En France nous avons l'habitude de ne jamais laisser insulter une femme en notre présence.
Les gens meurent de faim dans le monde, non pas parce que nous n'avons pas assez de nourriture, mais parce que nous ne sommes pas organisés.
Nous n'avons aucun moyen sûr, que peut-être le silence, pour exprimer nos pensées.
L'adversaire peut à la fois avoir le tort de parier que Dieu n'est pas, et mettre dans le mille lorsqu'il découvre et dénonce les raisons basses que nous avons de croire en Dieu.
Nous avons besoin de croire. Par exemple, de croire que nous n'avons pas aimé en vain.
La terre est une colonie pénitentiaire où nous avons à subir une peine pour des crimes commis dans une existence antérieure.
Il faut avoir bien du jugement pour sentir que nous n'en avons point.
Parmi les tâches que je considère comme faisant partie des missions du président de la République, il y a ceci : il lui revient de dire aux autres peuples de la planète que nous avons une responsabilité écologique en commun.
J'ai besoin de reconstituer l'histoire de notre amour pour en saisir tout le sens. C'est elle qui nous a permis de devenir qui nous sommes, l'un par l'autre et l'un pour l'autre. Je t'écris pour comprendre ce que j'ai vécu, ce que nous avons vécu ensemble
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
C'est lorsque nous avons l'impression de donner le plus que nous sommes le plus égoïstes.
On ne pense pas à tous les frais que nous avons, nous autres bigames. Deux mariages, vous savez, ça vaut un incendie.
Nous passons à côté des plus belles rencontres, nous nous dérobons aux impératifs qui en émanent ; à l'approfondissement des rencontres, nous avons préféré la facilité des recognitions.
Comme il est facile de pardonner le mal que l'on nous a fait quand nous l'avons oublié !
Nous avons toujours la foi. Mais ce que nous attendions de Dieu, nous l'attendons aujourd'hui de la science médicale.
Pour vivre, nous avons besoin de nous appuyer sur un certain nombre de croyances : elles sont comme des supports pour notre vie affective et intellectuelle.
Je suis fier de la Russie. Et nous avons de quoi être fiers, mais nous n'avons aucune obsession d'être une superpuissance sur la scène internationale.
Nous avons vu l'âge de fer, l'âge de plomb... Nous voici arrivés à l'âge du caoutchouc, celui où les consciences sont élastiques.
Nous avons mangé les fruits de l'art de la science.
La preuve de l'existence de Dieu la plus belle, la plus relevée, la plus solide et la première, c'est l'idée que nous avons de l'infini.
Pour inspecter notre propre cerveau, nous n'avons que nos propres cerveaux.
Nous ne pleurons pas toujours parce que nous sommes faibles, parfois nous pleurons parce que nous avons été forts, courageux et courageux pendant trop longtemps.
Nous vivons une époque révolutionnaire. La bonne nouvelle est que nous avons tout ce dont nous avons besoin pour laisser les combustibles fossiles dans le sol. Tout ce dont nous avons besoin, c'est que vous rejoigniez le reste du monde pour créer un avenir plus propre, plus stable et plus pacifique.
Nous ne choisissons pas plus nos convictions que nous n'avons choisi notre sexe.
Nous avons affaire dans notre réalité la plus quotidienne à cette tentation qu'est la banalité du mal.
Peur. C'est l'émotion la plus fondamentale, la plus humaine. Enfants, nous avons peur de tout. L'obscurité. Le croque-mitaine sous le lit. Et nous prions pour le matin. Pour que les monstres s'en aillent. Bien qu'ils ne le fassent jamais. Pas vraiment.
Pourquoi faut-il que nous ayons assez de mémoire pour retenir jusqu'aux moindres particularités de ce qui nous est arrivé et que nous n'en ayons pas assez pour nous souvenir combien de fois nous les avons contées à une même personne.
La manière chercheuse, anxieuse, exigeante, que nous avons de regarder la personne que nous aimons rend notre attention en face de l'être aimé trop tremblante pour qu'elle puisse obtenir de lui une image bien nette.
Finissons la guerre du sexe, de la couleur ou de l'origine, nous en avons aucun mérite personnel.
Nous avons tous assez de force en nous pour supporter le malheur des autres, mais nous n'en avons peut-être pas autant pour supporter leur bonheur.
Nous n'avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons rien imposer par la force à personne.
Le résultat est là, Nous avons aujourd'hui un taux de chômage qui est au plus depuis 15 ans.
Nous avons tué un million d'Irakiens depuis le début de la guerre du Golfe - principalement en bloquant l'aide humanitaire.
Je suis latina Je suis née avec des talons hauts. Nous avons traversé la frontière en talons hauts. Nous fuyions l'immigration... Je peux faire de l'aérobic avec des talons.
Nous avons beau - comme l'arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n'avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
Ce que nous avons tous en commun est une appréciation de la gentillesse et de la compassion ; toutes les religions ont cela. Nous penchons tous vers l'amour.
Diversion, distraction, fantaisie, changements de la mode, de la nourriture, amour et paysage. Nous en avons besoin comme de l'air.
Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes.
Michael Moore et moi avons en fait beaucoup en commun. Nous apprécions tous les deux de vivre dans un pays où règne la liberté d'expression. Mais Michael, si jamais vous vous présentez à ma porte d'entrée avec une caméra, je vous tue. Je suis sérieux.
Nous n'avons de respect que pour les catastrophes, signe infaillible de la fadeur de nos existences et de l'épuisement de nos instincts.
Nous avons tous les moyens d'être prospères. Nous devons trouver l'équilibre entre notre richesse et nos besoins.
A partir de maintenant nous vivons dans un monde où l'homme a marché sur la Lune. Ce n'est pas un miracle; nous avons juste décidé d'y aller.
Aujourd'hui, les soignants éprouvent un sentiment profond d'absence de considération et de perte de sens de leurs métiers. Une crise de reconnaissance s'ajoute à la crise d'efficacité, de moyens et de souveraineté, comme nous l'avons vu pendant la Covid.
Il existait, naguère, un exercice auquel devait se livrer tout candidat à l'élection : la rédaction de sa profession de foi. Nous avons gardé la profession, mais nous avons perdu la foi.
Nous avons eu, parmi les malheurs de la France, la création de l'École Nationale d'Administration qui détient le monopole de la formation des hommes politiques.
Les dettes que nous avons contractées envers nous-mêmes sont les plus difficiles à payer.
Plus nous avons de choses à faire, plus nous avons l'impression de n'avoir rien fait.
Nous avons beaucoup d'écrits où l'on se refuse à convenir qu'il existe un Dieu. Mais nul athée, tant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
Nous n'avons point d'Etat. Nous avons des administrations.
Peu importe que vous soyez juif, arabe, français, britannique, américain, nous n'avons qu'un seul coeur auquel il faut faire bien attention.