La femme est un roseau dépensant.
L'éducation donne la sobriété aux jeunes, le confort aux vieux, la richesse aux pauvres et est un ornement aux riches.
Il faut remplacer la beauté, qui est un concept purement culturel, par la bonté, qui est un concept humaniste.
Le malheur, c'est toujours la même chose. C'est un bonheur ancien qui ne veut pas recommencer.
Le théâtre est un temple du contact d'homme à homme, une dramaturgie de la rencontre.
L'humoriste, c'est un homme de bonne mauvaise humeur.
Elisabeth II est la mère de la nation britannique. Elle est un personnage ordinaire mis dans une situation extraordinaire.
Boire de la bière est facile. Saccager votre chambre d'hôtel est facile. Mais être un chrétien, c'est un appel difficile. C'est une rébellion.
Le bonheur est un maître exigeant, surtout le bonheur d'autrui.
Chaque corps est un port d'amertume.
Un réactionnaire est un somnambule qui marche à reculons.
Vouloir faire l'amour, c'est un signe de vie : les morts n'ont pas ce genre d'envie-là.
Rater sa vie est un droit aliénable.
George Sand est un coeur lumineux, une belle âme, un généreux combattant du progrès, une flamme dans notre temps. C'est un bien plus vrai et bien plus puissant philosophe que certains bonshommes plus ou moins fameux du quart d'heure que nous traversons.
La vie est un labeur et il est heureux qu'il en soit ainsi. Travailler, créer avec amour, voilà qui est réaliser une partie du vieux rêve de l'humanité.
Offrir des fleurs pour la Saint-Valentin à ma bien-aimée, c'est un manque de respect ! Il n'y a pas en ce monde une seule fleur qui ne puisse l'égaler, ni même une rose aussi belle que sa beauté.
Le Festival est un no man's land apolitique, un microcosme de ce que serait le monde si les hommes pouvaient prendre des contacts directs et parler la même langue.
Le métier des comédiens est un exutoire par où s'épanche leur déraison.
La devise des mousquetaires était : "Un pour tous, tous pour un...". Celle des politiques est : "Un pour tous et tous pour moi...", ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Le héros est un homme qui réalise, au prix de n'importe quel sacrifice, le plus haut idéal du devoir, tel qu'il le conçoit.
L'homme est un animal enfermé à l'extérieur de sa cage. Il s'agite hors de soi.
L'amour, c'est un moyen comme un autre de priver quelqu'un de sa liberté - c'est rien d'autre !
L'homme est un animal domestique, c'est pourquoi il est à ce point corrompu.
Ce n'est pas chacun sur qui aboient les chiens qui est un voleur.
Rien de plus têtu, rien de plus tenace que l'espoir, surtout s'il est infondé., l'espoir est un chiendent.
L'idéal est un baume puissant qui double la force d'un homme de génie et tue les faibles.
La modération est un fil de soie qui relie toutes les perles de la vertu.
La vie est un duel avec les ombres qui vous détestent.
A l'échelle d'une carte, le monde est un jeu d'enfant.
Le succès est un enseignant moche. Il séduit les gens intelligents à croire qu'ils ne peuvent pas perdre.
Un Dieu qui nous est absolument incompréhensible est un Dieu qui n'existe pas pour nous.
Tout homme qui n'existe qu'à travers une femme est un homme faible.
L'enfant est un prince de l'éveil.
Le violent est un blessé qui ne supporte pas la solitude de ses souffrances.
Un gentleman est un monsieur qui se sert d'une pince à sucre, même lorsqu'il est seul.
Chaque repas que l'on fait est un repas de moins à faire.
La pitié, plus que toute autre sentiment, est une émotion cultivée ; c'est un enfant qui en aura le moins.
Faire preuve de bonne volonté envers soi-même et envers les autres, c'est un minimum de participation aux événements.
La musique est un prolongement du silence, elle est aussi ce qui la précède, ce qui retentit au coeur du morceau.
Un texte n'est un texte que s'il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte reste d'ailleurs toujours imperceptible. La loi et la règle ne s'abritent pas dans [...] ► Lire la suite
Restructurer, c'est un chemin pas une destination.
Un juste est un homme qui dérange, un homme qu'on finit par crucifier.
Tout ce qu'il faut pour faire une comédie c'est un parc, un policier et une jolie fille.
Pourquoi le blanc non-couleur ? C'est comme le silence en musique, c'est un temps musical aussi.
Rien de plus froid qu'un sérail ; c'est un amour de chenille qui traîne de rose en rose, gâtant le bord de la feuille sans atteindre le calice.
Le mot de peuple est un des plus beaux mots de la langue française. Il dit le manque et l'entêtement, la noblesse des gueux sous l'incurie des nobles.
Honnête, courageux... et naïf. Voilà, ça c'est un anglais. Un vrai.
De temps en temps une femme est un substitut convenable à la masturbation . Mais bien sûr, il faut beaucoup d'imagination.
L'art est un accident dont on ne sort pas indemne.
Chacun de nous est un petit émetteur-récepteur qui s'ignore. Si nos ondes se heurtent violemment, naît le ressentiment.