépasser son sentiment d'impuissance; il est voué à la souffrance, à cause de la disparité entre ses désirs, qui sont incommensurables, et l'impossibilité de les satisfaire. Il y a donc une souffrance fondamentale et nécessaire, que nous n'éviterons jamais.
Si j'avais le pouvoir d'oublier, j'oublierais. Toute mémoire humaine est chargée de chagrins et de troubles.
Celui qui se transforme en bête se délivre de la souffrance d'être un Homme.
Je crois que l'imagination humaine n'a rien inventé qui ne soit vrai, dans ce monde ou dans les autres.
Avoir l'expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n'est jamais comparable à la nôtre.
Dans la famille, on doit se supporter ; chacun a ses défauts. Il ne faut pas trouver des injustices partout. La faiblesse humaine est toujours là.
L'Amour, la Poésie, c'est par ce seul ressort que la pensée humaine parviendra à reprendre le large.
L'imbécillité humaine est un bien curieux spectacle.
La souffrance est une île de certitude dans un océan d'incertitude.
Ce n'est pas la misère qui provoque le besoin d'égalité, mais la richesse.
J'ai rêvé parfois d'élaborer un système de connaissance humaine basé sur l'érotique, une théorie du contact, où le mystère et la dignité d'autrui consisteraient précisément à offrir au Moi ce point d'appui d'un autre monde.
La douleur est inévitable, mais la souffrance est facultative.
Adieu tristesse Bonjour tristesse Tu n'es pas tout à fait la misère Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent Par un sourire.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres.
La condition humaine nous fait partager seulement ce que nous avons de meilleur, parce que nous sommes toujours en quête d'amour et d'acceptation.
Les estomacs qui trouvent en la ratatouille humaine leur assouvissance ne sont pas larges.
Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons.
La souffrance est l'unique cause de la conscience.
La nature humaine n'est ni bonne ni mauvaise, mais ouverte vers une continuelle transformation et transcendance. Elle n'a qu'une chose à faire, se découvrir elle-même.
La souffrance peut occuper une telle place qu'on en oublie le bonheur. Parce qu'on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d'autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu'on n'a pas l'habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu'on est heureux.
Toutes les inventions jolies et charmantes pour ceux qui ont les moyens d'en jouir valent-elles, vraiment, la somme de misère et de souffrance que nos civilisations produisent ?
J'aime que leur souffrance ait changé de viscère, et que ce soit leur coeur, maintenant, qui se serre !