Je comprends que le fait d'être optimiste à cette époque est un défi, mais je suis néanmoins optimiste.
L'homme est un fat. Il suffit d'être supporté pour se croire indispensable.
La politique. C'est un instrument de conditionnement collectif.
Un tribunal d'exception est un tribunal qui ne se montre équitable que par exception.
Quiconque s'attache à écouter la réponse des enfants est un esprit révolutionnaire.
Le mâle est un accident ; la femelle aurait suffi.
Celui qui admire petitement de petites choses est un snob.
L'envie est un feu qui dessèche.
La réalité est un songe malade.
C'est un grand réconfort pour certaines personnes de gémir sur leurs maux imaginaires.
L'amour de la violence est un aspect de notre humanité. Même les faibles rêvent d'être forts afin de pouvoir manier le fouet.
Le succès est un excellent déodorant. Cela enlève toutes vos odeurs passées.
Une insurrection est un enthousiasme.
Les femmes détestent l'amitié : la température y est trop basse : c'est un pays où elles s'enrhument.
Un prince qui peut faire ce qu'il veut est un fou.
Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu'une femme ou une calèche.
Concupiscent : ce n'est pas un mot. C'est un rébus.
La condition de ceux qui restent est toujours plus triste que celle des personnes qui s'en vont. S'en aller, c'est un mouvement qui dissipe, et rien ne distrait les personnes qui demeurent.
J'ai appris que s'exposer, se révéler est un test de votre humanité.
L'Amérique est un pays d'inventeurs, et les plus grands inventeurs sont les journalistes.
Ecrire est un métier pénible, avec ou sans génie. Avec c'est encombrant. Sans, c'est frustrant.
Chaque combat est un entre différents angles de vision éclairant la même vérité.
Noël est un mensonge qui réunit les familles autour d'un arbre mort recouvert de lumières, un mensonge tissé de conversations insipides, enfoui sous des kilos de crème au beurre, un mensonge auquel personne ne croit.
- Je m'appelle Nanie, ravie de vous rencontrer... Monsieur... - Bubles... - M. Bubles ?! C'est un drôle de nom pour un éduc... - Oui je le sais ! Bon quand allez-vous m'inviter à rentrer... Nanie !
Toute faute qu'on fait est un cachot qu'on s'ouvre.
Originellement nous ne pensons que pour agir. C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité.
Un voile de folie partout : Oh pourquoi je suis né à cet âge ? C'est un âge terrible.
Je pense que le tennis est un sport de dames.
Écrire est un moyen sans pareil d'éclairer le lien entre le passé et le présent.
Le mot "jeune" est un mot de vieux.
Il y a aussi ceux qui disent : L'enfant handicapé est un cadeau du ciel. Et ils ne le disent pas pour rire. Ce sont rarement des gens qui ont des enfants handicapés. Quand on reçoit ce cadeau, on a envie de dire au Ciel : Oh ! fallait pas...
Mais, justement, c'est parce que le désespoir est un terreau fertile qu'il faut être plus vigilant que jamais et se conformer avec une implacable vigueur à une exigence de vérité.
L'université est un lieu d'étude important, mais pas une école pour écrivains. L'apprentissage littéraire se passe entre soi et soi, ou entre soi et les êtres dont l'âme provient de la même racine.
Le plagiaire est un individu qui ne donne le meilleur de lui-même qu'après l'avoir pris à un autre.
Héritier : c'est un homme qui vous prend le pouls chaque fois qu'il vous serre la main.
C'est que la sagesse est un travail, et que pour être seulement raisonnable, il faut se donner beaucoup de mal, tandis que pour faire des sottises, il n'y a qu'à se laisser aller.
En France, tout le monde est un peu de Tarascon.
Camus est un tuteur qui m'a permis de pousser droit.
Avoir une carrière est un peu comme naviguer dans un passage de l'Atlantique - vous devez vous assurer que tout se maintient et que tout est équilibré.
Qu'est-ce que Dieu ? C'est un secret de l'homme.
Les raisons du bonheur sont la plupart du temps fort simples. Il y a les passions, mais il y a la découverte du monde. Cette curiosité peut se contenter sur place. La matière que l'homme manipule dans son travail est un élément important du bonheur. La sensualité s'y satisfait.
Le rire est un papillon, il peut mourir d'un coup d'épingle.
L'olympisme est un renverseur de cloisons. Il réclame l'air et la lumière pour tous. il préconise une éducation sportive généralisée, accessible à tous, ourlée de vaillance virile et d'esprit chevaleresque, mêlée aux manifestations esthétiques et littéraires, servant de moteur à la vie nationale et de foyer à la vie civique.
Si vous voulez - c'est un dernier pèlerinage -J'irai au bout du monde, et ne saurai pourquoi.Le monde est soupçonneux, il me demande un gageD'amour ou d'amitié, sous le soleil bourgeois.
Le désespoir est un plat qui, invariablement, revient sur notre table.
Le cinéma est un art du passé qui ne correspond plus aux modes d'expression contemporains ; j'ai besoin d'une palette plus large.
Guillaume est un survivant. Il n'est pas commun de vivre aussi longtemps que lui dans ce milieu, parmi ces hommes de cheval qui mangent comme des loups, boivent comme des trous, et que les coups de sang terrassent quand ils ne sont pas brutalement cassés dans l'exercice de leur métier.
Quelqu'un m'a dit 'Mais les Beatles étaient anti-matérialistes'. C'est un énorme mythe. John et moi avions l'habitude de nous assoir et de dire 'Maintenant, écrivons une piscine'.
L'hystérie comporte toujours une part d'inconscience. Ce rire est un défi. C'est le défi le plus insolent que l'Orient ait jamais lancé à l'Occident.
Savourer encore quarante pages de Mustang, c'est un meilleur rapport qualité-prix que pour tant d'oeuvres littéraires qu'on se doit de lire sous peine de délabrement intellectuel. Aujourd'hui comme hier, c'est bon de mépriser la prescription.