J'aimais: c'est un état de folie qu'est l'amour.
La vie est un songe léger qui se dissipe.
C'est un malheur pour un homme d'être beau.
Saisis l'instant, sachant que chaque jour De ton futur, c'est un jour qui s'en va.
Pour la plupart des gens, aimer est un détail de l'existence, au même titre que le sport, les vacances, les spectacles. L'amour a intérêt à être pratique, à cadrer avec la vie que l'on s'est choisie.
Cet amour enfantin est un amour blessé et les poètes sont ceux qui ne s'en accommodent pas. C'est de cette blessure qu'ils naissent.
Le leadership est un art faisant appel à la sensibilité et aux convictions de celui qui l'incarne.
L'amour est un duel : - Bien touché ! Merci.
Un sentiment bien circonscrit est un sentiment mutilé.
L'amour est un divertissement que la réalité ne peut nous offrir. L'amour est une réponse de l'imagination à la platitude, à l'opacité, à la monotonie de nos vies.
Une bibliothèque est un sanctuaire de la pensée pure.
L'espérance est un combat qui exige du coeur et de l'imagination.
Légende : C'est un auteur qui ne tire pas à conséquence.
Si notre peur consciente est de ne pas être aimé, notre peur réelle, mais généralement inconsciente, est d'aimer. Aimer signifie se compromettre sans garantie, se livrer sans réserve, en espérant que notre amour engendrera l'amour dans l'aimé. L'amour est un acte de foi, et qui a peu de foi a peu d'amour.
La gloire, c'est un dinosaure qui vit chez vous. Il faut le nourrir, sinon il se fâche et peut vous tuer.
C'est plus un triangle, c'est un rectangle amoureux !
Un soldat est un esclave en uniforme.
La modestie est une vertu, la timidité est un défaut.
Et si le bonheur n'existe pas ? C'est que le malheur non plus n'existe pas. Et cela est un bonheur qui en vaut bien d'autres.
Une laide impérieuse et qui veut plaire est un pauvre qui commande qu'on lui fasse la charité.
Le spectacle, c'est un monde de loups. C'est pire qu'un monde de loups. C'est un monde où les loups ne vous rappellent pas au téléphone.
La foule est un monstre à mille têtes.
L'homme à femmes est un bon coup pendant trois semaines, trois mois ou trois ans. Mais un très mauvais plan épargne tendresse.
Le contraire d'un peuple civilisé, c'est un peuple créateur.
Quand les autorités défendent l'idée que le sexe est un péché, il y a une importante leçon à retenir : ne pas faire l'amour avec les autorités.
Le divorce est un dépucelage mental.
La mort est un état de non-existence. Ce qui n'est pas n'existe pas. Donc la mort n'existe pas.
Le rire est un désinfectant.
C'est un métier que de faire un livre, comme de faire une pendule.
S'il y a une vérité, c'est que la vérité est un enjeu de luttes...
C'est un préjugé de croire qu'on ne peut partager les préjugés que par préjugé.
La poésie est un art de vivre.
Une minute vient toujours où le bon Dieu, qui est un brave homme, se met avec les honnêtes gens.
La mort d'un académicien est un événement grave à coup sûr, ce n'est pas un événement triste.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Pompidou me l'a dit : "Jeune homme, vous avez des qualités et un bel avenir devant vous. Mais votre façon de parler est un handicap. Certains de vos collègues suivent des cours de diction..." Je lui ai répondu : "Monsieur le Premier ministre, vous pouvez tout me demander, mais ça, jamais !"
Le sacrifice de soi d'un homme innocent est un million de fois plus puissant que le sacrifice d'un million d'hommes qui meurent en tuant les autres.
Ventriloque : c'est un homme qui peut parler la bouche pleine sans être mal élevé.
La renommée est un instrument à vent que font résonner les soupçons, les jalousies, les conjectures.
Toute théorie est un peu un autoportrait.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
La paresse est un scepticisme de la chair.
Le sceptique est un homme qui ne se doute de rien.
Un mâle qui en baise un autre est un double mâle.
La guerre n'est pas une maladie... C'est un mal insupportable parce qu'il vient aux hommes par les hommes.
On pense avec précipitation et on s'exprime avec soin, avec étude, avec effort. C'est un défaut du siècle.
Quand un drame doit se produire, c'est un enchaînement de circonstances parfois bénignes qui le préparent et le rendent inévitable.
L'amour ne se conclut pas, comme un marché. L'amour, c'est un oiseau. Imprévisible, fantasque. Fragile aussi, et périssable. Et cet oiseau, pourtant, d'un seul battement d'ailes, allège nos existences de tout le poids de l'absurdité.
Le capitalisme est un pari sur le mouvement : c'est de là que vient le progrès.
L'amour ne peut s'apprendre dans les livres, car l'amour est un petit dieu malin qui volette, invisible, de-ci, de-la, vous assomme puis s'enfuit comme les premières hirondelles printanières.