Les habitants du désert font voeu de ne pas manger de poisson.
Le mieux est de marcher. Car la vie est une traversée du désert.
L'hirondelle ne fait pas le printemps, mais le chameau fait le désert.
A beau chameau, vaste désert.
Sans eau, le désert n'est qu'une tombe.
Il parle une langue qui n'exige aucune tension d'esprit. Une discussion avec lui est un voyage à pied dans le désert.
Deux hommes qui ne se connaissent pas sont capables, par amour-propre, de passer l'un à côté de l'autre, dans un désert, sans se saluer.
Pour le tribut que le désert fait payer à l'homme, il donne des compensations, de grandes respirations, un profond sommeil, et la communion avec les étoiles.
Le simple fait d'errer dans le désert n'implique pas l'existence de la terre promise.
Regardez le désert au petit matin et mourez, si vous pouvez !
On n'a jamais aussi soif qu'après avoir traversé un désert qui n'existe pas.
L'homme qui, du désert ne saccage point la légende, ne peut subir l'outrage.
Le désert est beau, ne ment pas, il est propre.
Il n'y a que le désert qui guérisse le désespoir : on peut y pleurer sans crainte de faire déborder un fleuve.
Bonheur : oasis dans le désert.
Notre existence s'écoule en quelques jours. Elle passe comme le vent du désert. Aussi, tant qu'il te restera un souffle de vie, il y a deux jours dont il ne faudra jamais t'inquiéter : le jour qui n'est pas venu et celui qui est passé. Alors tu vivras en paix.
Le désert c'était l'infini mis à la portée des hommes.
Il est au sein des bois un charme solitaire, Un pur ravissement aux confins du désert, Et de douces présences où nul ne s'aventure Au bord de l'océan qui gronde et qui murmure Sans cesser d'aimer l'homme, j'adore la Nature
Heureux les gens qui ne recherchent pas d'oasis dans le désert de leur coeur !
Pour remédier à la vie en société, je suggérerais la grande ville. De nos jours, c'est le seul désert à notre portée.
C'est l'eau du désert qui est la meilleure, parce qu'on la trouve sous l'aridité des sables.
La Terre promise est toujours de l'autre côté du désert.
Les yeux : les seuls points d'eau dans le désert de la viande.
Le malheur fait dans certaines âmes un vaste désert où retentit la voix de Dieu.
Je suis conscient que ma vie sexuelle, c'est un peu le désert des Tartares, y a rien devant, y a rien derrière, y a que des ombres de femmes qui me parlent, en fait je suis un homme au désir d'amour lointain, faut pas compter sur moi pour vous parler de l'amour et d'autres démons,
Le monde, c'est la trop lourde présence des choses où l'on sent parfois la trop vive absence de Dieu. Le désert, c'est la trop dure absence des choses où l'on sent parfois la trop douce présence de Dieu.
Dans le désert, la tourmente de l'âme se change en ennui. Au contact des êtres susceptibles de les comprendre, les peines s'attisent.
Le désert est une nonne, aucun homme ne le courtise, il a fait voeu de silence à travers les âges, serein, immuable, au-delà de toute poursuite, et de tout abandon. Le désert ne connaît pas les larmes.
La patrie n'est qu'un campement dans le désert.
La naissance et la mort d'un amour s'accomplissent peut-être toujours de la même façon, de même que les enfants et les vieillards se ressemblent entre eux, dans l'intervalle, il doit y avoir un jardin ou un désert; certains y hurlent, d'autres y chantent.
Je ne suis en fait qu'un vieux cow-boy fatigué de son cheval et du désert.
La haine, cela brûle tout ; c'est un vent désert, stérile.
Celui qui n'a pas traversé le désert ne sait pas qui il est.
La nuit je vois parfois la silhouette d'un homme qui, sur une route vide et dans un paysage désert, marche derrière un corbillard. Je suis cet homme. C'est toi que le corbillard emporte. Je ne veux pas assister à ta crémation ; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres.
De quel désert est entouré le génie !
J'ai passé l'hiverEn attendant un motC'est comme le désertSans une goutte d'eauLa barque à l'enversPosée sur les tréteauxOn voit au traversElle sert aux oiseaux.
Je connais par bonheurUn passeur de lumièreAmoureux des étoilesEt curieux de la TerreEmporté par son rêveA des années lumièresUn jour il est partiJusqu'au soleil du désertPour suivre une comèteQui lui faisait de l'oeilA travers sa lunette...
Lumière pure, lumière pour elle-même, et pour ce vide en soi, pour s'inventer présent, désert et nu, offert au risque d'un soleil pâle tombant en frêle éternité dans une minute parfaite,entre deux averses ou bien tout un matin d'été.
En ce lieu, mes yeux sont les yeux sans paupières d'une figure de pierre dans un désert près du Nil.
Tout soldat rencontré dans un lieu désert tourne aisément au bandit.
Hiéroglyphes. Un sceau mis sur les lèvres du désert.
Le soleil est couché, à présent l'herbe longueOscille, languissante, dans le vent du soir;L'oiseau s'est envolé de cette pierre grisePour trouver quelque chaud recoin où se blottir.Il n'est rien, dans tout le paysage désert,Qui vienne frapper mon regard ou mon oreille,Si ce n'est que le vent, là-bas,Accourt en soupirant sur la mer de bruyères.
Ecrire comme un chien qui fait son trou, un rat qui fait son terrier. Et, pour cela, trouver son propre point de sous-développement, son propre patois, son tiers monde à soi, son désert à soi.
Trahi et lésé en tout, je fuirai ce monde amer où le vice est roi, et je chercherai un endroit désert et à l'écart où je serai libre d'avoir un coeur honnête.
Rien de tel que le désert pour changer l'eau en vin.
Le plus difficile, dans le désert, c'est de trouver la sortie.
Les romans sans héroïnes ressemblent à un désert aride
N'importe qui peut rester sobre dans le désert, mais seul le fort peut rester dans une oasis et ne rien boire.
Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès j'y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d'un seul coup, à éclater de chaleur, d'oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j'étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l'appel de la vie.
J'entre dans le lieu saint; et qu'est-ce à mes yeux que cette maison de Dieu ? Cest un désert, et le désert le plus abandonné.