Le langage est le confessionnal du peuple.
On fait des révolutions quand le peuple n'a rien à perdre et tout à gagner.
Le brigand qu'on persécute, l'homme exalté qui injurie, le peuple trompé qui assassine, suivent leur instinct et font leur métier. Mais, l'homme en place qui les tolère, sous quelque prétexte que ce soit, est à jamais déshonoré.
S'il est un miracle de cette civilisation qui a su compter jusqu'à deux mille ans, il réside dans notre émerveillement devant la naissance de chaque humain, quel qu'il soit.
Le peuple de cette nation a parlé. Il nous a donné une victoire claire, une victoire convaincante.
C'est le langage qui divise.
La popularité est un rasoir entre les mains d'un enfant.
Quand le peuple se met debout, l'impérialisme tremble.
La plupart des personnes sont tellement absorbés dans la contemplation du monde extérieur qu'ils sont totalement inconscients de ce qui se passe en eux-mêmes. La mort prématurée de millions de personnes est principalement liée à cette cause. Même parmi ceux [...] â–º Lire la suite
Qu'une réalité se cache derrière les apparences, cela est, somme toute, possible ; que le langage puisse la rendre, il serait ridicule de l'espérer.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
N'est-ce pas finalement une piètre idée du politique, que de penser qu'il ne peut advenir au langage que sous la forme d'un discours directement politique ?
Quand vous savez que vous avez de la valeur, vous n'avez pas à élever la voix, vous n'avez pas à devenir impoli, vous n'avez pas à devenir vulgaire ; vous êtes juste. Et vous êtes comme le ciel, comme l'air, de la même manière que l'eau est mouillée. Il n'a pas à protester.
Avec ton panier et mon panier, le peuple prospérera.
Il faut être prince pour comprendre le peuple, et il faut appartenir au peuple pour comprendre les princes.
L'homme est lié par sa parole, comme l'animal par sa chaîne.
Là où il n'y a pas de grande vision, le peuple périt.
A quoi peut servir d'avoir lu trois mille livres, quand, les cheveux blanchis, on reste indigne de l'amour du peuple ?
Le vulgaire imbécile est toujours avide de grands événements, quels qu'ils puissent être, sans prévoir s'ils lui seront utiles ou préjudiciables : il n'est ému que par sa propre curiosité.
Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'est son gouvernement.
Peut-être la civilisation moderne nous a-t-elle apporté des formes de vie, d'éducation et d'alimentation qui tendent à donner aux hommes les qualités des animaux domestiques.
Quand l'oeuvre des meilleurs chefs est achevée, le peuple dit : c'est nous qui avons fait ça.
La civilisation démocratique est entièrement fondée sur l'exactitude de l'information. Si le citoyen n'est pas correctement informé, le vote ne veut rien dire.
La popularité ? C'est la gloire en gros sous.
Les machines reviendront, sans doute. L'homme connaîtra, de nouveau, la joie de faire travailler à sa place les esclaves de cuivre et d'acier. En attendant, il comprend avec tristesse que les victoires de la civilisation sont enivrantes, mais précaires et [...] â–º Lire la suite
La civilisation est la paralysie.
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent.
L'argent parle raison dans un langage que comprennent toutes les nations.
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
La civilisation occidentale combat le bêtise mais cultive la connerie.
Nous sortons de la civilisation du travail, mais nous en sortons à reculons dans une civilisation du temps libéré, incapables de la voir et de la vouloir, incapables donc de civiliser le temps libéré qui nous échoit, et de fonder une culture du temps disponible et une culture des activités choisies.