La littérature, c'est l'expérimentation sur le langage.
Visez toujours l'harmonie complète de la pensée, de la parole et de l'action. Visez toujours à purifier vos pensées et tout ira bien.
Trouver son style, pour un auteur, peut signifier ceci : dynamiter le langage commun.
Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
La Bourse est le seul endroit où l'on ne peut se faire comprendre qu'en parlant le langage des cours.
La parole intérieure démange.
La littérature est l'expression de la société, comme la parole est l'expression de l'homme.
Prends la parole dans deux circonstances ; ou quand il s'agit de choses que tu sais parfaitement, ou quand la nécessité l'exige.
Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
La parole écrite doit être l'incarnation naturellement nécessaire d'une pensée et non la livrée mondaine d'une opinion.
La parole engendre, elle ne fait pas qu'orner ou accompagner l'existence...
L'art poétique, la mécanique romanesque obéissent à d'autres règles que celles du savoir. L'abandon, la mesure.
De la poésie, je dirai maintenant qu'elle est, je crois, le sacrifice où les mots sont victimes. Les mots, nous les utilisons, nous faisons d'eux les instruments d'actes utiles. Nous n'aurions rien d'humain si le langage en nous devait être en entier servile.
Savez-vous comment on dit "jamais" dans le langage du camp? "Morgen früh", demain matin.
Toutes les philosophies du monde ne remplaceront jamais une parole de vie.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
La parole est la rumination de l'homme, s'il ne parle pas, il se morfond.
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.
Chercherai-je un autre juge qu'Allah, alors que c'est Lui qui a fait descendre vers vous ce Livre bien exposé? Ceux auxquels Nous avons donné le Livre savent qu'il est descendu avec la vérité venant de ton Seigneur. Ne sois donc [...] â–º Lire la suite
Tu nous enjoins à visiter malades et oubliés - Honorer son prochain, faire OEuvre de charité - Faîtes donc fortune, donnez sans compter ! - Telle fut la parole de notre bien-aimé.
Le langage ordurier a besoin de prendre racine sur un terrain de misère épaisse, d'infamie, de haine. Ça ne s'improvise pas.
Le silence n'a jamais nui à personne, mais la parole cause maintes fois du tort.
Les mots et la parole ont une force insoupçonnée. Ils sont la tourmente ou la brise. La pluie qui dévaste ou l'eau qui irrigue.
Lire un roman est un art difficile et complexe. Il faut être capable non seulement d'une grande finesse de perception, mais d'une grande hardiesse d'imagination.
La philosophie est une lutte contre la manière dont le langage ensorcelle notre intelligence.
La littérature reste une des meilleures garanties pour espérer une sorte de progrès dans nos sociétés hypertechniques.
La parole n'est pas un moineau ; une fois envolée, tu ne la rattraperas plus.
Les hommes ont inventé le langage pour leur satisfaire leur envie de se plaindre.
Le bon professeur est celui qui suggère plutôt qu'impose, et qui donne à son élève l'envie d'enseigner lui aussi.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] â–º Lire la suite
J'ai écrit un roman qui tient en une seule phrase ! C'est la vie d'un moine racontée par lui-même : Il était une foi... la mienne.