La mémoire, ce fléau des malheureux.
Il y a une mémoire d'au-delà de la mémoire : c'est ce qui remonte à la surface grâce à ces grands coups de sonde que constituent l'acte poétique.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
Les pense-bêtes sont les porte-clefs de la mémoire.
S'il est une faculté de notre nature de laquelle on puisse dire qu'elle est plus merveilleuse que les autres, c'est la mémoire.
Seuls les enfants jouissent du présent ; leurs aînés vivent soit de la mémoire du passé, soit de l'espoir de l'avenir.
La mémoire est l'une des facultés les plus bizarres de notre intelligence. On ne peut vraiment pas s'y fier.
La mémoire n'est que la représentation du passé.
La mémoire tue et ce n'est que dans l'amour que tout redevient présent...
Il vaut bien mieux avoir de l'imagination que de la mémoire.
On s'entretuera pour l'honneur des nôtres, la mémoire d'nos oubliés.
Je n'ai pas besoin de photo de toi, j'ai de la mémoire...
Les femmes qui ont de la mémoire sont perdues.
Les femmes ont un coin de la mémoire réservé aux fautes qu'elles n'ont pas commises.
Dieu nous a donné la mémoire pour qu'elle puisse se souvenir de lui, l'intelligence pour qu'elle puisse le connaître, la volonté pour qu'elle puisse le choisir, l'aimer et jouir de lui.
La mémoire a bien ses raisons que l'on ne se souvienne plus.
La mémoire est un geste en soi.
La mémoire est le désir satisfait.
Le lieu naturel du chagrin, ce sont les lignes du visage, pas la mémoire.
On invente toute ce que la mémoire a pu oublier. On en rajoute.
L'attention est la mère de la mémoire.
Ecrivez, pendant que vous avez du génie, pendant que c'est le dieu qui vous dicte, et non la mémoire.
L'imagination n'est qu'un jeu de la mémoire qui construit ce qu'elle connaît.
La bêtise la plus intolérable est celle qui a pour compagne la mémoire.
La mémoire est préférable à un grand amas de livres.
La civilisation, ici, n'est qu'une simple répétition de la mémoire et des moeurs.
Henri IV. Seul roi de qui le pauvre ait gardé la mémoire.
Le contexte et la mémoire jouent un rôle puissant dans tous les vrais bons repas de la vie.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire.
J'ai l'impression qu'aujourd'hui la mémoire est beaucoup moins sûre d'elle-même et qu'elle doit lutter sans cesse contre l'amnésie et contre l'oubli.
La mémoire, une faculté qui choisit.
Nous suivons, nous nous suivons. Cette théorie d'animots que je suis ou qui me suivent partout et dont la mémoire me serait inépuisable, je ne vous en imposerai pas une exhibition. Loin de l'arche de Noé, la chose tournerait au cirque, quand un montreur d'animaux y fait défiler ses sujets tristes, le dos bas.
Les idiots pensent que la mémoire fait partie de la connaissance et de la vie.
Fonder les sciences sur le désir, non plus sur la mémoire.
Je vivais à deux cents à l'heure ma vie que je voulais romanesque. Impossible pourtant aujourd'hui de mettre de l'ordre dans ma mémoire mille éclairs mille nuits toutes pareilles pourtant mille petits matins avec le même chagrin, les bouts de bonheur. Les mêmes odeurs. C'est important les odeurs pour la mémoire. C'est l'habit du visible.
L'avenir, c'est aussi la mémoire.
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
J'ai rempli toute ma vie à essayer de préserver la mémoire de la vie, dans la lutte contre la mort. Peut-être que la seule chose que j'ai faite, puisqu'il est impossible d'arrêter la mort, c'est de montrer ce combat. Le combat en lui-même ne nous satisfait pas non plus.
La mémoire ne conserve que ce qui peut éventuellement être utile. On oublie le reste.
La mémoire, c'est la vie, c'est notre cohérence.
La pompe des enterrements funèbres intéresse plus la vanité des vivants que la mémoire des morts.
Ma musique est ItalienneJe suis Rital dans mes colèresDans mes douceurs et mes prièresJ'ai la mémoire de mon espèceJe suis Rital et je le resteArrivederci Roma...
Le rêve représente une histoire fragmentée et est fait des débris de la mémoire.
Il y a le vent lourd et con. Juste chaud et poisseux. Il y a le vent odorant qui réveille la mémoire, il y a le vent doux et charnel, le vent qui frôle, le vent qui caresse, qui s'engouffre, qui dessine le corps et redessine l'intime.
La mémoire ce n'est pas que la faculté d'enregistrer mais surtout de pouvoir filtrer.
La mémoire met des draps blancs aux lits qui ne serviront plus.
J'écris comme on lit. Je commence dans le présent, et je me pose des questions en rapport avec le passé et la mémoire.
Nous vivons tous des tragédies, nous avons tous des secrets, les errements de l'âme unissent l'humain. Nous avons ça en commun, nous voudrions être le seul à être la mémoire de la femme aimée, nous voudrions être des amants, avec des étreintes et du jus, entendre "encore, encore". Nous finissons sans talent !
La mémoire est la peur de la mort.