L'invention, c'est le progrès d'une pensée qui change au fur et à mesure qu'elle prend corps. C'est un processus vital, quelque chose comme la maturation d'une idée.
Toute chose est périssable, hormis sa Face.
Le passage au troisième millénaire, en philosophie, c'est peut-être cela : réaliser qu'on n'accomplira des progrès qu'en passant par des pensées minuscules et non plus majuscules.
L'avenir est la seule chose qui m'intéresse, car je compte bien y passer les prochaines années.
Je sais que ma naissance est un hasard, et cependant, dès que je m'oublie, je me comporte comme si elle était un événement capital.
Le regard est un choix. Celui qui regarde décide de se fixer sur telle chose et donc forcément d'exclure de son attention le reste de son champ de vision. C'est en quoi le regard, qui est l'essence de la vie, est d'abord un refus.
La vie est une chose trop importante pour être prise au sérieux.
L'être humain est biologiquement constitué pour l'échec.
L'ivresse n'est jamais qu'une substitution du bonheur. C'est l'acquisition du rêve d'une chose quand on n'a pas l'argent que réclame l'acquisition matérielle de la chose rêvée.
Les mathématiciens sont comme les français : quoique vous leur dites ils le traduisent dans leur propre langue et le transforme en quelque chose de totalement différent.
Je suis une nocturne. Pour moi, la créativité vient la nuit. Il se passe quelque chose avec la nuit. Une énergie différente. La nuit est un vide dans lequel je peux créer.
Les malicieux ont l'âme petite, mais la vue perçante.
Tu ne sais pas ce que c'est la ville. C'est cruel ! C'est pas humain ! Ça n'a pas d'âme !
A la fin d'une longue discussion, nous arrivâmes à conclure qu'au fond il n'y rien de plus particulier qu'une idée générale.
Le sang humain est le ciment de l'autel de la liberté.
L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait.
Les théâtreux sont de gauche pour cacher que le théâtre est fondamentalement réactionnaire. C'est-à-dire que le mot de progrès provoque parfois un fou rire dans les coulisses du théâtre. Le théâtre est un doute sur les progrès de l'humanité qui ne se contente pas de rire.
Le progrès : trop robot pour être vrai.
Le destin est-il autre chose qu'un tissu d'événements insignifiants qu'on ne remarque guère et dont le merveilleux enchaînement n'est perceptible qu'avec le recul du temps ?
Ne mets pas plusieurs tisons dans le feu, concentre-toi sur une chose à la fois.
Il ne faut pas grand chose pour gommer la beauté et dissiper la grâce d'un visage. La viande la mieux modelée est prête à endosser l'horreur, c'est-à-dire à devenir en surface ce qu'elle est à l'intérieur : rebutante.
Vendre est la chose la plus excitante qu'on puisse faire habillé.
Je sais que je vis une vie charmante et belle et personne ne veut entendre une célébrité gémir. La dernière chose que je veux faire est de me plaindre. J'aime ce que je fais et je sais que chaque travail comporte des inconvénients.
Sommes-nous donc si malheureux, qu'il y ait quelque chose qui soit défendu, même dans l'usage de ce qui est permis ?
Ce qui est arrivé à Noël, c'est la naissance du fils de Dieu, quelque chose d'extraordinaire qui dépasse notre imagination et notre entendement, un événement pourtant qu'on a toujours attendu et qui était de fait nécessaire. Ce qui est arrivé, [...] â–º Lire la suite
Multiplie par l'infini, prolonge à tout jamais, et tu auras une vague idée de ce dont je te parle.
Le nivellement total à la communiste n'est pas très réjouissant. J'ai connu Roland Barthes, j'ai l'impression que c'était autre chose que Badiou...
Aucune femme n'est pareille. Chacune a quelque chose d'unique et d'irremplaçable.
La technique est moins importante que les hommes ou que la société, l'important, c'est le projet humain qui est derrière.
C'est toujours la même chose : nos amours sont sublimes ; celles des autres sont d'ignobles coucheries.
Le problème crucial de notre temps est engendré par la stagnation des théories politiques à une époque de progrès technologiques.