Tu as rejeté les pierres de ton jardin dans le jardin des autres, et, pour y ajouter, tu as démoli un peu de ton mur.
Ce n'est pas vis-à-vis des autres qu'on feint, c'est toujours vis-à-vis de soi-même.
On se protège des autres au lieu de se protéger de soi-même.
Le non de quelques-uns plaît davantage que le oui des autres. Le refus accompagné de douceur et de civilité satisfait davantage un bon coeur qu'une grâce qu'on accorde sèchement.
La présence des autres est créatrice de violence. Car les autres sont au moins deux : l'un devient rival, l'autre l'objet de la rivalité.
Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d'être accablé de leur fortune.
Chaque histoire s'accompagne d'un nombre indéterminé d'anti-histoires dont chacune est complémentaire des autres.
Être heureux, c'est se savoir beau dans le regard des autres.
Peut-on rire du malheur des autres ? Ca dépend... Si le malheur des autres est rigolo, oui.
On rit mal des autres, quand on ne sait pas d'abord rire de soi-même.
Ce qui nous rend la vanité des autres insupportable, c'est qu'elle blesse la nôtre.
N'avoir jamais et d'aucune façon besoin des autres et le leur faire voir, voilà absolument la seule manière de maintenir sa supériorité dans les relations.
Ne jouez jamais avec les sentiments des autres, car vous pourriez gagner la partie mais le risque est que vous perdiez sûrement la personne à vie.
On parle beaucoup trop aux enfants du passé et pas assez de l'avenir - c'est-à-dire trop des autres et pas assez d'eux-mêmes.
Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.
On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.
La méchanceté est un mythe inventé par de bonnes personnes pour expliquer l'attrait curieux des autres.
Se taire en classe, c'est respecter le sommeil des autres.
L'accent, c'est pas dans la gorge des uns, c'est dans l'oreille des autres !
Le bonheur est à l'écart, fait de huis clos, de volets tirés, d'oubli des autres, de murailles infranchissables.
Le bonheur, c'est mieux de ne pas trop l'attendre des autres.
Autant dire que nous ne savons plus notre langue et qu'à force d'apprendre celle des autres peuples, nous avons laissé la nôtre vieillir et se dessécher.
L'orgueilleux se regarde dans un miroir ; le vaniteux se contemple dans les yeux des autres.
Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
Il est important de prendre du recul par rapport aux lubies des autres, car on a déjà assez de mal comme ça à garder son propre cap.
Hors de l'expérience littéraire, nous n'avons pas accès à la souffrance des autres.
L'usage le plus digne qu'on puisse faire de son bonheur, c'est de s'en servir à l'avantage des autres.
La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes et le peu de bien que nous pensons des autres.
On a tous en nous une petite parano, on pense que la vie des autres est mieux, alors que ce n'est pas vrai.
La timidité est le résultat de l'opinion généralement exagérée qu'on se fait du mérite des autres.
Mentir à sa façon à soi, c'est presque mieux que de dire la vérité à la façon des autres.
Les malheureux qui n'ont rien de particulier à vivre, à aimer, à penser, ou à donner, n'ont plus qu'une dernière petite joie dans la vie : les vices des autres.
La chance existe. Sans cela, comment expliquerait-on la réussite des autres.
Le vrai homme de courage doit se dévouer lui-même au bien-être des autres et doit accepter de donner sa vie pour la lutte.
La philosophie nous apprend à supporter sereinement le malheur des autres.
Il faut souffrir ponctuellement de la présence des autres, pour apprécier ensuite la solitude en connaissance de cause : les vrais solitaires ne sont pas des ermites, mais des mondains intermittents.
Les hommes sont pleins de contradictions. Ainsi, chaque père de quarante ans ne tolère pas chez sa fille ce qu'il attendait à vingt ans des filles des autres.
Les plus cons ce sont ceux qui se foutent de la gueule des autres.
Si pour vous, votre vie ne vaut pas plus que celles des autres ; signez votre carte de donneur maintenant et tuez vous ensuite.
Il m'arrive de croire que la misère attire la misère et que les gens heureux évitent le malheur des autres.
Il ne faut pas mépriser l'homme si l'on veut obtenir des autres et de soi de grands efforts.
Pour moi, Jade n'est pas superficielle et est à l'opposé de l'image qu'on peut se faire d'un mannequin. Avec son franc-parler, elle m'apporte une sorte de franchise, dont on a tous besoin. Elle me conseille de me méfier d'un tel [...] ► Lire la suite
Avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres.
L'infortune des malheureux serait peu de chose sans notre indifférence. Il n'y a que les hommes pour fermer les yeux sur la souffrance des autres.
Les humains vivent en trouvant refuge les uns dans le coeur des autres.
J'ai toujours eu un sentiment négatif à l'égard de ceux qui, avec leur nez rempli de morve et leurs fantasmes érotiques, s'ingèrent dans la vie des autres.
Nous ne connaissons jamais que les passions des autres, et que ce que nous arrivons à savoir des nôtres, ce n'est que d'eux que nous avons pu l'apprendre.
Avoir de la considération pour soi vous attire quelquefois celle des autres.
Dans cet univers plein de bruit et de fureur, c'est le bruit des uns qui provoque la fureur des autres.
Comme on fait la guerre avec le sang des autres, on fait fortune avec l'argent d'autrui.