Les sciences biologiques ignorent ce qui fait l'humanité de l'humanité, la culture, le langage, l'esprit, la conscience.
Il est difficile pour une femme de définir ses sentiments dans un langage principalement fait par les hommes pour exprimer les leurs.
Comme la musique et l'art, l'amour de la nature est un langage commun qui peut depasser les frontières politiques ou sociales.
N'est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
Le langage qu'un homme parle est un monde dans lequel il vit et agit ; il lui appartient plus profondément, plus essentiellement que la terre et les choses qu'il nomme son pays.
Le langage est foncièrement lié au désir de domination sociale. Il cherche l'ascendant. Sa fonction est le dialogue et le dialogue, quoi qu'on en dise de nos jours, c'est la guerre.
Nous n'aurions plus rien d'humain si le langage en nous était en entier servile.
Les hommes ont inventé le langage pour leur satisfaire leur envie de se plaindre.
La loi de l'homme est la loi du langage.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
- Mais putain qui êtes-vous Cyphre ? - Surveillez votre langage. - Héhé, j'en ai rien a foutre qu'on soit dans une église, d'accord ? Moi les églises ça me fout les boules, j'aime pas les églises. - Êtes-vous athée ? - Oui, évidemment... J'suis d'Brooklyn.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
Vraiment, je vis en de sombre temps !Un langage sans malice est signeDe sottise, un front lisseD'insensibilité. Celui qui ritN'a pas encore reçu la terrible nouvelle.
La poésie est le langage naturel de tous les cultes.
Les chaussures transforment votre langage corporel et votre attitude. Ils vous élèvent physiquement et émotionnellement.
Si l'être humain ne dispose pas du moyen d'accéder à la connaissance de "la vérité", il peut, à travers son langage, en découvrir un reflet, et éventuellement s'engager dans cette perspective.
En regard du langage parlé, les mots écrits ressemblent un peu à des fruits en conserve, par rapport à des fruits frais.
Un regard est dans tout pays un langage.
Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues.
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.
Rien n'est dans le monde qui ne soit dans le langage, et rien ne constitue le langage qui ne constitue le monde.
Quand les hommes s'abandonnent à de vaines présomptions, leur langage est contre eux un accusateur véridique.
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.
L'idiot savant écrit son non-sens dans un meilleur langage que l'ignorant, mais c'est toujours un non-sens.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
Il y a un langage pour la mort comme il y a un langage pour la vie.
Il y a dans la nature française un principe d'indestructibilité qui tient à la fois à la fierté de l'esprit et à la gloire du langage.
Le langage est notre affaire à tous, quel que soit notre état.
Cette frontière extrême du langage, où la parole est la demeure de l'être.
Notre langage ne vaut rien pour décrire le monde des odeurs.
C'est le langage qui divise.
Celui qui écrit fait nécessairement acte de mondanité, tout en ouvrant des perspectives nouvelles au langage.
Le meilleur de nos convictions ne peut se traduire par des paroles. Le langage n'est pas apte à tout.
La Bourse est le seul endroit où l'on ne peut se faire comprendre qu'en parlant le langage des cours.
C'est une erreur de langage, n'est-ce pas l'amour ?
C'est, dans le langage, que se marquent d'abord les inégalités.
Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre.
Ventre plein et ventre vide ne parlent pas le même langage.
Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s'il découpait un étendard dans le parquet de l'univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c'est l'ensemble du langage ainsi, qu'il pervertit, déroute, exalte et restitue.
Les bons écrivains sont ceux qui utilisent un langage efficace. C'est-à-dire clair et précis.
Le poète se consacre et se consume à définir et à construire un langage dans le langage.
Un livre doit être un morceau de langage déchiré, un morceau que l'on arrache à la parole.
Flambeau du langage et de tous les arts, la Métaphysique éclaire, indique et ne fait pas.
Le premier langage, c'est une parole non dite entre deux êtres qui s'étreignent, et c'est la parole non dite qui prend forme d'être humain.
Les soupirs sont le langage du coeur.
Les riches et les pauvres ne peuvent parler le même langage. L'argent érige une barrière entre eux.
Trouver son style, pour un auteur, peut signifier ceci : dynamiter le langage commun.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
Le langage est un fameux véhicule et, contrairement aux autres, il ne coûte rien.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.