Notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres.
Quand on va étudier l'intelligence des autres, ce n'est pas pour abandonner la sienne, mais la multiplier indéfiniment, fort de cet apport de l'autre.
Mourir, c'est refuser toute compréhension, et pour toujours, de la part des autres.
C'est un péché de penser du mal des autres, mais c'est rarement une erreur.
On perd le droit de parler des autres quand on se met à les connaître intimement.
Être franc c'est-à-dire marcher sur les pieds des autres en le faisant exprès... A combien de calottes, de gros mots, etc., on s'expose.
Citer les pensées des autres, c'est regretter de ne pas les avoir trouvées soi-même.
Les femmes des autres ont un charme troublant. Elles sont pareilles aux nôtres, mais c'est très différent.
L'homme souffre davantage du bonheur des autres que de son propre malheur.
La veine, c'est le nom que l'on donne au talent des autres.
Nous ne pensons qu'à l'argent : celui qui en a pense au sien, celui qui n'en a pas pense à celui des autres.
Un jour par an, le Mardi gras par exemple, les hommes devraient retirer leur masque des autres jours.
Celui qui est parvenu au coeur même de sa religion est aussi parvenu au cÏur des autres religions.
Nous avons part à la destinée des autres, nous sommes responsables les uns des autres. Liés indissolublement pour le bien et le mal.
Que dire du bonheur ? Rien. Ça emmerde le monde. Le bonheur des uns fait le malheur des autres.
Je ne sais pas comment les gens deviennent si anti-quelque chose. Occupez-vous simplement de vos affaires, occupez-vous de vos propres affaires et ne vous inquiétez pas autant des autres.
Ecouter les clients des autres est le meilleur moyen d'accroître sa part de marché ; mais écouter les visionnaires est le meilleur moyen de créer de nouveaux marchés.
Egoïste. Dénué de respect pour l'égoïsme des autres.
L'argent des uns n'a jamais fait le bonheur des autres.
On ne peut penser à être acceptable aux yeux des autres avant de l'être pour nous-mêmes.
Un DJ n'existe qu'à travers les autres : il pique les musiques des autres pour faire danser d'autres autres.
Si l'infidélité d'une femme met le trouble dans sa famille, les infidélités des hommes mettent le désordre dans la famille des autres.
On apprend plus de ses propres défaites que des défaites des autres.
La plupart des hommes utilisent leurs connaissances uniquement sous la direction des autres parce qu'ils n'ont pas le courage de penser de manière indépendante en utilisant leurs propres capacités de raisonnement. Il faut de l'audace intellectuelle pour découvrir la vérité.
Le désir d'originalité est le père de tous les emprunts, de toutes les limitations. Rien de plus original, rien de plus "soi" que se nourrir des autres.
On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes.
Loin que nous entretenions l'absurde pensée d'anéantir la religion, l'éducation, la propriété, le travail et les arts quand nous demandons que l'Etat protège le libre développement de tous ces ordres d'activité humaine, sans les soudoyer aux dépens les uns des [...] ► Lire la suite
Ce qu'il y a de merveilleux dans le roman, c'est qu'on peut y parler de soi tout en ayant l'air de parler des autres.
La mort des autres nous aide à vivre.
La politique est l'art de profiter des sottises des autres et de s'en faire des rentes.
Les critiques ont droit à de l'indulgence, qui parlent tout le temps des autres et dont on ne parle jamais.
Les différences ne sont pas censées séparer, aliéner. Nous sommes justement différents afin de comprendre que nous avons besoin les uns des autres.
Nous sommes plus jaloux de la considération des autres que de leur estime.
Un actionnaire, c'est-à-dire un homme bénéficiant de l'action des autres.
Un coeur n'est juste que s'il bat au rythme des autres coeurs.
Le jardinier peut décider de ce qui convient aux carottes, mais nul ne peut choisir le bien des autres à leur place.
Donner des conseils n'est quelquefois que faire étalage de notre sagesse aux dépends des autres.
Les femmes sont décevantes. Ce sont des jouets dont on se lasse et qui, à l'inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent.
Nous avons besoin de Joie comme nous avons besoin d'air. Nous avons besoin d'Amour comme nous avons besoin d'eau. Nous avons besoin les uns des autres comme nous avons besoin de la terre que nous partageons.
La guerre des autres est une bonne excuse pour fermer les yeux sur ce qui va mal dans sa propre maison.
On est tous coupable du malheur des autres, surtout des êtres qui vivent tout près de nous.
La sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.
La joie des autres est rarement contagieuse, elle évoque plutôt un bon repas qui nous est refusé.
Quand on s'habitue à chercher son bien-être dans ses propres efforts, on s'élève dans sa propre opinion comme dans celle des autres.
La solitude dans une communauté est une lubie chèrement payée. On ne donne jamais le bénéfice du doute à l'acte accompli en marge des autres.
Ce n'est pas à nous à nous mêler de la conduite des autres, lorsque nous avons tant besoin de travailler sur nous-mêmes.
Pourquoi devrions-nous construire notre bonheur sur l'opinion des autres, quand nous pouvons le trouver dans notre propre coeur ?
Chacun croit que son histoire est plus intéressante que celle des autres. La vraie originalité serait de la rendre plus intéressante.
On ne s'habitue pas vite à la mort des autres. Comme ce sera long, quand il faudra s'habituer à la nôtre !
Combien désespérante la folie de l'homme, son mépris des autres, les signes trop nombreux que les leçons les plus élémentaires de l'histoire sont si mal retenues.