Les sciences biologiques ignorent ce qui fait l'humanité de l'humanité, la culture, le langage, l'esprit, la conscience.
Une civilisation meurt quand elle recule sur ses principes et ses valeurs, et quand ceux qui les remettent en question avancent.
Les hommes et les femmes ne se réunissent au théâtre que pour entendre parler de l'amour, et pour prendre part aux douleurs et aux joies qu'il cause. Tous les autres intérêts de l'humanité restent à la porte.
Notre culture deviendra comme au temps médiéval où il y avait vraiment une élite culturelle. Le reste du monde ne fera que regarder la télévision, qui sera leur seul cadre de référence.
Nous sommes dans la préhistoire de l'esprit humain.Cela signifie pour chaque individu doit sortir de sa propre barbarie intérieure.
De mon temps, les rues menaient au marécage.Le langage me dénonçait au bourreau.Je n'avais que peu de pouvoir. Mais celui des maîtresEtait sans moi plus assuré, du moins je l'espérais.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
De sept à onze ans, s'écoule une énorme tranche de vie, pleine de scènes brouillées ou oubliées. On perd lentement, c'est bien connu l'art de parler aux animaux, les oiseaux ne viennent plus bavarder sur le bord de la fenêtre. En s'habituant à voir, les yeux ne perçoivent plus le merveilleux.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
Les femmes sont comme les chevaux, il faut leur parler avant de leur passer la bride.
Quand le champ de blé s'est levé, l'âne y revient souvent.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
L'argent est le meilleur bouillon de culture où puissent pulluler la mauvaise foi, la muflerie et la prostitution.
Le véritable test de civilisation, de culture et de dignité est le caractère et non les vêtements.
C'est notre grande maladie de parler pour ne rien voir.
Dieu : le non-être qui a le mieux réussi à faire parler de lui.
La science décrit la nature, la poésie la peint et l'embellit.
Flatter la veulerie, lécher les mous : voilà désormais tout ce qu'on attend de la culture écrite.
Il est très difficile de parler de comédien en général. Chaque comédien est un peu un accident.
Le problème avec la poésie : elle embellit tout !
Le virus (Coronavirus) nous rappelle à notre humanité et à notre condition d'êtres profondément sociaux, inséparables les uns des autres.
Votre rêve le plus ardent est d'humilier qui vous a offensé. Mais si vous n'entendez plus jamais parler de lui, ayant changé de pays, votre ennemi finira par ne plus avoir pour vous aucune importance.
On devient moral dès qu'on est malheureux.
Il y a mille inventions pour faire parler les femmes, mais pas une seule pour les faire taire.
A l'époque où nos ancêtres fabriquaient des auges en pierre et des cruches en argile, autour desquelles nos archéologues font tant de bruit, on construisait une acropole en Grèce. [...] Les véritables représentants de la civilisation dans les derniers millénaires avant notre ère et dans le premier après, furent les Méditerranéens.
Une seule hirondelle ne fait pas le printemps ; un seul acte moral ne fait pas la vertu.
La poésie est le journal d'un animal marin qui vit sur terre et qui voudrait voler.
Reprocher à l'islam, à la doctrine de Mahomet, la décadence, peut-être irrémédiable, où sont tombées les nations qui la pratiquent aujourd'hui, serait une injustice souveraine. La religion d'un peuple n'a pas avec sa puissance politique de relation directe, absolue et [...] â–º Lire la suite
Quand on vit dans une énorme insécurité politique et économique, la question de l'identité est très importante. Et l'identité, la culture et l'art sont liés.
Il faut écouter beaucoup et parler peu pour bien agir au gouvernement d'un Etat.
J'essaie de me taire et de laisser mes anges me parler et me dire ce que je suis censé faire.
Le langage est source de malentendus.