Sans eau, le désert n'est qu'une tombe.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
Pour la chasse aux lions : vous achetez un tamis et vous allez dans le désert. Là, vous passez tout le désert au tamis. Quand le sable est passé, il reste les lions.
A Honolulu, il y a tout ce qu'il faut : du sable pour les enfants, du soleil pour les épouses, des requins pour les belles-mères.
Marche en avant de toi-même, comme le chameau qui guide la caravane.
Peu m'importe qu'il y ait du sucre aux Indes, de la porcelaine à la Chine, du café en Arabie ; il faut qu'on me l'apporte.
Le chameau supporte son fardeau, ce sont les punaises qui gémissent.
J'ai un chameau en Mauritanie, c'est facile à dire.
Au lieu de dire que le sot ira au ciel, mieux vaut penser qu'un chameau passera par le trou d'une aiguille.
N'importe qui peut rester sobre dans le désert, mais seul le fort peut rester dans une oasis et ne rien boire.