Les poètes nous aident à aimer : ils ne servent qu'à cela. Et c'est un assez bel emploi de leur vanité délicieuse.
On n'est pas forcément du pays où l'on est né. Il y a des graines que le vent aime semer ailleurs.
Le désir de s'élever au-dessus de la nature humaine n'est souvent qu'une façon de mépriser les hommes.
L'amour, c'est quasiment injuste. Tu peux aimer qui te rendra malheureux et passer à côté de quelqu'un qui ferait ton bonheur. L'amour ce n'est pas une chose qu'on voit.
Quant à ceux qui ne croient pas à leur Seigneur, leurs oeuvres ressemblent aux cendres dont s'empare le vent dans un jour de tempête. Ils seront sans pouvoir sur ce qu'ils ont accompli.
Un des traits dominants de la race humaine est de ne pas faire ce qu'elle désire.
Écrire, c'est aimer lire encore un peu plus.
Il vaut mieux aimer qu'être aimé ; d'abord, on choisit.
Il faut des vertus qui fassent aimer et des défauts qui fassent craindre.
La condition humaine fait que la catastrophe est un mode d'évolution.
Si nous voulons apprendre ce qu'est réellement la race humaine au fond, nous n'avons qu'à l'observer en période d'élections.
Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
On lui reprochait, étant vieux, de trop aimer les femmes. Que voulez-vous, mon cher, on n'est vieux qu'une fois !
Jésus disait : aimer ; l'église dit : payer.
C'est quand la distance s'impose que l'amour transparaît le plus. Le vide de l'absence nous fait aimer plus fort. Ce sont tous les souvenirs qui nous reviennent et les larmes qui nous montent aux yeux qui prouvent à quel point on déteste être séparés.
La tendance la plus profonde de toute activité humaine est la marche vers l'équilibre.
L'histoire humaine est une longue suite de génocides, de barbaries et de cruautés. C'est la « bête » qui règne le plus souvent.
Le succès, c'est aimer la vie et oser la vivre.
L'essentiel est à mes yeux ceci : aimer un être n'est pas le tenir pour merveilleux, c'est le tenir pour nécessaire.
Nous cessons de les aimer quand elles ne savent plus par quel bout nous prendre.
Notons que le cinéma est la seule activité humaine où d'abord on réalise, ensuite on projette.
Aimer vraiment c'est aimer en silence, avec des actes et non des mots.
Faîtes moi rebelle à toute vanité mais docile à son génie, comme le poing à l'allongée du bras.
On dirait qu'au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
Chacun interprète la diversité à sa manière. Peut-être ce grand vent de nouveautés n'est-il qu'un sirocco qui de nouveau les endormira tous.
- Endoloris ! - Hinhinhinhin ! Potter, il faut vouloir la souffrance de l'autre, aimer le faire souffrir !
Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses, dont on n'admire point les originaux !
Il faut compter au nombre des plus grandes découvertes faites tout récemment par la raison humaine l'art de juger les livres sans les avoir lus.
Ceux qui ont inventé le bateau à vapeur. Que savent-ils du vent qui gonfle les voiles ?
La conscience errante, vagabonde, se disperse comme du pollen par une journée de printemps ; ce qui la dissémine la sauve. Mais à côté de cette conscience brisée de l'univers, une question fait le voyage de la vie et nous demande : quelle est la raison la plu profonde pour aimer ?
On ne peut pas aimer la quantité, on n'aime que la qualité.