La mémoire, une faculté qui choisit.
Il est évident que la concurrence, c'est la liberté. Détruire la liberté d'agir, c'est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer ; c'est tuer l'intelligence, c'est tuer la pensée, c'est tuer l'homme.
L'intelligence est notre faculté de ne pas pousser jusqu'au bout ce que nous pensons afin que nous puissions croire encore à la réalité.
Qui dédaigne son histoire la revivra tôt ou tard.
On a deux vies au moins. Une qui s'installe dans notre mémoire comme une pierre au fond de l'eau, et l'autre qui disparaît au fur et à mesure qu'elle se déroule comme si c'était vaporeux.
On choisit l'âge de faire des enfants suivant le temps que l'on est prêt à passer avec eux.
La faculté de citer est un substitut commode à l'intelligence.
Serons-nous la génération qui effacera enfin la tache du racisme de notre histoire nationale ? Je pense que nous sommes à la hauteur. Je pense que nous sommes prêts.
La lumière de la mémoire hésite devant les plaies.
Quand on écrit des romans, on n'a aucune responsabilité, à l'exception du plaisir que l'on peut apporter au lecteur.
Les femmes ont un coin de la mémoire réservé aux fautes qu'elles n'ont pas commises.
Il y a une autre faculté de connaître qui n'est pas l'acte d'un organe et n'est unie en aucune manière à la matière corporelle : c'est l'intellect angélique.
Ce livre est écrit beaucoup avec le rêve, un peu avec le souvenir. Rêver est permis aux vaincus ; se souvenir est permis aux solitaires.
Si le destin existait cela signifierait que tout est écrit par avance. Mais il semblerait que personne ne sache lire...
Ce ne sont pas les fils qui perpétuent la mémoire des pères, ce sont les bonnes actions et les bonnes moeurs.
L'écrivain qui réussit est celui qui écrit en vain.
L'intelligence - faculté de reconnaître sa sottise.
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
Certains ne parviennent pas à devenir des penseurs parce que leur mémoire est trop bonne.
La mémoire est un geste en soi.
On ne choisit pas les circonstances où l'on est placé, mais on choisit la manière de les accepter.
Il est terrible le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim.
On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. On choisit pas non plus les trottoirs de Manille, De Paris ou d'Alger Pour apprendre à marcher.
Les auteurs qui ont écrit sur le mépris de la gloire ont mis leur nom en tête du traité.
C'est la faiblesse de presque tous les écrivains qu'ils donneraient le meilleur d'eux-mêmes et ce qu'ils ont écrit de plus propre pour obtenir un emploi de cireur de bottes dans la politique.
La civilisation, ici, n'est qu'une simple répétition de la mémoire et des moeurs.
L'horizon de la langue et la verticalité du style dessinent donc pour l'écrivain une nature, car il ne choisit ni l'une ni l'autre.
Je crois que les âmes des enfants sont les héritières d'une mémoire historique universelle venue des générations précédentes.
L'instinct n'est que la mémoire de l'espèce transmise de génération en génération.
L'amour passe et choisit ses élus...
De par sa nature, le vrai chercheur possède la faculté de ressentir l'étonnement.