L'idée que la vie est un bien et que nous méritons la liberté et le bonheur se transmet en y croyant.
J'aime l'idée du mariage parce que c'est un acte d'héroïsme. Un type qui accepte de dire "pour la vie" à une femme, c'est aussi fou que Rambo !
Attendre un enfant est un grand mystère qu'on diminue et profane en en parlant.
La femme est un roseau dépensant.
Il est un antre obscur où vont s'isoler les amours pour nous séduire avec plus d'énergie.
Tout art s'apprend par art, la seule poésie est un pur don céleste.
Penser est un travail difficile, c'est pourquoi si peu de gens le font.
Un papa-poule est un papa avec des ergots et un coeur tout chaud.
La propriété est un piège : ce que nous croyons posséder nous possède.
L'homme est un animal qui fait des affaires. Un chien n'échange pas son os contre celui d'un autre.
La science est un train que le mécanicien ne peut arrêter.
J'ai lu dans un bouquin que la haine est un plat qui se venge du froid.
Le rapport à la pensée est un rapport amoureux et les problèmes sont désirés de la même manière qu'on désire une femme ou qu'on désire aller quelque part.
La mort est une victoire et quand on a bien vécu, le cercueil est un char de triomphe.
Le bonheur forcé est un cauchemar.
Dieu est un océan, dont nous n'avons reçu que quelques gouttes...
Un Dieu qui nous est absolument incompréhensible est un Dieu qui n'existe pas pour nous.
Notre raison nous rend quelquefois aussi malheureux que nos passions ; et on peut dire de l'homme, quand il est dans ce cas, que c'est un malade empoisonné par son médecin.
L'amour, même en ses plus humbles commencements, est un exemple frappant du peu qu'est la réalité pour nous.
Recevoir un grand nombre de journalistes est un plaisir. Un petit nombre un ennui. Un seul d'entre eux : un supplice.
Le métier des comédiens est un exutoire par où s'épanche leur déraison.
L'art de la philosophie ne vaut que s'il est un art de la guerre...
Lire nous confirme que la solitude est un trésor.
La solitude est un art.
Un réactionnaire est un somnambule qui marche à reculons.
Le recit est un chemin qu'il faut suivre pour se perdre.
Ce qu'il y a de pis, c'est que la guerre est un fléau inévitable.
Une fable est un pont qui conduit à la vérité.
Celui qui n'a pas peur, qui n'a peur de rien est un imbécile. Ou un désespéré.
La littérature est un exercice difficile. Chaque livre pose de nouveaux problèmes. A chaque fois, il faut réinventer la langue.
Un homme qui hurle est un homme qui a perdu le contrôle.
L'Europe ne sera jamais comme l'Amérique. L'Europe est un produit de l'histoire. L'Amérique est un produit de la philosophie.
A l'échelle d'une carte, le monde est un jeu d'enfant.
La vie est un éclair mais la mort est sans fin.
Un cimetière, c'est un théâtre Dans les rangées écoutez battre Le coeur gros de l'éternité.
Entre le bit, unité de mesure informatique, et les queues de sondage, le circuit imprimé est un peu sexiste.
Il est de clairs matins, de roses se coiffant,Où l'âme a des gaietés d'eaux vives dans les roches,Où le coeur est un ciel de Pâques plein de cloches,Où la chair est sans tache et l'esprit sans reproches.Il est de clairs matins, de roses se coiffant,Ces matins-là, je vais joyeux comme un enfant.
Une éloquence et une poésie d'Asiatique, Des états d'âme indescriptible, incalculable. C'est de la poésie comme l'or est un métal précieux : par convention.
La vie est un duel avec les ombres qui vous détestent.
Le temps politique est un temps différent de celui que nous vivons dans le quotidien.
Le théâtre est un temple du contact d'homme à homme, une dramaturgie de la rencontre.
Le patron est un salarié qui doit investir ses bénéfices dans l'entreprise chaque année.
Vous ne voyez pas ? Nous essayons tous. Nous essayons de passer à autre chose, ce qui est un progrès. Et ça semble bizarre, et triste et mauvais. Mais c'est aussi excitant.
La marmotte est un petit animal qui, pendant tout l'hiver, prend sa température avec son nez.
Le fuyard est un homme qui n'a pas plus de goût pour la croix de guerre que pour la croix de bois.
L'invention, c'est le progrès d'une pensée qui change au fur et à mesure qu'elle prend corps. C'est un processus vital, quelque chose comme la maturation d'une idée.
Comédien, c'est un métier de flemmard.
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d'âme.
L'esclave est un serviteur qui ne discute point et se soumet à tout sans murmure. Quelquefois il assassine son maître mais il ne lui résiste jamais.
L'harmonica est un objet à rêver, c'est l'instrument du voyageur, de l'errant... Il génère un imaginaire qui va bien au-delà des possibilités qu'on lui prête.