La mémoire est la sentinelle de l'esprit.
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire.
La mémoire, comme le rêve, dilue les couleurs, la mémoire est comme une photographie exposée au soleil.
Lire c'est recréer l'âme des choses, écrire c'est fabriquer un nid pour les oeufs de la mémoire...
Il n'y a pas d'histoire muette. On a beau la brûler, la briser, on a beau la tromper, la mémoire humaine refuse d'être bâillonnée. Le temps passé continue de battre, vivant.
La mémoire est un livre qui ne se ferme jamais.
Ce n'est pas par leur architecture mais plutôt par la puissance de leur pensée abstraite que les nations devraient essayer de se perpétuer dans la mémoire des hommes.
L'historien est un artisan de la mémoire.
Grâce à la topographie d'une ville, c'est toute votre vie qui vous revient à la mémoire par couches successives.
La mémoire et l'habitude sont les fourriers de la mort.
La mémoire est aussi menteuse que l'imagination, et bien plus dangereuse avec ses petits airs studieux.
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boireJ'ai vu tous les soleils y venir se mirerS'y jeter à mourir tous les désespérésTes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire.
La mémoire du dégoût est plus grande que la mémoire de la tendresse !
La mémoire du juste sera accompagnée de louanges, mais le nom des méchants pourrira comme eux.
L'histoire n'est que violence et perversité, la géographie n'est que cartes, quant à la poésie, ce n'est rien de plus qu'une gymnastique pour la mémoire.
Ah ! Que les hommes ont donc la mémoire courte ! Et se peut-il qu'en devenant des pères ils oublient aussitôt qu'ils ont été des fils.
La mémoire des bienfaits ne doit pas vieillir.
Les gens importants ont souvent la mémoire courte.
La mémoire de l'homme est sélective, pour certains faits, il la perd très facilement.
La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie.
La mémoire est un drôle de brouillard.
Le conflit est la mouche du coche de la pensée. Il stimule l'observation et la mémoire.
Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait. Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix. Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.
Le souvenir d'un amour révolu, lorsqu'il demeure fortement dans la mémoire, n'est pas moins absorbant que ne l'était cet amour même.
Et puis, doucement, sans le vouloir, on passe du coeur à la mémoire.
La vie est perdue contre la mort, mais la mémoire gagne dans son combat contre le néant.
Créer, c'est se souvenir : cette proposition concerne l'acteur plus que tout autre créateur. La mémoire est au coeur de son art. Elle est son instrument et sa matière première.
Quand une femme est la douceur et le trouble, l'amusement et la gravité, la nouveauté et la mémoire, le voyage et la demeure... Quel homme digne de ce nom refuse ce miracle et choisit de fuir en invoquant l'inconfort d'aimer ?
La lutte de l'homme contre le pouvoir, c'est la lutte de la mémoire contre l'oubli.
Celui qui se réclame de l'autorité ne met pas en oeuvre l'intelligence, mais plutôt la mémoire.
Les femmes ont la mémoire courte lorsque cela leur convient : elles effacent ou gravent selon leur bon plaisir.
La mémoire est l'intelligence des sots.
Les livres ne peuvent être anéantis par le feu. Les hommes meurent, pas les livres. Aucun être, aucune force ne peut abolir la mémoire.
Plus je me remémore, plus le vécu d'autrefois s'enrichit et se diversifie, comme si la mémoire ne s'épuisait pas.
Il est si facile de perdre la mémoire de soi-même.
Avoir des dettes, c'est le seul moyen de rester dans la mémoire des classes commerçantes.
Il est terrible le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim.
La mémoire fait à notre place des choix qui façonnent nos personnalités et font de chacun de nous le reflet de ce que son cerveau a emmagasiné.
La lumière de la mémoire hésite devant les plaies.
Ce ne sont pas les fils qui perpétuent la mémoire des pères, ce sont les bonnes actions et les bonnes moeurs.
En politique, rien n'est plus admirable que d'avoir la mémoire courte.
J't'ai expliqué tout ça, une fois... Mais, il fallait bien t'effacer la mémoire tellement j'avais peur de ce que t'aurais pu nous faire... Mais aujourd'hui j'veux plus t'mentir. Je veux plus avoir peur de toi, plus jamais. Et surtout, je [...] ► Lire la suite
La mémoire diminue à moins qu'on ne l'exerce.
La mémoire, c'est ce qui rappelle à un homme que l'anniversaire de sa femme c'était la veille.
La mémoire est souvent la qualité de la sottise : elle appartient généralement aux esprits lourds, qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
Il faut savoir oublier pour goûter la saveur du présent, de l'instant et de l'attente, mais la mémoire elle-même a besoin de l'oubli. Il faut oublier le passé récent pour retrouver le passé ancien.
La mémoire, c'est comme une valise. On met toujours dedans des choses qui ne servent à rien.
A soixante-dix ans, il est meilleur pour la santé d'avoir des femmes dans la mémoire que sur les genoux.
Au fil du temps, les blessures de la mémoire cicatrisent et s'estompent. L'oubli est un muscle qu'il faut entretenir.
Dans le sommeil, les rêves évoquent la plus précise des réalités ; dans la réalité, la mémoire imparfaite n'engendre qu'une image grossière sur l'écran du souvenir.