Jamais il ne s'était vu un coeur plus simple. Le langage moderne a déshonoré, autant qu'il a pu, la simplicité. C'est au point qu on ne sait même plus ce que c'est. On se représente vaguement une espèce de corridor ou de tunnel entre la stupidité et l'idiotie.
La simple élégance du langage ne peut produire au mieux qu'une vaine renommée.
Le langage a parfois une capacité surprenante à occulter la vérité.
Je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mes sens. Je ne compte pas mes emprunts, je les pèse.
La poésie moderne, en effet, puisqu'il faut l'opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n'en laisse subsister que les assises lexicales.
L'indifférence dissout le langage, brouille les signes.
Le langage poétique est fait pour communiquer des états ; les mots y sont des vases ou des clefs.
Je ne vois point de plus grand secret dans le langage, que de trouver des manières pour adoucir les choses fâcheuses.
J'écris parce que le langage est, disons, un des aspects les plus essentiels de notre humanité.
Tout nous vient - non pas tout, mais presque tout nous vient - par l'intermédiaire du langage. C'est pourquoi je pense que la solution de beaucoup de nos difficultés est dans le travail sur le langage.
L'écriture, la belle écriture, celle qui a résisté à l'usure du temps et que je lis, ne fixait que des paroles importantes, et dans des formes artificielles, le latin ou bien ce langage sophistiqué que l'on employait dans les réunions mondaines.
La littérature, c'est l'expérimentation sur le langage.
Je peux utiliser le film comme langage. Cela pourrait non seulement envoyer un bon message, mais aussi informer les gens de mes pensées, de ma vision du monde, de ma couleur, de ma musique, de ma vision de tout.
Le langage, au sens propre, est une fonction d'un instrument comme tel. Chaque instrument exprime et imprime l'idée de celui qui le dirige.
C'était simple, le monde des Européens, à commencer par leur langage était l'inverse du nôtre. La preuve c'est que la planisphère représentait le globe terrestre à l'envers : L'Europe en Haut, l'Afrique en bas alors que ça devait être le contraire.
Parler à un homme intéressé de faire des largesses aux pauvres, c'est lui tenir un langage étranger.
Nous plongions nos mains dans le langage,Elles y prirent des mots dont nous ne sûmesQue faire, n'étant rien que nos désirs.Cette eau, notre espérance.D'autres sauront chercher à plus profondUn nouveau ciel, une nouvelle terre.
Ce qui unit les humains et les chats, au-delà des caresses, c'est le sommeil. Où qu'ils soient, les petits félins vous invitent à l'assoupissement, dans la chaleur de leur fourrure soyeuse. Pouvoir dormir côte à côte, des heures durant, sans bouger est une forme d'intimité plus profonde que le langage ou les jeux.
Deux êtres ne peuvent pas se connaître. Le langage ayant été fait pour l'usage quotidien ne sait exprimer que des états grossiers ; tout le vague, tout ce qui est sincère n'a pas de mot pour s'exprimer.
On vit près d'un enfant. On s'approche d'un mystère. Ses jolis mots nous touchent et nous amusent. Parfois, ils reposent sur une apparente maladresse de langage. Mais on sait bien. En fait, ils sont la marque d'une supériorité. Avec les mots que nous lui apprenons, il dit ailleurs et davantage.
Le symbole a aussi une fonction critique, et l'objet de sa critique, c'est le langage lui-même.
Je pense que je suis bon dans tou ce qui est langage corporel, combat, et les trucs comme ça. C'est juste naturel pour moi, peut-être parce que j'aime le sport.
L'inconvénient de la vérité, c'est qu'elle ne fait jamais le détail. Un morceau de vérité est un mensonge. Or, pour en revenir au langage, les mots ne sont jamais que les morceaux de vérité. Chacun est l'éclat trompeur d'un miroir brisé que jamais personne ne recollera.
Langage. Musique avec laquelle nous charmons les serpents qui gardent le trésor d'un autre.
De mon temps, les rues menaient au marécage.Le langage me dénonçait au bourreau.Je n'avais que peu de pouvoir. Mais celui des maîtresEtait sans moi plus assuré, du moins je l'espérais.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.